CHAPITRE V. — MOUVEMENT ALTERNATIF
Construisons les courbes représentatives du mouvement d'un point du cadre. Dans la première période, le point b est la projection de B, et les courbes sont identiques à celles de \di fig. 281. Pendant la deuxième période, il y a également un point c du cadre, lequel est la projection d'un point animé d'un mouvement circulaire uniforme, de sorte que les courbes figuratives du mouvement du cadre pendant la seconde période sont encore des arcs de sinusoïdes, qui se trouvent construits {fig* 281 ), Il faut seulement remarquer qu'il n'y a pas concordance entre les phases des mouvements de c et de b, de sorte que les arcs qui répondent aux deux périodes que nous avons distinguées ne se raccordent pas, et les courbes présentent une discontinuité dont on se rend parfaitement compte, à l'inspection de la fig, 288 (^).
Excentrique à ondes, — Dans le profil d'un excentrique, un arc de cercle décrit du centre de rotation répond évidemment à une station du cadre ou de la tige conduite. La courbe ondulée de \^ fig. 284 se compose de trois arcs de cercle concentriques dont les rayons sont différents. Il suit de là que, pendant la durée d'une révolution complète de l'excentrique, le galet occupe successivement trois positions qui correspondent : celle du milieu à la fermeture de l'orifice A, et les deux extrêmes à la mise en communication de cet orifice avec l'espace qui se trouve à droite ou à gauche de l'obturateur.
Les angles au centre des trois arcs de cercle sont proportionnels aux durées respectives des trois stations, le mouvement de l'arbre étant toujours supposé uniforme. Ces arcs sont raccordés par des courbes qui doivent présenter une courbure suffisamment continue. Le tout est disposé de telle sorte qu'un diamètre quelconque ait une longueur constante, afin qu'on puisse embrasser l'excentrique dans son mouvement par deux galets.
Ldijig. 284 bis représente la loi des espaces parcourus par l'un des galets.
(•) Pour déduire les courbes (233) des courbes (23i), il faut supprimer de ces dernières les deux parties hachées, et intercaler en deux endroits des lignes droites représentant les temps d'arrêt.
DEUXIËHB SECTION. — THEORIE DES HËGAMSHES.
15 XIII. — Deuxième genre. — Transmission par l'intehmèdiaiiib
DE PIËCES KIGIDES.
1° Bielle et manivelle.
Les excentriques offrent toutes les ressources qu'on peut désirer, géométrïquement parlant, pour réaliser un mouvement oscillatoire quelconque. Seulement ces appareils donnent lieu à des frottements très notables, dès que les efforts mis enjeu sont un peu grands : de sorte que, sous ce rapport, les combinaisons de tiges assemblées à cliarnièrc sont préférables. L'organe principal est toujours une bielle, articulée en un point d'une manivelle qui tourne d'une manière continue. L'extrémité de la bielle, opposée au bouton de la manivelle, doit être guidéesuivant une trajectoire déterminée; elle accomplit sur cette trajectoire, quelle qu'en soit la nature, des oscillations dont les lois ne difTèrent pas sensiblement des lois de la projection du mouvement circulaire uniforme, pourvu que la bielle ait une longueur suflisante.
Le système le plus simple est celui qui se rencontre dans la pédale du rémouleur, dans le rouet à filer, et aussi dans les puissantes machinesJivapeuràbalancier(Pi.^JT//,/ï^. a35). L'extrémité libre de la bielle vient s'articuler à un balancier, lequel oscille autour d'un point lixe. Le point d'articulation se trouve ainsi assujetti à rester sur une circonférence de cercle : il parcourt d'un mouvement alternatif un certain arc BoB, de celte circonférence (si les proportions des divers éléments sont convenables), tandis que la manivelle tourne d'une manière continue (').
Mouvement rectiligne alternatif. — Dans les machines à vapeur horizontales, l'extrémité de la bielle décrit une ligne
(') La bielle tourne à chaque instaal autour du point C, JQlersection de la manivelle et du balancier prolongés. On se fait une idée géométrique du mouvement continu de la bielle en construisant {fig. îÎ5) le double lieu décrit par le centre instantané, soit dans l'espace absolu, soit relativement à la bielle, lafig. ï36 répond au cas oii le moureinenl de l'extrémité osrillante de la bietle est rectiligne.