CHAPITRE I. — - GÉNÉRALITÉS SUR LES MACHINES. l
supposé rouler sur Tarbre mobile, en A, d'où il suit qu'en ce point les deux solides en contact sont animés de vitesses égales : on doit donc avoir
2rot) = RS2, 0) =
i2 étant donnée, cette équation fait connaître la vitesse instantanée Cl).
La couronne qui porte les axes des galets n'est pas fixe (* ) : elle a besoin d'être soutenue inférieurement d'une manière qui ne gêne pas le mouvement qu'elle est obligée de prendre autour de son centre. On dispose à cet effet une surface plane reliée au bâti de la machine, et, pour éviter le frottement de la face inférieure de la chape contre cette surface, on emploie un système d'autres galets à axes horizontaux, sur lesquels s'appuie tout cet appareil.
Plaques tournantes. — Les plaques tournantes des gares de chemins de fer sont supportées par un pivot central qui tourne dans une crapaudine fixe. Il n'y a pas de collier supérieur, vu le peu de longueur de l'arbre ; mais dans la crainte de voir la fonte se briser sous la charge qu'elle est destinée à supporter, on soutient la plaque, près de sa circonférence extérieure, au moyen de galets dont les axes sont réunis par une couronne mobile, comme dans le cas précédent.
Si l'on faisait ces galets cylindriques, on n'atteindrait pas complètement le but qu'on se propose, à savoir : la suppression du glissement. En efl'et, les diverses sections droites des galets, qui sont toutes égales dans l'hypothèse d'une forme cylindrique, devraient en vertu du mouvement circulaire se développer sur des circonférences inégales de la plaque mo-
(') En effet, il résulte de ce qui précède que la vitesse du centre C d'une roulette est égale k tùr] cette quantité, divisée par le rayon de la couronne, donne la vitesse angulaire, Û', de celle-ci :
ro) Rû
R-hr 2(R + r)
La vitesse angulaire de la couronne est à peu près la moitié de la vitesse de l'arbre, car le rayon de celui-ci est toujours assez grand relativement au rayon des galets.
i$4 deuxiëhe section. — théorie des hëcànismis.
bile et de l'appui fixe : il y aurait donc nécessairement glis- ;nt à la fois en haut et en bas. Pour éviter cet inconvét, on emploie des galets coniques {fig. i3o) ayant leur net sur l'axe de rotation ; ces galets roulent, d'une part, in cône fixe dont le sommet est au même point de l'axe, autre part sur la partie inférieure de la plaque, à laquelle onne aussi la forme conique f) avec le même sommet. I trouve le rapport de la vitesse des galets à celle de la je, en exprimant que la vitesse du point "B, considéré me appartenant au galet, est égale à la vitesse du poinl sspondanl de la plaque : on a
onservant les notations du calcul précédent. Dans le cas el, la vitesse angulaire de la chape mobile est exactement
i couronne des galets fait un demi-tour pendant que la ue fait un tour complet.
I met sous les grandes plaques pour machine el tender t et Jusqu'à trois couronnes, pareilles à celles dont nous ms d'indiquer le principe.
II contraire, depuis quelque temps, en Angleterre el en tique, on supprime, précisément pour les grandes plaques,
l'attirail des galets-supports. On ne peut alors conserver itaques de fonte, qui n'offriraient pas assez de garanties, on fait porter les rails sur des longerons en fer d'une ide rigidité. La plaque au repos est calée. Quand elle doil ir, on place la machine autant que possible en équilibre le pivot, on décale, et la plaque oscillant librement sous large oppose une résistance beaucoup moindre que celle plaques à galets.
I Dans l'a p pli cuti on de ce système au grand pont tournant de la Peaà Bresi, la face inférieure de la plaque mobile est plane. Cette dispo- 1 est un cas particulier de la précédente : rien n'empécbe en ciïet de :r le sommet commun aux trois c6nes, sommet dont la position est raire, de manière à transformer le cûne supérieur ou te cône inférieur n plan.