‹ Cours de mécanique appliquée aux machines (volume 4)Chapitre 39 sur 61 · DESIGNATION · texte numérisé non relu

DESIGNATION

au

Bassin du Fos (Bouches-du-Rhône) . . .

Polder Bijlmermeer (Amsterdam). . . , .

^ Bultewijker ( » )

1000 ut.

id.

id

22 ch.

id.

On peut évaluer à 1*^,50 par cheval indiqué le charbon consommé par un moteur simple sans condensation; cette consommation est réduite à 1^,20 dans les moteurs à condensation d'une force inférieure à 100 chevaux dans des conditions pratiques de bon rendement.

On peut donc exiger dans les contrats une consommation ne dépassant pas 2»^,S0 de combustible par heure et par cheval en eau élevée, pour des machines sans condensation. L'emploi du condenseur abaisse ce chiffre à 2 k. Ces résultats peuvent encore être légèrement améliorés par remploi du système compound.

140. — Epuisement des formes de radoub (*). — La mise à sec des formes de radoub comporte un épuisement à hauteur variable ; la dénivellation, nulle à l'origine, augmente peu à peu jusqu'au mcTment où le radier du bassin est découvert. Lorsque le canal de décharge est soumis

1. Les pompes à mouvement alternatif, employées autrefois d'une manière continue pour ces sortes d'opérations, sont abandonnées de pi us en plus à cause des raisons suivantes :

lo Elles coûtent très cher de premier établissement;

2» Le travail variable oblige à employer au début un grand nombre de pompes que Ton découple au fur et à mesure au moyen de bielles à déclanchement (85);

3» Pour les hauteurs faibles, le rendement est défectueux (108). Barret évalue la consommation des machines d'épuisement des cales sèches à 6 k. de charbon par cheval en eau élevée.

Voir notre mémoire intitulé : Do Vêpuisement des formes de radoub au moyen des pompes centrifuges. Annales des Travaux publics de Belgique, t. XLIV, 1887.

Voir aussi comme type des installations anciennes, Engineering, 1878; 2«»sem. p. 111, ainsi que les pompes d'infiltrations des Millwall Docks. Engineering t 1886, l^ sem.,p. 469.

k la marée, on en profite souvent dans les ports de commerce pour se débarrasser sans pompage de la tranche située au-dessus de marée basse ; la hauteut* d'élévation varie entre des limites moins étendues que dans le cas général ; nous nous occupons uniquement du cas où le niveau du canal de décharge est constant.

Le profil des formes de radoub est toujours plus ou moins évasé (fig. 134), néanmoins, afin de ne pas compliquer les formules sans utilité réelle pour Tapplication, nous le supposerons dépourvu de gradins, et à parois verticales ; nous aurons donc à épuiser, dans un temps T secondes, un bassin de section horizontale S et de profondeur H (fig. 132).

Appelons :

h la hauteur d'élévation à l'instant t ; cette hauteur varie entre zéro et H ;

q le débit en mètres cubes par seconde à l'instant t;

w la vitesse relative de sortie à cet instant.

Quelle que soit la valeur choisie pour l'angle de sortie Yj, la vitesse v qui donne le rendement maximum, étant fonction de la hauteur, on ne pourrait réaliser les meilleures conditions économiques qu'en faisant constamment varier la vitesse, et dans des limites assez étendues ; pour 4 mètres de profondeur, elle serait double de la valeur qui conviendrait à i mètre ; à 9 mètres elle serait triple. Le débit variant aussi comme \/hy le travail par tour devrait varier proportionnellement à h.

Ces conditions étant trop difficiles à réahser, il faudra donc déterminer l'allure de manière à ce qu'elle donne un rendement convenable dans une certaine zone, après quoi elle pourra être modifiée. On approcherait ainsi beaucoup de la solution la plus économique en partageant la hauteur H en deux ou trois tranches.

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