USAGES GÉNÉRAUX DU LEVIER
Le levier fait, pour ainsi dire, partie de toutes les machines, où il est employé, tantôt à transmettre de petits mouvements, comme cela a lieu, par exemple, dans les moulins à blé et les machines à vapeur où un levier mû par un pendule conique fait mouvoir tantôt une sonnerie, tantôt un papillon qui ouvre ou ferme les conduits de la vapeur. D'autres fois il sert à exercer des pressions ; c'est ainsi, par exemple, que la soupape de sûreté des chaudières à vapeur, ou de la presse hydraulique, reçoit d'un levier d.u deuxième genre, chargé d'un poids à son extrémité, une pression égale et contraire à la pression limite de la vapeur ou de l'eau. Le levier sert aussi de base à la plupart des instruments de pesage.
Supposons, par exemple, qu'avec un levier donné OA [fig, 45), dont le poids est or et le centre de gravité
g^ on
Fig. 4'T-
veuille transmettre en R une pression donnée Q.
On demande quel poids il faudra employer .^^
Comme il y a équilibre entre le poids inconnu P et la force Q qu'il faut vaincre, ou aura
P.OA-i- rT.O^=:Q.OB,
d'où
Prenons, par exemple,
OA=i'",ao, Og = o,5o, OB = o,2o, Q = aoo^, cF = lq,^
la valeur de P deviendra
2ooXo,»o loXo.oS ,~ , , c \ aa
p= =: 33,333 — 4. '67 = aq'.ibD.
i,ao i,ao T > ^ '
TH^RIB DE LA BALANCE ORDUtAIBB.
2S, La balance ordinaire se compose d'un levier qu'on nomme^eau, portant en son milieu et perpendiculairement à sa longueur un prisme triangulaire appelé couteau, .posé par son arête sur deux coussinets, qui sont en agate dans les balances de précision. Aux deux extrémités du fléau sont suspendus deux plateaux j à l'aide de deux anneaux en forme de S [fig. 46) et taillés intérieurement en couteau, ainsi que
les autres anneaux de suspension. Le fléau porte ordinairement en son milieu une aiguille qui parcourt les d^rés d'un arc de cercle. Les points de suspension du fléau sont dans le plan des coussinets, sur l'horizontale qui passe par le milieu du couteau et à des distances ^ales de ce dernier point. Cette condition remplie, si deux poids P et Q se font équilibre dans les deux
plateaux , ils seront nécessairement égaux , car Téquation d'équilibre
donne P = Q quand p =i q. Pour juger de l'équilibre, il n'est pas nécessaire d^attendre que le fléau ait repris sa position horizontale, il suffit de s'assurer si les oscillations de Taiguille sont égales de chaque côté du milieu de Tare qui est le zéro de la graduation. Mais la condition de rendre égaux les deux bras de levier est très-difficile à remplir. Il importe donc de savoir peser avec des balances fausses.