‹ Cours de mécanique (volume 2)Chapitre 78 sur 86 · IV. , R , R · texte numérisé non relu

IV. , R , R

si elle est attractive : il suffirait de les changer de signe si la force était répulsive; ce que Ton pourrait effectuer en changeant seulement R de signe. Les termes qui proviens dronl de celte force dans l'expression ILdx -\-Ydy -\-Zdz seront donc, dans le premier cas,

R r (^ '-Jr)dx-h [b -—y) dy -+- {c ^ z) dz l

Or on a d'où

{a — x) dx -^ [b — j) ^J + (c — z) dz = — rdr,

ce qui réduit l'expression précédente à — Rcfr. Elle devrait être changée en 4- R û?r dans le cas d'une force répulsive.

Si l'on fait le même calcul pour les forces R', R", etc. , relatives aux autres centres fixes , on trouvera

Xdx -H Ydr -4- Zdz =:zpKdr::ç:^'dr'zfzK'' dr

ce qui est une différentielle exacte relativement aux variables indépendantes a: , ^, z , puisque R est une fonction de r, R' de r', etc.

On aura donc

m (i^' — A') = ZfZ f Kdrjf. f R'^r'qp...,

To, t'^ , etc., étant les valeurs de r, r', etc. , correspondantes à la première position. D'où l'on voit que l'accroissement du carré de la vitesse est égal à la somme des ac-» croissements qui auraient lieu si chacune des forces agissait seule sur le mobile , pendant qu'il passe de l'une des positions à l'autre.

301 . Si le point était sollicité par une force constamment perpendiculaire à un plan fixe, et dépendant uniquement de la distance à ce plan , les mêmes conséquences auraient lieu parce que ce n'est, à proprement parler, que le cas particulier où l'un des centres se serait transporté à l'infini dans une direction déterminée. Mais il est bon de faire directement le calcul qui s'y rapporte.

L'équation d'un plan quelconque peut se mettre sous la

forme

X cos a 4- j cos 6 4- « cos 7 — /> =r o ,

a, 6, y étant les angles formés avec les axes par la direction de la perpendiculaire abaissée de l'origine sur le plan, et p la longueur de cette perpendiculaire. Soit u la perpendiculaire abaissée sur ce plan , du point dont les coordonnées sont x, j^, z, on aura

u:=: X COS (Â-h y cos 6 4- z cos 7 — /?.

Les composantes de la force U qui agit sur ce point seront

UcOSa, UcOSê, UCOS7, ou — UcOSa, — UCOSS, — UCOS7.

Les termes que cette force -introduira dans l'expression JLdx -^-Y dj -^Tjdz seront, dans le premier cas,

U [dx cos oL-^- dy cos 6 -|- rfz cos 7) , ou J5du ;

et, dans le second, — \idu\ ils forment donc toujours une différentielle exacte d'une fonction de a:, y, z, puisque U n'est fonction que de u seulement.

Si la force était toujours dirigée vers le plan , elle changerait de sens lorsque le point changerait de côté par rapport à ce plan 5 les cosinus de a, 6, y changeraient alors de signes , et il faudrait y avoir égard. Il faut encore observer que la valeur de u est positive quand le point n'est pas du même côté que l'origine, et négative quand il est du même côté, de sorte que les accroissements de u sont toujours positifs dans le même sens.

Quand il s'agira de la pesanteur, et que les espaces parcourus seront très -petits par rapport au rayon de là terre, la force peut être considérée comme perpendiculaire à un plan horizontal; mais elle est constante de grandeur et de direction , de quelque côté que soit situé le point par rapport à ce plan. En le prenant pour plan dels x etj^, et pre-

PBEHIERE ANNÉK. STATIQUE. 867

nant l'axe des z en sens contraire de la pesanteur, on a

X = o, Y=:o, Z=r — gm.

L'équation (i) devient

d.v"^ dz

dt " dt

d'où

en désignant par /i la hauteur de z correspondan le à la vitesse'^-. Les surfaces, dont l'équation générale était F{a:,y, ^) = o, sont ici des plans horizontaux, et Ton voit qu'un point matériel libre , ou assujetti à se mouvoir sur une courbe ou une surface fixe , et qui part d'un point quelconque d'un pPan horizontal donné, avec une certaine vitesse^ parviendra à un plan horizontal quelconque avec un^ vitesse qui ne dépendra nullement de la courbe qu'il aura suivie pour y arriver, mais seulement de la distance de son point de départ à -ce plan.

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