Cas où a = 0. — Nous allons terminer les calculs
dans le cas où a = 0, et par suite :
la formule (10) devient alors :
f^ = C-w6 / (l+p«) » dp.
Déterminons la constante, et faisons le tableau des formules ; nous aurons :
tt« = t'n cos a
^gt= f udp; —git=udp,
— gx= f u*dp; — gdx = u*dp^
— 9y=l u^pdp; —gdy = u*pdp,
Jp%
Po = tg ao
dy
Si n est un nombre entier, on peut effectuer la quadrature
qui figure dans l'expression (44) de — » mais non celles qui
figurent dans les expressions (12), (13) et (14). Dans ce cas et dans le cas général où n est quelconque, on donnera à p des valeurs numériques assez rapprochées, et on calculera chacune des intégrales définies correspondantes par les formules dites de quadrature; on aura ainsi pour chacune des valeurs numériques de p les valeurs numériques de i,
Xj y y V. On pourra construire la trajectoire par points. Sans effectuer ces quadratures, on peut arriver à se faire
une idée de la forme de la trajectoire,
j^S , Discussion. — On aura évidemment n > 0, sans
quoi R serait infini pour f = 0; « = tf coa * est positif tant
que a n'atteint pas ± 5 ■ auquel cas p serait égal à d= w . La
formule :
— gdt = udp
montre que -^ est toujours négatif, ainsi p décroît sans cesse ; la formule (8) devient, en tenant compte de a i^s ;
donc u décroît sans cessa. Ainsi :
montre que la limite p qui diminue sans cesse, doit tendre vers — 00 , car on en déduit :
gl< I Vtdp < Wj {p„ — p).
Si p ne tendait pas vers — 00 , ( ne pourrait croître indéfiniment. Ainsi pour ( ^= 00 , p ^ — <» i P variera donc toujours dans le même sens de p, à et de à — 00 . Pour p 1= on aura le point le plus élevé de la trajectoire. Soient x„ y, les coordonnées de ce point, t, le temps correspondant, on aura :
gt, = j^ udp,
gx, — / «*dp,,
0y, =j''tt*pâp,
où tt doit être remplacé par sa valeur générale (H) sans y
faire p = 0. Là vitesse t;, au 8omme\ sera dpnnée par les équations :
— ^— ■4-nfej (1+p') » dp; t*. = f,.
Au delà de ce point, p devenant négatif, nous ferons p =— g; les formules :
— gdt = udp^
— gdx = t«*rfjp,
— g^dy = u^pdp
deviendront :
gdx:=u^dq^ gdy = — u^qdq.
Intégrons et remarquons que, pour j == 0, < = <j, a? =:t «?„ y = ^u ^ = t*i, noué aurons les formules suivantes dans lesquelles q devra varier de à H- oo :
I i l nq îLnJ
gl = g{t-t,)^ rVdq, J Jo
gY=:g(if — y,)= JJv^qdq.
T désigne le temps écoulé à partir du sommet ; X et Y désignent les coordonnées relativement a des axes qui se coupent en ce point ; on a pour < = x , y = oo , et la première des
formules (C) donne U = ; il est aisé de voir que q U tend vers une limite finie, car on peut écrire :
iqV)- q'u," -■
Pour 5 = 00 , l'expression :
(1 + q') ' dq
se présente sous la forme ^; prenons le rapport des déri-
vées :
La
vraie
valeur est donc - ;
ainsi :
La formule :
lim r-r^T- = b; lim qV =-r= (?U)» p^j
r = U Kl + î' = ?U l/l 4- ^
donnera :
lim V = lim qV,
limr= ';rz;
c'est la valeur pour laquelle :
prend la valeur mg. La vitesse tend donc à devenir constante, L'expression :
g:^ = J\Hq=j;m'-l
DYNAMigUK. 249
montre que X augmente sans cesse, il est facile de voir que
X tend vers une valeur finie. Soit M le maximum de gU
lorsque q varie de g' à + oo , g' étant suffisamment grand,
on a :
donc X tend vers une limite finie.
On a de même :
^gY= N'qdq= f\vqy^^= r'v^qdq-^ r^^^^T'
c/o JO q JO Jq' q
Y est toujoui^ négatif et décroît sans cesse; je dis que lorsque q tend vers Tinfini, Y tend vers — oo . On a en effet, en désignant par N le minimum de q U pour les valeurs de q comprises entre q' et +cc :
j(;"uv7>n/
dq 7'
quantité infinie.
Donc la courbe a une asymptote verticale CD et le mouvement du projectile tend à devenir rectiligne et uniforme, puisqu'il tend à devenir rectiligne et que
Fiq.128
lim V = coiist.
On aura, pour déterminer la position de Tasymptote :
gXBC=£ U'dq.
Remarque. — Pour n = 2, la formule (11) donne :
hh^-^'fy'-^'''''
ir :
'k'i + p* rfp = î p |/l + p' + llog{p + i^i + p') 4- consl.,
lonc :
1 * i.( i/ï î »yr — 7 . Pi,+ ^^l + p.*).
-i-— =+6 p,i/i-t-p„'-pi/i+p» + iogt! — . — i;
*our n = 3 :
l-i- = -3fc rn+p')dp;
/ (i+p')ilp=p + ^ + const..
Pour n entier, on aura une formule de réduction fadle ft rouver.
42. MoQTement des projectiles en supposant la résistance iroportionnelle à la simple vitesse. — Méthode particulière. — Représentons la résistance R par — m\>.v; les projections
iewsont : jT' -j;; celles de Useront: —mLi-r;. —*in>.-jrdt dr "^ aï dt
ir :
On a donc :
d^x dx 3? = -''57'
d'y dy
(1) peut s'écrire
J.IOB^ = -,.«,
d*oûy en désignant par C une constante arbitraire :
pour t = :
dx
^ x= t?^ cos a,
a étant l'angle de la vitesse initiale avec Taxe des x; donc :
(3) ^i*«,C08«ff-i»',
d'où:
<4) a, = £i£2Lî(i e-.»0.
(2) peut s'écrire :
dt* *^dtY v.)
d'où, en opérant comme précédemment :
pour t = cette équation donnera :
r, sin a -4- - =C',
donc :
d'où :
On a ainsi :
'«> JÎ=-;*(^"-='"')'-"-
252 COURS UE IIÉCANIQUE."'
La solution "du problème est donnée par les formules (3), (4), (5) et (6); la formule (3) montre que a; croit sans cesse; pour t = tx> , X prendra une valeur x, que nous pourrons calculer à l'aide de la formule (4) :
, r^ cos a
pour t =^0, j- est positif; la formule (6) montre que -^ s'annule pour f = (' donnée par la formule :
ef^''— l + - tosin a,
valeur admissible puisque le second membre est plus grand que 1. Soient x' et y' les valeurs correspondantes de x et y, on trouve :
— sin a cos a a-'- *
1 + - r. sin X
dans le vide :
1 "»' ■ ic' = -ï- sin a. cos
donc x' est plus petit que dans le vide. L'expression de y' est compliquée et n'a rien de particulièrement intéressant; pour i > (', y diminue sans cesse et devient infini négatif pour i ^ 00 ; on a donc une asymptote verticale ; comme on
a : lim -n = 0, lim ^f = — -' lim v = -■ On voit que al ^ at \i. p. ^
le mouvement tend à devenir rectiligne et uniforme.
Équation de la trajectoire. — On peut éliminer t entre (4) et (5).
DYNAMIQUE. *Joà
De (i) on déduit :
Po COS a \ l'a COS a/
Remplaçant dans (5) t et e""*' par leurs valeurs, on aura l'équation de la trajectoire :
, = », |„g (, i^) H- X Ig . (l + — LV
(** " \ r, COS a/ " \ (AP, sia a/
Amplitude du jet. — On trouve l'amplitude x' du jet par la foimule :
», i„g (, -ïî!- U »■ tg . (t + — L) = 0.
|ji* ^ \ lî, COS a/ ^ \ ij.r, sin aj
Pour calculer x', posons :
I — = H, dou X =— ^ :.
fj COS a ^
on aura l'équation :
9 \ nf, sin «/ n ^ '
OU
log«+ a{l — tt) = 0;
en faisant :
fl^i + '*'''^'"".'
on voit que a ;> 1.
Il est facile de voir que l'équation (7) a une racine comprise
on a:
Pour
/■(»)>«, A») augmente
f (u) = 0, /■(«) maximnin,
« > - f {v) < 0, /(«) dimiûue, « = i fin) = 0.
'Fia 129 ^^"^ ^^'^ '^""'^ représenté entre et 1 par
la courbe ci-contre. La racine u' = OA que nous cherchons est comprise entre
* et - = OB.
On aura x' par la formule :
CÏUPITRE V ■