‹ Cours de mécanique et machines professé à l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 148 sur 173 · AK = V · texte numérisé non relu

AK = V

Layîg. 216 bis représente le lieu géométrique du point K, pour une révolution entière du système, r BouR. — Cours de Mécanique. I. lo

au contraire rapidement, de manière à perdre le moins de temps possible (^).

Manivelle à coulisse {fig. 218). — Cette combinaison est Tune des plus simples qu'on puisse employer pour relier

(') Ventilateur Lemielle. — Les propriétés géométriques du mouvement d'une droite de longueur constante, dont les extrémités parcourent deux circonférences fixes, donnent lieu en Mécanique aux applications les plus variées. Un exemple des plus intéressants, relatif au cas du mouvement continu, nous sera fourni par le ventilateur Lemielle, employé dans Taérage des mines importantes, dont l'assainissement exige un volume d'air considérable.

Cet appareil se compose d'un tambour hexagonal {fig» 217), tournant à frottement doux sur un essieu coudé immobile. A chacun des six pans correspond un volet, ou sorte d'aile articulée qui se rattache d'une part au prisme par le moyen de la charnière A, tandis que son extrémité libre est retenue par une bielle dont le point fixe est en E,

Considérons spécialement une des palettes AB, et suivons son mouvement pendant une rotation complète du tambour.

La section droite du ventilateur présente les mêmes éléments géométriques que \di fig. 216. La longueur a du lien est égale à celle du côté de l'hexagone, ou au rayon r du cercle circonscrit; de plus on a

Il résulte de cette dernière relation que les deux circonférences sont tangentes, et que le volet, dans une de ses positions, se trouve exactement appliqué sur le côté correspondant. A partir de cette position, la rotation ayant lieu dans le sens de la flèche, le volet se développe, et atteint son écart maximum quand la bielle est dirigée dans le prolongement de la ligne OE. Ce point une fois franchi (ce qui n'est possible que si l'on a R-l-e< ar, ou r > 2e), le volet se replie et finit par se retrouver appliqué sur le tambour.

Considérons la circonférence (EB), et construisons un coursier dont la section droite comprenne deux arcs de cette circonférence, de part et d'autre d'un espace libre inférieur qui débouche dans le puits d'aérage, la partie supérieure communiquant librement avec l'atmosphère.

La longueur des deux portions du coursier doit être calculée de telle manière qu'il y ait toujours une aile dont l'extrémité se trouve sur l'arc MN, et une autre sur l'arc M'N', afin que la communication soit interceptée entre l'air de la mine et l'air extérieur, sauf le jeu qu'on a été obligé de ménager sur tout le pourtour du ventilateur.

Les choses étant ainsi disposées, au moment où l'une des palettes arrive au point N', celle qui la précède immédiatement n'a pas encore atteint le point M' : de sorte qu'un certain volume d'air, compris entre les deux ailes, le coursier et l'hexagone, se trouve isolé de la mine, pour être un instant après rejeté dans l'atmosphère. On voit que, par chaque tour, l'appareil expulse six fois ce volume.

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