CHAPITRE IX
HOUTEHENT D'DH POINT PESANT SDR LA CTCLOÏSE. — COURBES TADT0CHR0NE3. — BRACHTSTOCHROITE.
65. mouvement d'un point pesant sur la cycloide. — Considérons le mouvement d'un point pesant sur une rycloïde AOA' renversée, dont l'axe OB est vertical.
Soit M la position du mobile à un instant quelconque, désignons l'ai'c OM par s et par " l'ordonnée du point M. Nous supposerons le mobile posé sur la courbe en M, sans vitesse à l'instant initial. Dans le cas oi'i la vitesse iniliale v, du mobile ne serait pas nulle, en supposant cette vitesse dirigée de M, vers 0, il suflirait de poser :
et de prendre entre M, et A un point M', distant de M, de la quantité h estimée suivant la verticale, le mobile placé en M', sans vitesse initiale arriverait en 9 * M, avec la vitesse v,; il faut sup-
c A poser pour cela M,C > h. Nous
U| admettrons qu'il en soit ainsi; il
nous sulTira alors de considérer
" le cas d'un mobile partant de la
position Mo sans vitesse initiale.
Faisons :
DYXAMIQrE. 315
Nous aumns Téquation :
T désif^nant la composante tangentielle de la force qui sollicite le mobile, c'est à dire la composante tangentielle du poids du mobile ou — mg cos a : la réaction normale de la courbe est ainsi éliminée : on a d'ailleurs :
dz ds
cos x= T-' r z= -—.
ds dt
Nous avons donc Téquation :
... d'« dz
En appelant a le rayon du cercle générateur, on a :
8* = Sazy ou bien en faisant :
d'où :
ds s ds~V
l'équallon (1) devient :
^* --(1 , dt*~ l
L'intégrale générale de cette équation est :
« = A cos f
y^f + B8În<^/f.
n faut écrire que, pour t = :
dx ^
COrnS DE MÉCANIQUE.
ce qui donne :
S = «, CO! < l/|.
■=^=-V^'"'Vl
Les formules (4) et (5) rionnent la solution complote du problème; le mouvement est oscillatoire comme on le savait d'avance, et si on désigne pai" T la durée de chacune des oscillations, on a :
Ainsi, la durée des oscillations est indépendante de s,; ce résultat n'avait lieu pour le pendule simple que dans le cas des oscillations infiniment petites. Concevons divers mobiles placés sans vitesse initiale aux divers points de l'arc OA, et laissons-les tous partir en même temps, sans vitesse; tous ces mobiles arriveront en même temps au point le plus bas 0; c'est ce qu'on exprime en disant que la cycloïde est tautochrone dans le vide.