‹ Cours de mécanique et machines professé à l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 120 sur 173 · CHAPITRE II. — SYSTÈMES ARTICULÉS · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — SYSTÈMES ARTICULÉS

seul cas où il soit possible d'obtenir un rapport constant de vitesses par l'emploi d'un lien rigide.

Accouplement des roues de locomotives. — Une locomotive ordinaire repose sur trois paires de roues, entre lesquelles son poids se trouve inégalement réparti. L'un des essieux, qui porte le nom ^'essieu moteur, est mis directement en mouvement par la machine; et l'adhérence des roues correspondantes sur les rails, par un effet analogue à ce qui se produit dans la transmission par cylindres de friction, détermine le mouvement de progression du corps de la machine et du train qui s'y trouve attelé.

Seulement, quand la résistance du train est trop considérable, la locomotive patine, c'est-à-dire que ses roues tournent sur place, malgré le frottement de la jante sur le rail. Du moment que cet effet se produit, il ne servirait à rien d'augmenter la puissance de la machine motrice; de sorte qu'il y a, quelle que soit cette puissance, une limite à la résistance qu'une locomotive donnée est capable de vaincre. Cette limite est le produit de la pression qui s'exerce sur l'essieu moteur par un coefficient qui dépend de l'état des surfaces de la roue et du rail, ainsi que des circonstances atmosphériques.

Pour donner à la locomotive la puissance d'entraîner un train plus considérable, on réunit une ou deux paires de roues portantes avec les roues motrices, au moyen de bielles d'accouplement disposées comme nous l'avons indiqué tout à l'heure. L'effet de ces bielles est d'obliger toutes les roues couplées à tourner en même temps que les roues motrices, de sorte que la machine ne peut plus patiner sans vaincre le frottement qui se développe à la jante de toutes les roues solidaires, et que la limite dont nous avons parlé se trouve reculée. Des points morts. — Considérons deux manivelles égales, CM, Cl Ml {PL XVlII.fig. 177), reliées par la bielle d'accouplement MMi. Pour chaque position CM du premier rayon, l'extrémité opposée du lien peut occuper sur la circonférence (Cl), deux positions différentes, Mi, M'; en sorte qu'on peut disposer les trois tiges données de deux manières bien distinctes: la figure CMMi Ci répond à deux vitesses angulaires égales et de même sens, et l'autre arrangement à des vitesses opposées, dont le rapport est variable.

Les points M, et M' coïncident quand ie point M est en A en B- Les deux rayons sont alors couchés sur la ligne des itres, et il se présente une circonstance remarquable : c'est s si l'on considère, par exemple, le rayon CA marchant ]S la direction de CM, il y a indécision au point de vue )métrique sur le mouvement que prendra le deuxième on G, A, : rien ne l'oblige à se diriger vers Ci M, plutôt que s Cl M'. Une fois d'ailleurs que le premier pas est fait dans sens ou dans l'autre, le mouvement persiste nécessairent, pendant un demi-tour de chacune des deux roues ; après li la même incertitude se reproduit, et ainsi de suite. i l'on veut que la régularité de la marche d'un mécanisme ce genre ne soit pas compromise périodiquement chaque que les extrémités des rayons se trouveront sur la ligne centres, il est indispensable d'employer un artifice panier pour le passage de ce qu'on appelle les points morts. iB les locomotives, il y a une bielle d'accouplement de que côté delà voie; les articulations des deux bielles sont, r un même essieu, disposées sur deux rayons rectangues CM, Cm, de sorte que, quand l'une d'elles est au point •t, l'autre a nécessairement dépassé ce point, 'iges et varlels. — Le système d'une suite de tiges et de i eabois (Pl.XVII,Jig. 178) a été longtemps employé dans , des mines pour transmettre k une grande distance le ivement produit par une chute d'eau ( ' ). Quand le terrain ondulé, la transmission se compose de plusieurs tiges âes successives, soutenues par des varlets A, B articulés itre part dans des supports fixes. Enfin des leviers coudés I, E servent à changer la direction du mouvement. Ces appai, qui ferraillent beaucoup, développent des frottements ndérables.

envois de sonnettes. — On peut encore rattacher à ce paaphe le petit mécanisme des sonnettes d'appartement; les les sont remplacées par des fils de fer, lesquels doivent ours être tirés.

L'ancienne machine de Marly, établie en 16S3, faisait ainsi marcher ompes situées i une distance de Gîi". Nous verrons dans le paragraphe nt la véritable solution du problême di

i, de grandes distances.

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