‹ Cours de mécanique et machines professé à l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 102 sur 173 · CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS SUR LES MACHINES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — GÉNÉRALITÉS SUR LES MACHINES

Articulations mobiles à charnière, — Il arrive fréquemment que deux corps réunis par une articulation, ou charnière, sont tous les deux en mouvement : la liaison des deux pièces s'effectue, tout comme si Tune d'elles était fixe, au moyen d'un tourillon qui tourne entre deux coquilles soigneusement polies et graissées. Quant aux pièces boulonnées dont la fonction est de maintenir le coussinet, dans les appareils fixes, elles sont remplacées par diverses dispositions plus ou moins analogues à la suivante, qui se rapporte à la bielle d'une machine de Watt.

Le coussinet mobile est ï\\é à la tête de bielle par une chape {fig. i3i et i32), qui embrasse les deux coquilles et les tient appliquées sur l'embase terminale de la bielle; on produit le serrage au moyen de deux coins inverses nommés clef et contre-clef à talon, les talons de la contre-clef empêchant les JDranches de la chape de s'écarter (*).

Quand la bielle est en bois, la clef doit être renfermée entre deux contre-clavettes; on empêche ainsi qu'elle ne déchire le bois pendant le serrage.

2'' Guides du mouvement rectiligne.

Il existe un grand nombre de systèmes ayant pour effet d'obliger un point d'une pièce mobile à suivre une trajectoire rectiligne. Nous nous bornerons à énumérer brièvement les dispositions les plus employées :

!*• Œilletons, douilles ou patins, glissant le long de tiges fixes {fig. i33, i34 et i35).

hdifig. i35 est le plan d'un puits guidé, servant à l'extraction de la houille.

On s'est longtemps contenté, pour amener au jour les produits d'une exploitation souterraine, du procédé primitif qui sert à tirer de l'eau d'un puits : c'est-à-dire qu'on plaçait simplement le charbon ou les minerais dans un seau suspendu i» une corde. Ce procédé ne comportait pas de grandes vitesses; de plus, il était assez dangereux, appliqué au transport des

(') On distingue deux variétés de tètes de bielles, Tune à cliape mobile {fig. i3i), l'autre à chape fixe {fig' i32) : la figure en fait suffisamment comprendre les différences.

l86 DEUXIEME SECTION. — TBËOHIE DES MËCIKISHES.

hommes. Aujourd'hui les bennes, chariots ou wa§:ons pleins e charbon sont reçus dans des cages guidées par des lonrines en bois, régnant dans toute la longueur du puits. On eut imprimer à ces cages la vitesse que l'on veut sans avoir 'accidents à redouter. Les guides se font aussi en fil de fer.

Lafiff. i33 représente le châssis d'une scierie à lames vercales.

Citons enfin, comme application du même principe, le guiage du piston d'une machine à vapeur horizontale. La tige u piston est terminée par une pièce appelée coquille, sur

quelle vient s'articuler la bielle (PI. -ÏV, fig. i36). Deux lissières sont disposées de part et d'autre de la tige mobile, ui s'appuie sur elles par les deux larges patins de la couille; un godet de graissage complète le système. La bielie i\. faite en forme de fourche quand les glissières sont dans ! plan vertical de la tige, ainsi que le suppose la figure.

2° Galets à gorges roulant entre deux guides arrondis PI. A'IV,Jlg. i38). Dans les machines verticales de Maudsiay, ri emploie une disposition analogue à la précédente; mais la >quille à patins est remplacée par un galet, dans le but d'éviter

glissement. Le galet roule alternativement sur l'un ou l'autre 3S deux guides, selon que la tige qu'il doit diriger tend à écarter à droite ou à gauche.

L'inconvénient de ce système, c'est qu'au moment où le Rangement de sens va se produire, il y a presque toujours lissement; la moindre irrégularité dans les galets aggrave cet ffet, et on obtient rapidement des méplats qui ne tardent pas

s'opposer complètement au roulement. Cette disposition 'est donc point à recommander; et, puisqu'il est pour ainsi ire impossible d'éviter le glissement, mieux vaut adopter de irges patins bien graissés et fonctionnant régulièrement que ts galets à mouvement indécis.

Au contraire, on emploie avantageusement, pour supporter :s meubles, des galets cylindriques mobiles dans des rainures Jiesifig. i39).

3° Tiges mobiles dans des douilles fixes. — Exemples : Tige Il piston d'une pompe à incendie {Jig. 137); prisons des boirds (PI. Arvit,fig. 170), etc.

4' Bainures et languettes {fig. ll^o)^

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