M = VD, P = VD
On voit par là que si l'on formait la Table des densités et celle des poids spécifiques d'une série de substances homogènes , les nombres de la seconde ne dilTéreraient de leurs correspondants de la première que par le facteur constant g-
Le ^lus ordinairement, dans ces Tables,. on prend pour terme de comparaison l'eau distillée , prise à la température du maximum de densité 5 et l'on représente par l'unité , dans l'une la densité, dans l'autre le poids spécifique de l'eau. Dans cette supposition, les deux Tables seraient composées des mêmes nombres , et on se borne à l'une des deux dans tous les ouvrages de physique. On peut l'appeler, indifféremment , Table des densités ou Table des poids spécifiques. Mais il faut bien se souvenir que les poids spécifiques des substances, tels qu'ils doivent être substitués dans les formules de la mécanique , s'obtiennent en multipliant les nombres donnés par la Table , par le poids spécifique de l'eau qui est 1000, puisque le mètre cube est l'unité de volume, et le kilogramme l'unité de force. Et de même, pour avoir les densités de ces substances, il faudra multiplier les nombres correspondants de la Table par
Égalité de Caction et de la réaction dans le mouvement.
Force d'inertie,
264. Considérons un point matériel soumis à l'actioii d'une force constante, qui lui fait parcourir une ligne droite d'un mouvement uniformément accéléré. On peut remplacer cette force , quelle qu'elle soit , par un corps qui
pousserait ou tirerait le point , de manière à lui faire suivre le même mouvement, auquel cas la force produite par sa liaison au corps serait la même que la première. Or, si Ton réalise cet état de choses en poussant ou en tirant un corps quelconque au moyen d'un ressort dont on puisse négliger la masse, on reconnaîtra qu^il arrive toujours à un état permanent de tension. Il résultera de là, en ne tenant pas compte de la force nécessaire pour produire l'accélération du ressort dont la masse est considérée comme insensible, que ce ressort est sollicité à chaque instant par deux forces en équilibre , et par suite égales et contraires. Donc l'action exercée à l'une des extrémités da ressort, et qui produit l'accélération , est toujours accompagnée d'une autre action égale et contraire appliquée à l'extrémité qui est liée au corps. Cette dernière force est nommée réaction du corps, et les expériences que nous venons d'indiquer démontrent que l'action est constamment égale à la réaction dans tout mouvement où la force est constante-, et par conséquent aussi dans le cas où elle est variable, puisqu'on peut toujours la considérer comme constante dans un intervalle de temps infiniment petit. C'est cette réaction qu'on appelle force d^ inertie .
Le principe étant établi pour tous les cas où la force est produite par des liaisons matérielles , on Fétend naturellement au cas même où l'on n'aperçoit aucun intermédiaire entre les deux points qui agissent l'un sur l'autre 5 action qui est toujours dirigée suivant la droite qui les joint. Cette extension est confirmée par l'accord entre les phénomènes observés et les calculs fondés sur cette hypothèse ; et d'ailleurs elle peut être démontrée expérimentalement toutes les fois que les corps entre lesquels a lieu- l'action nmtuelle peuvent être liés l'un à l'autre de manière à former un système rigide libre : on reconnaît par Timmo-
30& COUES DE MÉGANIQUE.
bilitë de ce système que les deux forces sont contraires et égales.
Nous admettrons donc ce principe général, que toutes les fois qu'un point matériel produit une action sur un autre, ce dernier exerce toujours une action égale et contraire sur le premier \ de sorte que , si ces points venaient à être liés invariablement, les deux actions se détruiraient exactement.