DÉFINITION DE LA VIS
Ayant tracé une hélice sur un cylindre, prenons une figure plane quelconque *, faisons coïncider Tun de ses côtés avec une génératrice, en dirigeant son plan vers l'axe; puis faisons mouvoir cette figure sur l'hélice de manière que le même point s'appuie constamment sur la courbe : dans ce mouvement, la figure mobile engendrera sur le cylindre le filet de la vis, qui est l'ensemble de ce filet et du cylindre.
La vis est à filet triangulaire ou k filet carré, suivant que la figure génératrice est un triangle ou un carré. Le pas de la vis est le pas de l'hélice directrice , ou, en d'autres termes, la distance (mesurée sur une même génératrice) qui sépare les courbes de naissance de la partie inférieure ou de la partie supérieure de deux filets consécutifs.
La génération de la vis s'exécute très-simplement dans la pratique.
On tracera d'abord deux positions consécutives [fig* 77) ^cbj Fig. ^^. aVi'du triangle isocèle générateur;
et le trapèze acb'd sera la coupe du creux de la vis, faite par un plan mené suivant l'axe du cylindre.
Cela posé, on construira un burin B , terminé par le trapèze cidessus; alors, en imprimant au cylindre (dont le rayon est celui du noyau augmenté de cp) un double mouvement de translation
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et de rotation, qui fasse avancer NN' d'un pas à chuiae révolution; en présentant au cylindre le burin solidemeni appuyé et dirigé vers l'ase, il creusera graduellement la vis.
Dans la pratique, on prend le pas de la vis égal à la base du triangle générateur.
Si la figure génératrice tourne dans un cylindre creux de même rayon que le noyau, elle engendrera un sillon dans lequel la vis ne pourra avancer qu'en tournant. Ce cylindre creux est Vécrou de la vis {Jîg- 78)-
Fig. 78. S' l'écrou est fixe, la vis est mise en
mouvement au moyen d'une manivelle telle que celle de la ûgure. Si, au contraire, c'est la vis qui est fixe, on fait mouvoir l'ëcrou à l'aide d'un ou plusieurs bras de leviers qu'on entre à volonté dans l'écrou. Mais soit que l'écrou soit fixe ou mobile, les conditions d'équilibre sont toujours les mêmes.
On remarquera que, dans un cas comme dans l'autre, chaque point de la pièce mobile décrit une hélice sur un cylindre de même axe que le cylindre <]onné, et dont le rayon est la disUnoe à l'axe du point que l'on considère. Tontes ces bélices ont le même pas, mais ne sont pas également inclinées sur le plan de la base.
On voit par l'éqiiation (1) qtie cette inclinaison sera d'autant plus grande que r sera pins petit.
Nous supposerons dans ce qtû va suivre que l'écrou est fixe, et nous admettrons qu'on vent soulever un poids suspendu à la partie inférieure de la vis.