CHAPITRE XlXi
DES MOMENTS D'INERTIË.
87. La détermination du mouvement d'un corps solide exige, comme iious venons de le voir, la considération dé certaines intégrales définies prises dans toute Tétendue dé ce corps , et dont il est nécessaire d'étudier avec quelque détail lés propriétés i
Mais d'abord il faut remarquer que les corps étant corn* posés de molécules séparées les unes des autres par des intervalles extrêmement petits, il n'y a pas rigoureusement continuité dans la matière qui les forme. Néanmoins^ tant qu'on ne considère que l'action des forces extérieures > il n'y a aucun inconvénient à concevoir la matière répartie dans la totalité du volume occupé par un corps, de telle sorte que, dans toute partie très-petite de ce volume, et pouvant renfermer toutefois un grand nombre de molécules, il y ait la même quantité de masse qu'auparavant. Cette supposition donnera de la facilité au calcul, et les forces extérieures ne variant j>a s sensiblement d'une molécule à la plus voisine, il n'en résultera aucune différence appréciable dans les actions exercées sur les difierentes parties du corps.
88. On appelle moment d'inertie d'un corps par rapport à une droite, la somme des produits des masses de tous ses éléments par le carré de leur distance à cette droite.