Autre loi de résistance. — Supposons maintenant
la résistance proportionnelle à la vitesse, et représentée par
g — 5 K étant la vitesse qui rendrait la résistance égale au
poids du corps que l'on considère ; si le mouvement est dans le sens de la pesanteur, on aura
d'où
* ^-^.(K-fO+C.
Si la vitesse initiale est nulle, on aura
et, par suite,
g K d'où
K- — * ""K r | ""Kl «**
On aura donc
ri £\ K , «!
x = K il i — <? K )<ft = KM * K -4-C,
et comme on a x = o pour £ = o, on aura
et, par conséquent.
■r = KfH ie K — i).
La valeur de y apprend que la vitesse tend indéfiniment à se réduire à K, c'est-à-dire à celle pour laquelle la résistance est égale au poids du mobile. Quant à la valeur dex, elle croit indéfiniment.
273. Dans le cas où le mobile aurait une vitesse initiale a T et ne serait pas soumis à l'action de la pesanteur, mais à la résistance seule du milieu , on aurait
v dv K dv K ,
et comme on a v = a pour t = o, il en résulte
~ ' K. . , K. . v C= — La, et /== 1. -i
Comme on doit avoir x = o pour t = o, la constante sera nulle , pourvu qu'on prenne zéro pour Tare dont le cosinus est l'unité. Le problème est donc complètement résolu, puisque , pour une valeur quelconque de x , on peut déterminer l'instant où le mobile y passera, et la vitesse qu'il aura. Réciproquement, pour une valeur donnée de £, on connaîtrait la valeur de x par la résolution approchée d'une équation numérique, ou par la construction de la courbe représentée par l 'équation (2), dans laquelle t représenterait l'ordonnée.
Ces formules ne s'appliquent qu'autant que le point ne pénètre pas dans l'intérieur de la terre*, elles ne s'étendront donc que jusqu'à x = a — r. Au delà de ce point, la force devient proportionnelle à la distance au centre , et le mouvement est. représenté par des équations différentes que nous allons déterminer.
275. Nous supposerons, pour plus de simplicité, que le mobile parte du point A (jfig. 61) de la surface de la terre avec une vitesse nulle 5 nous prendrons l'origine des x au centre, à cause de la symétrie par rapport à ce point, et nous regarderons les x comme positifs dans le sens OA» L'expression de la force sera
Multipliant par 2 dx et intégrant , il vient
et comme on a v = o pour x = r, on aura C = gr, d'où
Il reste à trouver une équation entre x et t. Or, celle-ci
PREMIÈRE ANNÉF. — W*TÏ<J&*. 3l5
donne
dt
I r dx
nous prenons le signe — pour la racine carrée , parce que dx et dt sont de signes contraires , tant que le mour vement a lieu en sens contraire des x positifs. On obtient,
en intégrant,
if jp
t = 1 / - • arc cos - • V g . r
La constante est nulle, puisque Ton a en même temps t = o, x= r. Cette équation , résolue par rapport à x, devient
sfi
La valeur de v* montre que la vitesse est maximum quand le point passe au centre, et qu'elle redevient nulle pour x = — r, c'est-à-dire à l'extrémité opposée du diamètre. Le point se trouve alors dans les mêmes circonstances; il revient donc vers sa première position par un mouvement identique au premier, et l'on aura un nombre indéfini d'oscillations semblables. La vitesse ne dépendant que de .r*, est la même pour deux position $ situées à égale distance du centre.
On voit, par l'équation entre x et t , que le point arrive
au centre après un temps égal à - \/-$ que pour des épor
gués également distantes de cet instant, les distances au centre sont égales, et que le point arrive à l'extrémité du
diamètre après un temps égal à 7T 4 /-, et qui exprime par
conséquent la durée de l'oscillation.
Les calculs qui précèdent ne s'appliquent pas seulement
à la question particulière qui nous y a conduits, mais à toutes celles où Ton a à considérer une force proportionnelle à la distance à un point fixe; ce qui se rencontre souvent dans l'étude de la Physique.
276. Les formules précédentes se réduisent sensiblement à celles du mouvement uniformément accéléré , quand on suppose l'espace parcouru très-petit par rapport à la distance au centre; ce qui revient à supposer la force sensiblement constante.
Ainsi l'équation (i) peu* se mettre sous la forme
V == 2gX
a 7 — aJb Soit
h étant très-petit par rapport à /• et représentant l'élévation du point A au-dessus de la surface de la terre;
-7-— — 8e réduira à l'unité 5 en négligeant les quantités de l'ordre de -, et l'on aura, à ce degré d'approximation ,
V 1 •= 7. gX.
Passons à la formule (2). On aura
remplaçant a par r-f- h , et négligeant les termes où entrent les rapports -? -? il restera \pc\ et la première partie de t
sera
De même, en développant arc cos -, ou bien
PREMIÈRE ANNÉE. — STAXIQtHU 327
. 2 Jax — x i j •
arc sin — , on trouvera que la seconde parue peut
être réduite à 1/ — , et Ton aura