DEUXIEME PARTIE. — HYDRODYNAMIQUE
question est ramenée à la détermination de (p, puisqu'on en déduira //, i^, w par des diflerentiations.
En ne considérant que les variables x^ y^ z dans y, on aura , d'après l'hypothèse ,
udx -h i>djr -f- wdz ■= d(f.
Supposons, de plus, que X, Y, Z soient les dérivées partielles d'une fonction V, de sorte que l'on ait
Xda:-{-Ydx-hZdz = d\,
"Cela posé, les équations (i) peuvent s'écrire ainsi :
I dp dW d^ tf dtf d^tf drf d^<f d<f d^ ff p' cLc dx dxdt dx dx^ dy dxdy dz dx dz
•I dp dW d^ff d(f d^(f d(f d^(f drf d^tf
p djr dy dy dt dxdxdy dy dy'^ dz dy'dz
' i dp dS ■ d^(f d(f d^tf d<f rf'y d^d^rf p dz dz dz dt dx dx dz dy dy dz dz dz^ ^
Si l'on multiplierespéctivcmeniceséquationspar<i'ar, dy^dz^ et qu'on les ajoute, on obtient
<«) ¥— 4-J4(â)'-(J)'-(Sy}
toutes les différentielles étant prises par rapport kx^y^ z^ en considérant t comme constant.
Les deux "membres de cette équation pourront s'intégrer par rapport kx^y^ z toutes les fois que p sera une fonction connue de ;?, ou aura une valeur constante.
183. Dans ce dernier cas , qui est celui d'un liquide homogène, on obtient
^ - 'j - mh (^h i^)']'
il faudrait ajouter une fonction arbitraire du temps au second membre , mais on peut la regarder comme renfermée dans la fonction ^ , et il est inutile de Técrire.
L équation de continuité se réduit, dans ce cas, à
du dv dty
dx dy dz '
ou
r/x? tfy' dz"
Cette équation fera connaître y en fonction de x^ y^ z\ et quand les fonctions arbitraires auront été déterminées , on connaîtra iz, Vy w par la différentiation de la fonction (p.
184. Dans le cas d'un fluide aériforme dont la température est constante , on a /? = /rjO , et le premier mem-
dp
bre de l'équation (6) devient A —• On obtient donc, en intégrant ,
d*GÙ l'on peut tirer p en fonction de ^.
L'équation (2) peut se mettre sous la forme
dt dx dy dz ^
et, en y remettant la valeur de p tirée de ta précédente, on aura une équation qui déterminera ç et, par suite, u\ (^, w. Dans le cas où les mouvements des points du fluide seraient assez rapides pour que la température s'élevât et s'abaissât successivement en chaque point , la force élastique ne serait plus simplement proportionnelle a p, elle dépendrait de racçroissement de température, qui peut
DEUXliME PAATIE. — HYDRODYNAMIQUE. \
être regardé comme proportionnel à raccroissement de IV densité ; p dépendrait donc encore de p, et réciprocpiement. \ Le premier membre de Téquation (6) pourrait encore être \^ intégré , et l'on agirait comme dans le cas précédent.
18^. Si les fonctions u^ ^^ w sont les dérivées partielles d'une fonction de a:, y, z pour une valeur quelconque de f, il faut qu'elles le soient d'abord pour ^ = o; ce que l'on reconnaîtra facilement, puisque leurs valeurs initiales sont données en fonction de a:, y^ z. Or, Lagrange a fait voir que, quand ces conditions sont remplies à une certaine époque, elles le sont à un instant quelconque du mouve- * ment^ d'où il résulte que, si l'on reconnaît qu'elles- le sont dans Tétat initial, elles le seront indéfiniment, et les calculs précédents seront applicables.
Nous allons démontrer cette importante proposition.
Pour cela , nous partagerons le temps en intervalles infiniment petits, et nous calculerons de combien augmente l'expression udx -h i^dy -i-wdz dans un de ces intervalles, en déterminant les accroissements que prennent m, y^ w dans le même temps, d'après les équations générales du mouvement des fluides. Or, il est clair que si udx -h i^dy-i-wdz est à chaque instant la difiérentielle d'une fonction de x^ y, z^ il est nécessaire que la quantité dont elle augmente soit toujours elle-même une différentielle exacte 5 et réciproquement, si à une certaine époque cette expression est une difierentielle eitacte et que tous ses accroissements infiniment petits successifs soient eux-mêmes des différentielles exactes , il en sera de même de leur somme et , par conséquent, de l'expression udx -h i^dy -h'^'i^dz à une époque quelconque.
Soient donc i/i , t^i , ivj les valeurs de m , ^^ , w à une certaine époque pour laquelle t == if^ , et admettons que
l'on ait .
Ui dx + <^ (Ijr -\- w, dz ==: dtf^y
280 COU&$ DE MÉCAKIQUB.
g>, étant une fonction des trois variables indépendantes X, y y z. En considérant Uj i^^ w comme des fomctions de x.^ y^ z^t^ les valeurs qu'elles auront pour £=f| + 8 pourront être développées par rapport aux puissances de e, et si Ton suppose cet accroissement infiniment petit, on devra se borner aux deux premiers termes, et Ton aura
tt m w, -4- «' 6 , p = p, 4- p' 8 , w = (V, -H iv' e ,
u\ v\ w' étant des fonctions de a: , j^, ^ , qui seront les dérivées partielles de u, ^, -w par rapport à € et relatives à t = «1 .
On déduit de là •
Donc, si u^dx -h^^dy -^ w' dz est une différentielle exacte, il en sera de même de udx -f- i^dy -^wdzk l'époque pour laquelle i = f, 4-e. Or, les équations (i), considérées i Tépoque où 1 = 1^^ deviennent
p dx p dy
P dz dx dxdz dy dydz dz d7?
Multiplions ces équations respectivement par dx^ dy, dz^ et ajoutons-les. Le premier membre — sera une différentielle exacte, soit dans le cas des liquides homogènes , parce que p est alors constant \ soit dans le cas des gaz, parce que f est une fonction de p, la température étant supposée inva-
riable. On peut donc remplacer — par r/P, P étant une cer-
^fl
d'ffx
fl?(p, d^fi
dfi
dx
dy dxdy
dz
dxdz
dfsfx
d'fft
dffx d^ffi
dffi
rf'?.
dx
dxdy
dy dy^
dz
dydz
dfi
rf»(p,
d (fi <^'<pi
rf«p,