La formule
peut servir à calculer les masses des planètes qui sont accompagnées de satellites. En effet, soient M, m et m' les masses respectives du soleil, de la planète et du satellite de cette dernière; soient a te demi grand axe de l'orbite de la planète dans son mouvement relatif autour du soleil, et T la durée d'une révolution complète; et soient a' et T' les données analogues, répondant au mouvement apparent du satellite autour de la planète. On aura
Divisant ces deux équations l'une par l'autre, il vient
s des saielliies étant extrêmement petites par
VINGT'SIXifeME ttÇOS. i$g
rapport à celle de la planète, excepté la masse de ta lune comparée à celle de la terre, on peut négliger m' devant m, et pour la même raison m devant M: d'où
¥ant m, et pour la même raison résulte enfin
formule qui peut servir à calculer le rapport de la masse
de la planète à celle du soleil. Cette méthode donne — ^r- * 1067
pour le rapport de la masse de Jupiter à celle du soleil ;
mais on a trouvé plus tard que ce nombre était un peu
trop grand et devait être changé en
MAS SB DE Ll TBR&K.
335. La méthode qui vient d'êire exposée ne pent pas servir à déterminer la masse de la terre, comparée à celle du soleil. Voici comment on peut résoudre ce problème.
Soit m la masse de la terre. Si elle était parfaitement
totale qu'elle exercerait sur l'unité de masse d'un corps placé à sa surface. Or, comme elle a la forme d'un sphéroïde différant très-peu d'une sphère, quoique cette attraction ne soit pas la même en tous les points de la surface, il existe un certain parallèle sur lequel l'attraction
terrestre a précisément pour mesure— ;-! et il résulte du calcul de l'attraction des sphéroïdes que pour ce parallèle sin*>=:xt «n appelant X sa latitude. L'observation démontre d'ailleurs que la pesanteur sur ce parallèle a pour mesure g= 9°, 79386. De plus la composante verticale de la force centrifuge a pour mesure sur le même parallèle une fraction— 77— = -5-5- de la gravité. II faut ajou-
a6o coxrns de tttckvïqvz.
ter celte composante à g, ce qui donne pour l'attraction du sphéroïde terrestre sur l'uiiitê de masse d'un corps placé sur ce parallèle, G=;y"',8i645. Or on a
d'où l'on tire, en Degligeanl m vis-à-vis de M,
M 4ir'a' m~Gr'T ''
en appelant M la masse du soleil , a le demi grand axe de l'orbite apparent de la terre autour du soleil et T le nombre de secondes contenu dans une année. En substituant dans cette dernière formule
= 23984'et
T= 86400" X 365, a563..., on trouve
pour le rapport de ta niasse du soleil à celle de la terre.
336. On conclut de là le rapport de la densité moyenne du soleil à celle de la terre. En eSet, le volume du soleil est i33u)oo fois celui de la terre. Si donc on divise le rapport de leurs masses, ou 354^9^, par le rapport de leurs volumes, ou i33iooo, le quotient, environ -t> sera le rapport de la densité moyennedu soleil à celle delà terre.
337. On peut déduire, de ce qui précède, l'attraction que la masse du soleil exerce sur l'unité de masse d'un corps placé k sa surface, ou la pesanteur à la surface du
I G étant l'attraction de la
VIVGT-SIXIËME LEÇOn. aSi
terre sur l'unité de masse d'un corps à sa surface, m la masse de la terre et rsoD rayon. Donc, en négligeant la force centrifuge, qui est faible à la surface du soleil,
G — —est la pesanteur à la surface du soleil. Si dans cette
expression on remplace ^ par el — par ZSiSga, on
trooTC que la pesanteur à la surface du soleil est à peu près 29 X G, c'est-à-dire environ 29 fois plus considérable qu'à la surface de la terre. Ainsi un corps à la surface du soleil parcourrait, dans la première seconde de sa chute, environ 39x4") 9) ou de 14» à i45 mètres.