CHAPITRE VI. — EMBRAYAGES ET DÉBRAYAGES. 3oj
Ce double inconvénient est évité par l'emploi du trépan à chute libre de M. Kind {PI. XA:A',fig. 270).
Au moment où la sonde est abandonnée à elle-même, Teau dont le trou est toujours rempli soulève le disque qu'on voit à la partie supérieure de la figure; les branches inférieures de la pince pp s'écartent et lâchent la tige T, à l'extrémité de laquelle se trouve le trépan. Celui-ci continue son mouvement accéléré, tandis que les tiges descendent lentement, par suite de la résistance que Teau oppose au mouvement du disqueparachute. Le choc qui se produit sur la tête du trépan permet aux crochets de ressaisir l'oulil, pour le soulever de nouveau.
Cataracte des machines de Cornouailles, — Dans les machines d'épuisement dites de Cornouailles, l'admission de la vapeur dans le cylindre a lieu en vertu d'un déclic manœuvré par un appareil spécial appelé cataracte.
Cet appareil communique à une tige AB {fig. 256) un mouvement ascensionnel très lent, en vertu duquel celle-ci vient au moment convenable soulever le levier T, et rendre la liberté au secteur S. L'arbre 0, ne se trouvant plus retenu par l'action du cran sur le secteur, bascule sous l'influence d'un contrepoids qui l'entraîne dans le sens de la flèche; et ce mouvement ouvre la soupape d'admission de la vapeur.
Echappements,
Les mécanismes employés dans l'horlogerie sous le nom à* échappements se composent en général d'une roue à rochet, entre les dents de laquelle viennent s'interposer périodiquement deux arrêts fixés à une pièce oscillante.
Le moteur tend à imprimer un mouvement de rotation continu à l'arbre de la roue à rochet; l'interruption périodique a pour but de régulariser ce mouvement, en faisant intervenir un pendule ou un balancier à vibrations isochrones.
On profite en même temps du temps très court pendant lequel le régulateur est en relation avec le moteur, pour faire donner au pendule ou au balancier une légère impulsion, suffisante pour entretenir leur mouvement.
L'étude [des échappements n'entre pas dans le programme de ce Cours.
3o8 DEUXIÈME SBCTIOlf. — THÉORIE DES MÉGANISBUS.
§ XV. — Moyens de modifier une luison de mouvement.
Oh a souvent à changer, pendant la marche d'une machine, la liaison géométrique existant entre deux parties de celte machine. La modification est, selon les cas, brusque ou graduelle : elle peut porter, soit sur le sens du mouvement transmis à la pièce conduite, soit sur le rapport des vitesses, soit même sur ces deux éléments à la fois.
Dans les machines à raboter, par exemple, Toutil reçoit de Tarbre moteur un mouvement de translation uniforme, par l'intermédiaire d'une crémaillère et d'un pignon.
Mais une fois que le rabot a parcouru toute la longueur de la crémaillère, la continuation du mouvement suivant les mêmes lois devient impossible : il faut modifier la liaison du moteur avec l'outil, et s'arranger de façon à mettre celui-ci à même de poursuivre son travail, en le ramenant dans sa position primitive, avec un léger déplacement latéral.
D'autres fois l'outil, arrivé au bout de sa course, se retourne de manière à raboter alternativement dans les deux sens. Enfin, dans un autre genre de machines, c'est l'outil qui est fixe, et l'objet qui reçoit un mouvement convenable. A cet égard, une simple visite dans les ateliers en apprend plus que toutes les descriptions.
Changement brusque de la vitesse.
Pour pouvoir à volonté faire varier la vitesse d'un arbre tournant (ou plutôt le rapport de la vitesse de cet arbre à celle de l'arbre moteur), on dispose sur les deux arbres deux ou plusieurs couples de roues dentées ou de poulies, qu'on embraye suivant les besoins. Souvent ces divere trains ne sont pas fixés à demeure sur les arbres : on a un certain nombre de roues de rechange, et l'on substitue une paire à une autre, ce qui ne peut se faire saris arrêter la machine. Quand on ne s'astreint pas à ce que les rayons de ces roues forment une somme égale à la distance des axes, on emploie comme intermédiaire une roue parasite {fig^ 255), dont on fixe le centre dans une position convenable.
Il n'est d'ailleurs jamais indispensable d'arrêter complète-