TI PRÉFACE
lithographiée en 1826, pour l'usage particulier des élevés de l'École d'Application. Dans son Rapport à l'Académie des Sciences (7 mai 1827), Ch. Dupin dit, au sujet de ce travail : t C'est une production remarquable par la rigueur de l'esprit qui en a tracé la marche et par les simplifications opérées pour rendre moins difficilement applicables à la pratique des calculs réservés, pour la plupart, à des spéculations transcendantes.
» En résumant notre opinion sur le Cours de M. Poncelet, nous pensons qu'il est digne de l'approbation de l'Académie, et nous proposerions de l'insérer dans la Collection des Mémoires des Savants étrangers^ s'il n'aj)partenait pas à S. Exe. le Ministre de la Guerre de décider la publication illimitée de cette production. >
Ce chaleureux appel ne fut pas entendu ; on se borna à fiiire lithographier, en éditions successives, le nombre d'exemplaires exigé pour l'enseignement à l'École d'Application, et, sans le culte de M™* Poncelet pour la mémoire de son mari, le Cours de Mécanique appliquée aux Machines ne serait pas encore imprimé en France, un demi-siècle après sa création.
La présente édition est la reproduction des Sections I, II, m et V, lithographiées en i836, sauf quelques changements de détails faits conformément à des annotations écrites par l'Auteur, changements que j'ai du reste signalés par des Notes ajoutées au bas du texte. Il me paraît utile, au point de vue historique, de compléter ces indications et de résumer ici les additions que Poncelet a faites successivement au Cours de 1826, de telle manière qu'il soit possible au lecteur de reconstituer chacune des éditions lithographiées qui ont paru en 1826, i832, i836.