‹ Cours de mécanique appliquée aux machinesChapitre 25 sur 45 · CRUES · texte numérisé non relu

CRUES

pose de la réBistance au roulement (l"' lasc, a* 84), d'autanl plus forte que les galets sont plus pelits, et de la résistance occasionnée par le mouvement du c&ble ou de la chaîne de levage sur les poulies p, p, p,. De plus, les deux brins a et 6 n'étant pas toujours en Ligne droite, la translation de C est accompagnée d'un léger mouvement de levage lorsqu'elle se fait vers la gauche, et vice versa. 11 est nécessaire d'analyser ces résistances pour déterminer les éléments du mécanisme qui commande le chariot.

La charpente peut être construite en bois et admettre d'autres fonnes suivant la portée plus ou moins grande à réaliser (fig. 123.) On fait aussi

Fig. m

usage de systèmes mixtes en bois et en fer (âg. 124, d'après les esquisses de Riedler) ; cette dernière combinaison a l'avantage de supprimer les pièces obliques qui empêchent d'approcher la charge de l'arbre, mais elle exige de la hauteur.

Enfin, pour les grandes forces, la charpente des grues en fer, au lien d'être composée de fera profilés assemblés, est formée avec avanta^ au moyen de tOles et cornières; la figure 125 (d'après les esquisses de

1S6 GHII£3

Riedler), se rapporte à une grue à vapeur et à bras, de Ritson (')•

Dans les fortes grues, le mouvement d'orientaUon est produit par nn mécanisme formé d'une couronne dentée fixe établie sur la plaque de fondation du pivot inférieur; un pignon monté sur un arbre vertical porté par la charpente de la grue engrène avec cette couronne.

Le mouvement de rotation exige un effort capable de surmonter les frottements dus aux réactions sur les pivots ; de plus, il faut vaincre l'inertie de la mise en marche, inertie qui dépend île l'accélération, et par conséquent du temps pendant lequel la manœuvre doit se faire.

Lorsque les grues sont manœuvrées à la vapeur, elles peuvent porter leur chaudière, qui dans ce cas 'est montée sur une plateforme adossée à l'arbre, à l'opposé de la flèche, de manière à équiUbrer partiellement le poids mort et à soulager les réactions horizontales s'exerçant sur les pivots.

Dans les ateliers tels que forges, fonderies, etc., plusieurs grues peuvent être desservies par une conduite de vapeur fixe alimentant les moteurs de chacun des appareils; la prise se fait alors par le pivot, qui doit être creux et muni d'un bourrage. La grue de la Sgure 1S5 est ainsi disposée, le moteur vertical à deux cylindres est monté entre les flasques en tôle de l'axe ; il actionne l'arbre horizontal A à double coude, qui peut commander, au moyen d'embrayages, chacun des trois mouvements. 1^ levage peut aussi se faire à bras d'hommes.

81. — Grues à arbre tournant. — Les deux points fixes nécessaires pour déterminer la direction de l'axe sont pris dans une fondation souterraine; ces grues n'empruntent donc aucun point d'appui supérieur, ni à des murs, ni à des charpentes. L'arbre étant surtout fatigué par flexion, est généralement en léle et de seclion tubulaire : le plan de flexion s'oriente comme la grue elle-même, c'est-à-dire qu'il est fixe par rapport à l'arbre. Celui-ci admet donc les formes à grand moment d'inertie que l'on donne aux pièces fléchies. Au-dessus du sol, la charpente de ces grues peut être composée d'un système Iriangulé, mais on emploie de préférence aujourd'hui une poutre simple arquée, dont le calcul ne présente d'ailleurs aucune difficulté (*].

1. Grue du même genre A chaîne Galle par Neustadt do la force de 32 tonD^ P. I. d'Armengaud, ]» série, t. XVI, pi. 33; idem de 60 tonnes, & vapeur, pour Aciérie iEngg . 1878, 16 Jaiivior}.

2. Riedler (Ski^sen, etu.) en donne trois exemples pour les lorces de 9, SOet&O tonnes. On trouvera une grue & bras de ce sysiâme, de la forr.e de 80 toDues, dans la P. 1. d'Armangaud, l» série, t. XIX, pi. 19.

, nécessité la section très forte donnée à la poutre. Le levage m sont commandés, par deux moteurs à vapeur indépente peut fonctionner à deux puissances par déplacement des porte l'arbre du moteur ; le levage de la charge de SO tonnes itesse de I^SS (6 pieds) par minute, celui des charges de 1 en dessous, â la vitesse de 13'°,S0 (40 pieds) par minute. i, faire une révolution entière en 6 minutes, la charge maziuspendue au crochet.

îrues, l'arbre repose sur un pivot fixe ordinaire établi sur iislante, el tourne au niveau du sol dans un collier de galets n tour sur une nervure horizontale. Ce collier est interposé eau mobile garnissant l'arbre de la grue et une couronne maintenue par des boulons d'ancrage verticaux traversant ans l'exemple représenté, la couronne forme la pièce supé- [^uvelage en fonte qui garnit entièrement le puits. 1 pivot doit toujours être assuré par un puits latéral, ou, uent, par l'intérieur de l'arbre lorsque ses dimensions le il faut pouvoir maintenir à sec l'intérieur du puits, ce qui [uefois au mo^en d'une petite pompe â vapeur montée sur

Fig. 136 bit

126 bis (d'après les esquisses de Riedler) représente une sse forge, construite par le Creusot, dans laquelle la charge

peut se rapprocher ou s'écarter de l'axe et recevoiren ou médiaire du mécanisme, un mouvement de rotation { horizontal.

88. — Grtiea sur pivot fixe.— Ces grues s'établissent circonstances et servent aus mêmes usages que celles ( cèdent; comme pour celles-ci, le massif de fondation < moment de renversement du poids mort et de la charge centrale âxe qui porlelepivoteslîmplantéedanslemassi nécessaire de ménager un puits.

La âgure 127 (d'après les esquisses de Sie y annexés, représenlent une disposiliou class employée dans les gares de marchandises, constiluée par un Iriangle formé de deux Sas de pari et d'autre dupivol. d'une flèche dispo pression, et de tirants en fer rond ou méplat

La pièce centrale fixe porte le pivot à s:

anneau tourné qui reçoit la réaction horizonl médiaire de galets à axe vertical.

La charpente est d'ailleurs susceptible de i et elle peut se réduire à une pièce courbe tul la grue Fairbairn (').

L'un des appareils les plus importants cons le système à pivot fixe est la grue de 132 ton du port de Glasgow ('), représentée par les fi de dessins plus détaillés donnés par Engg. { de piTot à proprement parler, en ce sens qui forme la grue fait corps avec une plateforme rail courbe au moyen d'un cercle composé d{ qui est centré autour d'un collier engagé sui parla fondation.

Cette grue est à vapeur, la chaudière es forme, qui port» en outre une caisse P chai tre-poids. Sur la plateforme sont montées conjuguées actionnant respectivement le trei treuil auxiliaire avec palan spécial pour les p vement d'orientation. Le rail fixe porte une d dans laquelle engrènent deux pignons dépen

Il y a deux vitesses pour les charges loi respectivement, ainsi que pour les charges <J levées par le moteur auxihaire. On a adopt de préférence aux chaînes, comme dans la gi

1. M. Ricdler {Skiiien etc.) en donne plusieurs 10 tonnes. Voir aussi Engg., iS90-2-28i (grue de 4i lesBes sont données).

2. La maison Armstrong a installé fc Ualte une portant sa force motrice à vapeur; les plus forte un cylindre hydraulique suspendu û la flèche (rt p. 162, pi. 10). Une grue tournante de même force été établie à Cliatham (Bnyg., l89M-i62).

TBIMBUIBB. A DISTAMOS

162 onuEs

décrile au numéro précédent. Le tambour du treuil principal à l'",515 de diamètre el est creusé d'une gorgé bélicoïdale. Le palan principal est à huit brins, le câble en acier a S4 millimètres de diamètre ; le palan auxiliaire n'u que deux brins de 31 3/4 millimètres.

Les tensions de travail admises, en fonction de la charge de rupture, sont respeclivement de 1/6 pour la cliarpenle, 1/8 pour les câbles et

CBDES 103

1/12 pour lessix boulons de fondation qui ont 127 millimètres de diamètre. La grue a été essayée sous une charge de laâ.OOO kilogrammes :

Les vitesses prescrites au programme ainsi que celles réalisées sont données dans le tableau suivant :

Viiesm iféelUe»

Vilesus rMitiet

LcTS£e

RoUlioD

LeTBga

RolilioD

132,000 fciloffnwnmea. .

Page 1