‹ Cours de mécanique de l'École polytechniqueChapitre 176 sur 244 · COURS DE UËC^NIQUE · texte numérisé non relu

COURS DE UËC^NIQUE

qui leur corres pou dent dépendent de la loi que suit la variation de la force, et Tîniégrale qui en exprime la somme est la quantité de travail relative au déplacement du point d^application de celte force.

Si l'on désigne par travail moteur celui qui se rapporte aux forces mouvantes, et par travail résistant celui qui se rapporte aux forces résistantes, Téquation (2) exprime que, quand le système passe d'uue position à une autre, l'accroissement de la demi- somme des forces vives est égal à ' l'excès du travail moteur sur le travail résistant.

128. Si Ton considère la machine à partir de Finstanl où elle était en repos, on a v^ = o, et l'équation (2) devieut

le second membre est donc toujours positif, et , par conséquent, le travail moteur surpasse toujours le travail résis^ tant. Us seront égaux lorsque la machine reviendra an repos. Si le mouvement de la machine devient uniforme, ce qui est ordinairement le plus avantageux, et qu'on ne le considère qu'après que Tuniformité est établie, le premier membre de l'équation (2) est nul, et, par conséquent, le second Test aussi : d'où l'on conclut que, dans uu inler^ vallc de temps quelconque, le travail moteur est égal au travail résistant. Mais, comme ce dernier se compose du travail que l'on avait en vue de produire et qu'on nomme le travail utile, plus le travail correspondant aux froltementSj aux résistances des milieux, à la communication du mouvement aux corps environnants, etc., il en résulte que dans toute macliiiie on est obligé de dépenser plus de travail que l'on n'en produit. La meilleure n'est quecelle où l'on en perd le moins, et Tavanlase des machines en mouvement n'est que de transformer le travail, mais non de l'augmenter.

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