DEUXIÈME PARTIE. DYNAMIQUE. 9I
Cette équation a lieu pour tous les points du fil. Si on la multiplie par une indéterminée X qui varie d'un point à l'autre , que Ton fasse ensuite la somme de cette équation et de la première, on aura
-f-X,^:r, + Y, 5/, + Z,5z, 4-X,5jr, 4- Y,é/, -h Zj^z, = o.
Si Ton intègre par parties les termes de la seconde intégrale qui a les mêmes limites que la première, elle devient
^ l dx ^ dy ^ dz ^ \
— lUxd.\-^--{'^yd.\^'\'8zd.\-j\'
Si l'on réunit les termes soumis au signe y*, on devra égaler à zéro les coefficients des quantités dx^ ây^ âz'^ et les termes qui ne sont soumis à aucune intégration et qui se rapportent aux deux limites, devront se détruire entre eux.
On aura donc d'abord les trois équations suivantes pour un point quelconque du fil :
(X — g — r- 1 ds — rt.À -- =:0,
\ dt^ J ds '
d^z\ dz
Z — 6 —7-7 ) ds — rf.X — = o, dt^ ds ^
et si les deux extrémités sont indépendantes l'une de Tau-
9^ COUftS DE MÉCANIQUE.
ire , on aura les deux équations
X, Sxt -+- Y, 9xi •+■ Zi 9zi
Xa ^x, -h Y, ^J, 4- Z, ^z.
Les équations (i) sont les mêmes que si un élément quelconque ds , au lieu d^être lié aux autres, était sollicité par une force ayant pour composantes
d J\ — r-î dj\ -7-5 O.X -— j
ds ds ds
ou encore par des forces tangentes à ses deux extrémités» et ayant pour composantes
^dx ^ djr ^ dz
ds ds ds
à la première extrémité, et
à la seconde. L'effet de la liaison des éléments du fil est donc de produire en chaque point une tension exprimée par — A.
Si Ton élimine X entre les trois équations (1), on aura deux équations entre x,j^, z, f, qui détermineront à chaque instant la position de tous les points du fil.
Quant aux équations (;s), on commencera par réduire au plus petit nombre possible les variations qui y entrent, et Ton égalera il zéro leurs coefficients respectifs. On aura ainsi les équations qui détermineront à chaque instant la position des extrémités et les quantités arbitraires întrQr
DEUXIÈME PAâtIE. — DfTlfAMIQUB. ^3
duitespar rintëgration, en y joignant déplus le» conditions relatives à Tétat initial et à la longueur du fil.
Si les forces appliquées aux extrémités sont nulles, et que ces extrémités soient mobiles , on ne pourra satisfaire aux équations (2) qu'en posant X| = 0,^2 = o, ce qui apprend que les tensions extrêmes seront constamment nulles.
U faut excepter le cas très*particulier où le fil serait constamment perpendiculaire h la ligne ou à la surface sur laquelle une de ses extrémités serait assujettie a se mouvoir ] on aurait alors, à cette extrémité,
dxi ^jf, -h djr^ SjTi -f- dzi ^«, = o,
et il ne serait plus nécessaire qu'on eût Xj = o. II en serait de même pour l'autre extrémité.
Si les extrémités sont fixes, les équations (2) sont satisfaites d'elles-mêmes. Mais alois on connaît Xi, j^i , Zi, ^s^Xs? ^<) ^^ ^'^^ devra exprimer que les équations de la courbe sont satisfaites par ces valeurs , quel que soit f , ce qui contribuera à déterminer les quantités arbitraires.
49. On pourrait obtenir directement les équations pré*cédentes. En effet, si Ton désigne par T la tension en un point quelconque, Télément ds sera sollicité par des forces dont les composantes totales parallèles aux axes seront
dx dv dz
Xds-hd.T-j-, Yds-^dT4.j z^/5-f-rf.T--,
ds ds ds
et le principe de d'Alembert appliqué à cet élément donnera
/ d^x\ dx
ds-^ c/.T3^ = o, as
^ 2;\ , , ^dz
dt^ / ds '
g4 coons DE mécanique.
équations qui ne diilêrcnt des équations (i) que par le changement de — X en T.
 chacun des points extrêmes du fil il devra y avoir équi* libre entie toutes les forces qui le sollicitent, en y comprenant la tension *, car un point géométrique sollicité par une force quelconque acquerrait , dans un temps fini quelconque, une vitesse infinie. Delà résulteraient des équations identiques aux équations ( 2 ) .
50. Considérons le cas particulier d'un fil dont l'extrémité A [fig- 6) est fixe, et qui passe en un autre point fixe B, sur lequel il peut glisser, et qui est à une distance /de A. Son prolongement est vertical et soutient un poids T qui mesure la tension du fil en un point quelconque, dans sa position d'équilibre, qui est la droite A6, si Ton suppose que les forces X , Y, Z soient nulles. Prenons la ligne AB pour axe des x, et le point A pour origine.
Gela posé, si Y on écarte infiniment peu le fil delà droite AB, en supposant que les tangentes aux différents points de la courbe qu'il affectera fassent des angles infiniment petits avec AB , il se trouvera allongé d'une quantité infiniment petite du second ordre, que l'on pourra négliger. Si l'on abandonne ensuite chaque point à lui-même, en lui imprimant une certaine vitesse initiale, on peut déterminer le mouvement qui en résultera.
D'abord il suit de l'hypothèse relative à la position initiale, qu'en négligeant les infiniment petits du second ordre, chaque point se mouvra dans un plan perpendiculaire à AB , et par conséquent le point du fil qui était primitivement en B pourra être considéré comme immobile. Donc X sera constant pour le point qui correspond à une valeur quelconque de l'arc s^ et Ton a
d^x . ^ dx
= Q, et, par suite, d,\ — = o.
dt' ' ' ' ' ds
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Mais on a — =i i, en négligeant les infiniment petits du
second ordres donc <i.i = o, ou X = c, ce qui apprend que la tension ne varie pas et est constamment égale au poids T.
Les deux dernières équations .(i) deviennent, en remplaçant s par x^ ce qui est permis , d'après ce que nous avons dit ,
dy T d'y ^' « T ^^'« "dF "" 1 'dJc^^ 'W^ldx^'
Si l'on suppose , pour plus de simplicité, que la figure initiale du fil soit renfermée dans un même plan , dans lequel on prendra Taxe des y, on n'aura plus à considérer que l'équation unique
d^X T d^ dt^ e dx^
dont l'intégrale est
F et/* désignant dés fonctions arbitraires qui se détermineront d'après les positions et les vitesses initiales de tous les points du fil. Si Ja figure initiale du fil est exprimée, erïtre A et B, par l'équation j^ = ç (x), et si la vitesse initiale du point dont l'abscisse est x a pour expression ^ (a:), il faudra
dy
que l'équation (3.) donne j^=(p [x) et -j- == ^p (a:) pour t = o, ee qui conduit aux équations
d'où l'on déduira facilement F [x) et / (x) , au moyen de
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g6 COURS DB MÉCANIQUE.
Mais CCS dernières n^étant données que pour les valeurs de la variable, comprises entre o et /, il en serait de même des fonctions F ety^ de sorte que^^ne serait pas connu pour toutes les valeurs de t. Nous verrons plus tard comment les conditions relatives aux extrémités permettent de déterminer les fonctions f et ^ pour toute valeur de la variable. Ces discussions, toutes spéciales, nous écarteraient de notre objet.