Voirai. Ernsl, ouvrage cité, p
2. Dinglinger a employé une aorte de servo- moteur hydraulique pour actionner la courroie: voir Emit ouvrage cité, page 655.
Dans le cas qui nous occupe, c'est l'accumulateur qui, par un renvoi de tringles, agit sur la valve ; îl peut le faire plus ou moins brusquement, et si la mise en action ne correspond pas exactement à l'un des points morts, il peut en résulter un coup de bélier (7' fasc). Ce système de mise en train est néanmoins appliqué avec succès à Birmingham (Engg., 1892-1-196), où trois moteurs à gaz actionnent autant de groupes de pompes foulant dans les mêmes conduites; lorsque l'accumulateur en montant arrive à l^tiîO environ du sommet de sa course, il renverse au moyen d'une came un levier à contrepoids assez semblable aux leviers d'aiguillante des chemins de fer; le mouvement de ce levier est renvoyé par une cordelette métallique à la soupape à commander. Si l'accumulateur continue à monter, il rencontre à Q",^ plus haut «n système analogue, qui supprime l'action du second groupe de pompes, et finalement, àO"',4S plus haut encore, le dernier groupe est rendu inactif et tout refoulement cesse, bien que les machines et les pistons continuent à fonctionner. Lorsque l'accumulateur descend, il remet successivement en action les trois groupes.
26. — Réglage par plusieurs accumulateurs. — Les accumulateurs ont des dimensions limitées; dans les stations importantes on en emploie deux montés sur la même conduite, el dont les capacités s'ajoutent; s'ils étaient chargés de la même manière el s'ils donnaient lieu aux mêmes frottements, leurs mouvements seraient identiques; mais on ne peut compter sur cette identité absolue. On prend donc le parti de charger les pistons inégalement; à Birmingham, la différence est de 2.500 kilogrammes pour des plongeurs ayant 457 millimètres de diamètre ; l'accumulateur le moins chargé se lève d'abord jusqu'au sommet de sa course, où il est arrêté contre ses butoirs, puis, l'accumulateur le moins chargé se lève à son tour el règle la machine par l'un des moyens examinés aux numéros 24 et 25. Il résulte de cet état de choses que l'accumulateur le moins chargé est presque toujours rempb, les variations ordinaires entre le refoulement et la dépense étant prises par l'autre ; ce n'est que lorsque la demande devient très grande que l'accumulateur le moins chargé quitte ses butoirs.
M. Westphal, ingénieur de la maison lloppe, a résolu le problème d'une manière différente aux usines du canal de la Baltique. La différence de poids des accumulateurs est calculée de manière à ce que le plus lourd commence à se lever avant que l'autre n'atteigne sa limite
de course. C'est encore le piston le plus chargé qui règle les machines, et qui les modère au moyen d'une tringle agissant sur la distribution, mais lorsqu'il descend, cette tringle est soutenue par une cataracte et descend plus lentement que l'accumulateur, dont la course est ainsi augmentée suffisamment pour que le piston le moins chargé puisse descendre à son tour.
27. — Accumulateurs. — Lesdimensions des accumulateurs résultent de l'étude que Ton peut faire a priori des variations les plus grandes qui se produisent dans la dépense d'eau ; mais ces variations ne sont pas toujours faciles à prévoir, et Ton devra souvent procéder par comparaison avec des usines existantes plus ou moins analogues. On n'a pas dépassé à notre connaissance O^fiO pour le diamètre du plongeur (Hambourg), et la course de 12 mètres environ (40 pieds), réalisée à Liverpool est tout à fait exceptionnelle. On peut considérer comme pratiques pour les grands accumulateurs le diamètre de O'^ySO environ et la course de 6 à 7 mètres.
Les figures 24 à 27 représentent sommairement l'installation des deux accumulateurs jumelés de l'usine de Birmingham, qui peuvent être considérés comme des types normaux (*).
Le cylindre est en fonte coulé d'une pièce, de même que le plongeur-, celui-ci étant en compression, peut avoir moins d'épaisseur. Le piston est coiffé d'un chapeau en fonte auquel est suspendue, au moyen de huit boulons tenninés par des pattes d'attache, la caisse en tôle contenant un contrepoids formé de gueuses de fonte ou d'autres matières pondéreuses. Un lit en charpente placé sur la fondation est destiné à supporter celte caisse lorsque l'accumulateur est vide.
Il importe d'9ssurer le guidage vertical et d'établir des arrêts limitant la course. L'accumulateur est monté dans une tour en maçonnerie armée de deux pièces verticales en bois ancrées dans les murs et disposées de manière à ne pouvoir se soulever (fig. 25). Ces pièces sont entretoisées au sommet par un massif en bois composé pour résister à la flexion et qui sert d'arrêt au piston de l'accumulateur. Les gmdes sont formés par des fers d'angle entre lesquels sont engagés des patins rivés sur l'enveloppe de la caisse (fig. 26). Dans l'appareil représenté, tout soulèvement excessif est encore prévenu par divers dispositifs de sûreté;
1. Voir aussi les accumulateurs de Ja Station centrale de Glascow, Engg., 1894-2-33, et ceux de la gare Saint-Lazare, dont le contrepoids est formé de disques en fonte (Portefeuille des M,, 1889, pi. 1 et 2).
que les dispositifs de sûreté dont il va être question ne puissent fonctionner.
Outre la soupape actionnée par l'accumulateur dont il a été question - au n" 24, on peut encore placer une soupape de sûreté automatique, et enfin, on prévoit le cas où tous ces moyens viendraient à faire défaut en creusant des cannelures longitudinales à la base du plongeur (fig. 26); lorsque le plongeur est à l'extrême limite de sa course, l'eau trouve une issue par ces canaux et la levée est arrêtée.
11 est évident que lorsqu'on emploie deux accumulateurs, c'est le plus chargé seulement qui doit déterminer la mise en action des moyens de sûreté indiqués ici comme précaution extrême.
Le bourrage du cylindre se fait au moyen de tresses de chanvre graissées; le cuir embouti n'est employé que pour les petits accumulateurs spéciaux à pression très élevée. Il faut pouvoir assurer le départ de J'air lors du premier remplissage; ou place à cette fin à la partie supérieure de la chambre entourant le plongeur, le robinet a (fig. 26).
Les connexions doivent être disposées de manière à assurer le service avec l'un quelconque des accumulateurs seulement; dans les distributions publiques, la conduite de pression est dédoublée et forme un ou plusieurs circuits; il est possible ainsi de continuer à desservir le réseau en cas d'accident sur un point. La figure 24 représente la disposition appliquée à Birmingham avec deux conduites, et qui satisfait aux multiples conditions suivantes :
Les deux conduites fonctionnent avec les deux accumulateurs ou avec Tua quelconque de ceux-ci. L'une des conduites fonctionne avec les deux accumulateurs ou avec l'un quelconque de cenx-ci.
Les connexions des pompes avec les conduites permettent aussi de diriger le refoiilement dans les deux à la fois ou dans l'une d'elles seulement.
Dans le cas d'une seule conduite avec un seul accumulateur, le tuyautage est simplifié, mais on doit avoir soin d'établir aussi des valves d'arrêt qui permettent de vider la conduite, l'accumulateur restant plein, ou vice versa ; on doit aussi pouvoir isoler les pompes sans vider l'accumulateur et la canaUsation.
USINES C£NTIL\LBS
— Accumulateurs pour pressions très élevées. — Pour les riveuses hydrauliques, Tweddell emploie l'accumulateur à piston différentiel (fig.
28); le piston est lixeel forme en même temps le guide sur lequel se meuf le cylindre chargé de son contrepoids; il traverse le cylindre de part eo part, mais présente des diamètres difFérenls aux deux extrémités, de sorte qu'il équivaut a un piston unique ayant la section annulaire correspondant à la diflférence des deux plongeurs. La capacité de l'accumulateur est évidemment très réduite.
On a fait usage également pour les pressions ordinaires, d'accumulateurs à cylindre renversé, qui diffèrent de l'appareil Tweddell en ce que le cylindre est fermé à sa partie supérieure ; le contrepoids est alors guidé à la manière ordinaire, le plongeur est fixe, et un canal se trouve ménagé dans toute sa longueur pour l'arrivée et le départ de l'eau. Ce type est toutefois peu répandu.
29. — Accumulateurs à contrepoids de vapeur ou d'air comprimé. — Le contrepoids est encombrant, et son emploi n'est pas toujours possible, notamment à bord des navires, où il exigerait en outre un imporlant.M.An(trewBetlsBrowna imaginé pour les applications ine un accumulateur dans lequel le contrepoids est remplacé par m de grand diamètre sur lequel agit la pression de la vapeur('). areil est employé en Amérique par Reynolds dans les installaascenseurs ; il est représenté par la figure 29. La vapeur vient ludières par la conduite a, qui se prolonge vers les machines i attaquant les pompes par le branchement b ; elle agit donc ment sur le piston F, qui est lié directement au plongeur hy-
raalie Machinory on Ship-board, Engg., 1384-1-337.
d'arrêt qui esl dessinée dans la âgure.
L'appareil peut aussi être disposé horizontalement, puisque la gravité n'y exerce qu'un effet presque nuL
Le bon tonctionnemen t dépend beaucoup de la garniture du piston à vapeur qui, dans les accumulateurs Reynolds, est faite au moyen d'un anneau en asbeste serré entre deux bagues de cuivre rouge.
Le défaut de l'accumulateur à contrepoids de vapeur réside dans les condensations importantes auxquelles il doit donner lieu, et dans les fuites de piston. Le contrepoids à air comprimé de Proett el SeelhoffC) n'a pas ces inconvénients. 11 présente une certaine analogie avec le précédent, mais la vapeur est remplacée par de l'air comprimé contenu dans le com- ^'*' ^^
partiment supérieur du cylindre renversé; pour éviter que la pressioQ n'augmente dans une trop forte mesure lorsque le piston est au sonunet de sa course, la capacité réservée à l'air comprimé est agrandie au moyen d'un réservoir en tôle suspendu dans le plongeur hydraulique, et au moyen d'un second réservoir extérieur. La garniture du piston à air est constamment noyée sous une couche de glycérine ou d'huile. La pression de l'air peut être réglée comme on veut, il n'est
1. Brntt ouvrage cité, page M7. Cet accumulateur est construit par Breuer, Sohumactier et Cle à Kalk, près Cologne»
TR^NSMISB. i
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slon à air un diamètre de beaucoup
I contrepoids d'air équivaut à un iduile d'eau sous pression, analogue îs on sait que l'air se dissout dans îssions (T fasc. 99). de là dérive la
au moyen d'un pislon.
est assez répandu dans les établise pour actionner des machinesetc, il est construit pour supporter our les applications à la marine, le
par des tubes en acier de petit
om centra/es. — Ces données sont moire présenté à la Société des In-
Canal
génieurs-Wécaniciens de Londres par M. Ellington, qui possède une compétence spéciale en la matière (Engg., 1893-2-362). [')
Les stations centrales d'environ 1.200 chevaux paraissent les plus économiques au point de vue des frais d'exploitation par mètre cube d'eau foulée. La âguro SO représente le plan général de l'usine de Manchester, prévue pour 6 groupes de machines verticales de âOO chevaux chacun, analogues à celles des figures 21 et 22; quatre groupes seulement éUient établis à la fin de l'année 1893.
Fig. 32
, Les figures 31 et 32 donnent les canalisations de Glasgow el de Manchester;ce8 réseaux comprennent quatre conduites de départ disposées en circuits; des valves d'arrêt sont placées à 400 mètres de distance environ (figures 33 et 34); des soupapes de choc chargées au moyen de ressorts sont placées de part et d'autre des valves d'arrêt. La disposi-