Problème
— M et M ' sont deux points matériels pesants, de inasses m et m'y assujettis le premier à rester sur le plan horizontal cjcOy, le second, sur la verticale Oz; ces deux
Despeyrous. — Mécanique. H. 11
i&2 COUllS DE MÉGANIQUE.
'points sont réunis par* un fil inextensible de longueur l, qui passe sur une petite poulie placée en 0. Étudier le mouvement de ces deux points.
J)ési^noiis par
iî^, y. r, 0
les coordonnées rectangulaires et polaires de M. Posons :
En désignant encore par T la tension du lil, le point M sera soumis à la tension T, à la réaction normale du plan xOy et à son poids, et pourra être considéré comme libre; il en sera de même du point M' qui sera soumis aux forces M'A' = T et M'P = m' g\ on aura donc, pour déterminer le mouvement des points M et M', les équations suivantes :
dt^ r
iPy __ y
m jZ — — 1 -'
On déduit de ces équations l'intégrale des forces vives
dx* -h di/ , dz , a I t
m — i— ^ + ^» j.r = const. -h ini'gz',
dv ar
ou bien :
dr^ -h r» (/O* , dr^ ^, ^ , (2) m - - ^-^^- - + m' -- - = C - 2 w' gr.
Le point M étant soumis à l'action d'une force centrale, on a rintégrale des aires :
(2) et (3) donnent la solution du problème. On en déduit sans peine :
(4) rfO = ± G ]/ni + m' ^''
r Kr(r)
rdr
(5) (It = ± y m ^- m' — =:,
yf{r) en faisant :
(6) f{r) = r» (C - 2m' gr) — wG».
On est conduit à des intégrales elliptiques.
Détermination des constantes C et G'. — Soient r^ le rayon vecteur initial, v^ la vitesse initiale, r^^ l'angle que fait cette vitesse avec le i)rolongenient de r<,; on a :
Les formules (2) et (3) donneront :
çj. ( G =rot'oSinr,o,
^ ^ 1 C' = 2?w'(/ro -h Tq' (m -f- m' cos'yjo).
On pourr'a écrire :
Discussion. — On a :
/(-oo)>0: A0)<0; Aro) > 0; r(+a))<0.
Donc, l'équation f{r) = 0, qui est du 3® degré, a ses trois i-acines réelles, deux a et (3 positives, une — y négative. On aura :
= ±cy/'-
. « - , m + m' rdr
2m'.7 l/(r — fi) (a — r)"(r 4- v)
- , W4- m' rdr
al
im'g i/(^ p) (3j ^) (^ ^, .^)
La courbe décrite par le point M est comprise tout entière entre les cercles r = g et r = a, qu'elle touche aux points où elle les rencontre.
Pour que le mobile M' ne passe pas par-dessus la poulie, on devra avoir { — a > 0; alors, ;:' restera compris entre ï — a et i + p. .
Condition pour que le mobile M décrive un cercle. — On
devra avoir :
f(r,) = 0, r (ro) = 0.
Or:
f (^) = *'o* ('>* + wi' cos' y;o) — m'gr^,
2ro
d'où :
gro;
telles sont les conditions cherchées.
Calcul de T. — On déduit de (1) :
dr- + r«(?0-
— 2 1 T(/r = wi r* = m j-^ = G
J dr
— | (C' — âm'ar) r- -.
^jTdr^-,
G'mm' wG' 2wii»'f7r
d'où en différentiant :
— 2C'mm' 2mm' g
"" îw 4- m' |j r* J
18. 5® Problème. — Moxivemcnl cVimc chaîne pesante et homogène, suspendue sur le bord d'im pian horizoïital, —
^ Soit p lu musse de Tunité de lonj f(ueur de la chaîne, l sa longueur.
''^ Posons :
OA = x, 08 = / — 0?.
^ A un moment donné, tous les points de la chaîne ont la même
vitesse -77; donc :
at
Fia
dx^ ^ , (Ix^
En désignant par X la force qui agit sur un élément de la chaîne, on aura par le principe de Téquivalence de la force vive et du travail l'équation :
^d.lmv^=^ Kdx.
Or on a ici :
X = gdiUj
V Xdx = dx Zgdm = gdx 1dm,
^dm s'étend à la partie OA; donc :
"Idm = px^ et l'on a :
pldx -.^ = gpxdx.
dt' d\v
dr ~/'''
d'où, en intégrant, et désignant par A et B deux constantes arbitraires :
Ax Supposons que, pour f = 0, x = x^ et ^ = 0, c'est à
dire que la chaîne soit abandonnée sans vitesse initiale; on déterminera aisément A et B, et on trouvera : .
(2) ' a. = ft'l/"TH.,-<K'^).
Remarque. — Pour la partie OB, les réactions du plan et les poids ne donnent pas de travail.
Tension de la chaîne. — Proposons-nous de calculer la tension T en un point N de la partie AO; posons AN -- a. Si Ton coupe la chaîne en N, on pourra remplacer la partie supérieure par la tension T; on peut alors appliquer le principe des forces vives à la portion AN, ce qui donne réquation :
d'où
En remplaçant -j^ par sa valeur (i), il vient :
Pour calculer la tension en un point M de la partie OB, posons :
Si Ton coupe la chaîne en M, on pourra remplacer l'action
de la partie inférieure par la tension T', et appliquer le principe des forces vives à la partie MB; on aura :
Les formules (2) et (3) s'accordent à donner :
pour la tension en 0; cette tension est maxima pour x = 3; elle a alors pour valeur /yp t-
19. 6® Problème. — Deux points matériels M et M', de masses m et m' sont attirés, proportionnellement à la distance, par un point fixe 0; ils sont réunis par une titje rigide et inflexible, de longueur l, dont on néglige la masse. Le point M est assujetti à se mouvoir sur une droite fixe Ox. — Étudier le mouvement supposé avoir lieu dans un plan.
Désignons par n* la constante d'attraction ; soient T la tension de la tige, N la réaction normale de la droite Ox\ le point M sera soumis à l'action des forces MA = mn*. OM, TVf B = T et N; le point M' sera soumis à l'action des forces M'A' = m'n\ OiVl' et M'B' = T'; soient OM = x, et x' et y' les coordonnées de M', les équations du mouvement des deux points seront :
m -T-, = — mirx f- T — -^
dr l
(i) dV
On tire de là :
„ {mx -f- in'x') , , , ,.
d' ^^ ^-5 = — M* {mx -h m'x'),
ou, en faisant :
(2) mx H- m'x' = (m 4- m') X,.
dt
X est, comme on voit, l'abscisse du centre de gravité de Met M'.
Le théorème des forces vives donne ensuite, en remarquant Fin. 216 <^iue le travail de N est nul, et
qu'il en est de même de la
somme des travaux des tensions appliquées en M et M',
parce que la longueur MM' est invariable :
(4) ^^jjï -^^ , , = C — n» [mx^ h- w' (a?" -h y'*)],
où C désigne une constante arbitraire ; nous ferons :
De (2) et (5) on tire :
wi + m
L'é(iuation (4) donnera :
dX dt
du )' m H- m' d7 )
( ff^ m H- m dt
En réduisant, on trouve :
L'é^iuation (3) donne en intégrant, et désignant par A et B deux constantes arbitraires :
(8) X = A cos 7<M- B sin n/, on a aussi :
(9) M = /cosO, y' = /sinO;
en tenant compte de (8) et de (9), (7) devient :
»• {m -f- m!) (A« -h B*) h- ^^*' , /» ) sin* 0 ^! -H n' cos» 0
-H mT i ces' e -j-^ -f- n» sin» 0 [ = G, d'où. :
> f/i sin» e -f (m 4- iw') cos» 0 f + 7i» | m cos» 6 4- (m H- w') sin» 0 î
= Cj n»m + w»m,
rfO» __ C, w — m' sin» 0 w»</£» ~ m -h ?/*' cos»0
et par conséquent :
^ j. ■ /m cos» 0 -4- m , /\^ . /m' cos» 0 -t- m
riO^ ndt= ±d(i\/ — — -; nt = \dO\/ — ^- -^
l^iu; '€^ y ^^1 ^Qj.t (3 ^, H J y m' cos» 0 -4- H
H désignant une nouvelle constante arbitraire. On aura ensuite :
/iâ\ x = k COS. Ht H- B sin, Ht : / cos 6,
170 COUUS DE MÉCANIQUE.
(12) a;' = A cos nt -h B s\n. ni h r / sîn 0,
f» 4- wi
(13) y' = / sin 0.
Les formules (10), (41), (12), (13) résolvent complètement le problème, qui dépend, dans le cas {général, d*inlégrales elliptiques; lorsque II =^ 0, on peut effectuer la quadrature (10) sous forme finie.