CHAPITRE IV. — VITESSES EN RAPPORT VARIABLE
correspond à la grande manivelle, par le point de la deuxième circonférence dont la distance à la première est un maximum,.
Dans ces conditions, le mouvement du point B étant supposé uniforme, la vitesse du point A varie comme le rapport des deux segments DO et DE (*). La bielle n'est jamais en ligne droite avec aucune des deux manivelles, de sorte qu'il n'y a pas de points morts.
Projetons les mouvements des points A et B sur le diamètre commun aux deux circonférences.
La rotation du point B étant uniforme, la projection de ce point est animée d'un mouvement oscillatoire parfaitement symétrique, dont les lois sont représentées par les courbes de la fig. 46.
Le mouvement de la projection dti point A est également un mouvement de va-et-vient; mais il n'y a plus symétrie entre les deux demi-oscillations. En effet, les points extrêmes, Ao et Al, de la course de cette projection répondent aux positions Bo et Bi de la pièce animée d'un mouvement uniforme : donc le rapport entre le temps de la descente et celui de la montée est égal au rapport des deux portions de la circonférence (E), déterminées par les points Bo et Bj.
Cette irrégularité est avantageuse dans certaines machines, telles que les étaux limeurs : l'outil descend lentement, tandis qu'il a de la résistance à vaincre ; le retour à vide s'effectue
( » ) Pour peindre graphiquement la loi de ces variations, nous considérerons le point C, centre instantané de la rotation de la bielle AB, et nous écrirons la proportion