‹ Cours de mécanique de l'École polytechnique (volume 4)Chapitre 61 sur 182 · SUITE DE L'ATTRACTION DES ELLIPSOÏDES · texte numérisé non relu

SUITE DE L'ATTRACTION DES ELLIPSOÏDES

Réduction aux fonctions elliptiques des composantes de l'attraction. — Cas d'un ellipsoïde de révolution. — Théorème de Newton. — Cas d'un point extérieur. — Théorème d'Ivory.

RÉDUCTION AUX FONCTIONS ELLIPTIQUES DES COMPOSANTES DE l'attUACTION.

137. On peut exprimer généralement A, B, C par des fonctions elliptiques de première et de deuxième espèce.

En supposant a<^b <^c, d'où 1 <^ 1', on pose dans les valeurs de A, B, C (133)

X'« = tang<p, c^z=i — —, tangT = l' = i/ ^^ ,

et l'on trouve

Or, on a

3M7 C sin^œr/e

"■ ^ Jq \J i — e^sin^c

d ,— ^ ■ ^ I / , ■ , (?^sin'a)

-— tang w \ji — e^ sm^ q/ = — y i — ^ sm^ cp ^ .

d^ "^ cos'cp v'i-e^sin^cp

Si l'on remplace dans celte formule \j i — e^ sin^co par

1 — (?'= sin^'o

= 5 on trouve

^ i — e^sin'tp

d I 1^ / ;; ^ . lAV.il'-S

— - tangcp y I — e^sm^ij)= y i — é^ i\xi' ^ -\-{\ — c?) " ^ — \

100 CGXJF.S DE MÉCANIQUE.

en intégrant, il vient alors

{ang'ert'tp fangcpvi — e^sin^qi — E((?, ©,

^i — é"' sin'-y '

En posant, conformément à l'usage,

(<?,©)=:/ r/y v^i — t^sin-tp;

r? do

Jo Vl — e SI"'?

on a cle même

y/i — e- sia-ç ^

on a ensuite

fl sin«p cos tp

'''? v^i — e^sin-(j>

fcos'f — sin'tp) (i — c^ sin'tp) -f- e^ sin'ip cos'ep

(i — e'sin^(j/)^

cos-'j) — sin-ip H- e'sin^a.fi — cos^tp)

(i — e^ sin-y)^

cos^(p fi — f?^) sin'©

v/i-e^sin^y (i-e^sin^^f

(i — e'isin^c

I T + — V » — e'sin'ç —

^i-^^sin^^\ ^-/ ^ (i e=sin^

En intégrant, on trouve alors sin^cos^ e^ — i

v/i — e^sin^qi

^ Vf \ / ,x r si"'?<^?

(i — e'sin'cpi

O.NZIÈME LEÇON. JOI

c'est-à-dire

Les formules (i) deviennent alors

et dans ces équations il faut sous-entendre, devant les signes E el F, le symbole

-; -•, arc tang 4/

CAS OU l'ellipsoïde est de révolution.

138. Si l'ellipsoïde est de révolution autour de son petit axe 2a, on a & = c, A' = A. La formule (133)

3Ma Z'' lOda

3 M a r' u}dii A = / :

et donne

(^^ ^= J^(^-^rctang^);

et comme en général

3Mg r^ v}du

on aura pour c =.b

3Mg r ' u'da

On trouve, en effectuant l'intégration,

(4 B = — rr; arc tang). •

Pour avoir la valeur de C , on remarquera que les formules (i3) du n** 134 donnent, en faisant 7! =1,

on aura donc

(5) C= ^ arc tan"> -|»

Les composantes B et C étant entre elles comme les composantes ê et y du point attiré, leur résultante A' sera dirigée suivant la perpendiculaire â abaissée de ce point sur l'axe de révolution et aura pour valeur

3M^ / A = arc tanfîA

439. Si 1 est petit, on développe suivant les puissances de cette quantité, et l'on a

140, Dans le cas de la sphère ). = o, la résultante est — ^ = ^Tia, en supposant le point placé sur l'axe des x.

ONZIÈME LEÇON. Io3

141. Si l'ellipsoïde était de révolution autour de l'axe 2 1, en supposant c = a et b '^ a, on aurait 1' = o, et des calculs analogues aux précédents donneraient

3Mg

i(i + \Ji+y-)

sli-^vy

A__C 3M r' u^dii

THÉOUÈME DE NEWTON»

142. On peut démontrer synthétiquement ce théorème de Newton qu'^/A/e couche homogène d\ine épaisseur quelconque conipn'se entre deux surfaces ellipsoïdales semblables et semblablement placées îi exerce aucune action sur un point intérieur.

Concevons un cône infiniment étroit ayant son som-

Fig. 57.

met au point attiré O. Il intercepte dans la couche deux portions de volumes v-, v' qu'on peut décomposer en tranches ou troncs de cônes par des plans perpendiculaires à l'arête qq' . La niasse de la tranche m/z, située à la distance Om = « du point O, est padu, u étant la section //m; mais a= cou', en nommant co la section faite dans le cône à une distance du point O égale à Tunité. L'attraction de cette tranche sur le point O est

En intégrant par rapport à u depuis u = Op jusqu'à u=: Oq, p et GO étant des constantes, on voit que l'action

Io4 COURS DE MÉCANIQUE,

de t^ est égale à f^.pM [Oq — Op) oiif^podpg. De même, raction de u' esl fp.pttip' q' . Ces deux forces agissent en sens conlraires et se détruisent, car pq = p'q', puisque dans deux ellipsoïdes semblables les cordes parallèles à une même direction ont leurs milieux sur un même plan diamétral. Donc les actions exercées sur le point O par les divers éléments de la couche peuvent se décomposer en actions deux à deux égales et contraires 5 donc elles se détruisent.

143. Ce lliéc^'ème est vrai pour une couclie infiniment mince, et par conséquent pour une couche d'épaisseur finie telle , qu'on puisse la considérer comme composée de couches infiniment minces, comprises entre des surfaces ellipsoïdales concentriques, semblables et semblablement placées, la densité ne variant que d'une couche à une autre.

Si le point O était extérieur, les deux actions exercées par les portions i^ et i^' seraient encore égales, mais elles s^ ajouteraient,

CAS d'un point extérieur, théorème d'ivory.

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