CHAPITRE I, — MOUVEMENT SIMPLE d'uN POINT
gine de la magnifique découverte de l'Analyse infinitésimale.
Occupons-nous d'abord des formules qui se présentent quand on rapporte la trajectoire d'un point à un. système de coordonnées polaires, en nous bornant d'ailleurs au cas où le mouvement s'effectue dans un plan.
Soit PM le rayon vecteur correspondant à une époque quelconque t ifig» 20); menons la tangente et la normale à la courbe (M), et soit i l'angle de la normale avec le rayon vecteur.
On a, par la Géométrie élémentaire,
I dr Ung, -jj,
. . dr smz -y-j
ds
. rdQ
COS l — —f-
ds
[de) MN.
Voici maintenant quelles sont les différentes vitesses simultanées dont il est intéressant de s'occuper {fig. 21 ).
Vitesse de circulation, — Considérons le mouvement du rayon vecteur assujetti à contenir toujours le point décri- • vant M. Dans ce mouvement, tous les points de la droite PM décrivent simultanément des arcs de cercle concentriques autour du pôle P; et, en particulier, le point qui coïncidait avec le mobile M, dans la position PM du rayon vecteur, décrira pendant le temps dt un arc de cercle MMi, dont le rayon est égal à PM ou à r. Nous donnerons à la vitesse du point dont le mouvement est ainsi défini le nom de vitesse de circulation.
Vitesse de glissement, — Considérons un point qui soit entraîné avec le rayon vecteur, et qui glisse en même temps sur la droite PM, de manière à coïncider constamment avec le point de cette droite qui décrit la trajectoire. Pendant le temps que le rayon vecteur aura mis à venir de PM en PM', ce nouveau mobile fictif aura décrit l'espace MiM'; la vitesse correspondante s'appelle vitesse de glissement ou vitesse le long du rayon vecteur.
Vitesse angulaire, — Prenons sur le rayon vecteur une longueur constante P/w égale à l'unité. Le déplacement de ce point 7w, assujetti à rester ainsi à l'unité de distance du
44 PREMIÈRE SECTION. — CmÉMÀTIQUE PURE.
centre P, mesure \ angle décrit par le rayon vecteur. La vitesse du point m est ce qu'on appelle la vitesse angulaire ; on la désigne habituellement par co (*).
Vitesse aréolaire. — Enfin, considérant Taire décrite par le rayon vecteur, limité à la courbe que nous étudions, j'adopterai le nom de vitesse aréolaire pour désigner le quotient de l'aire PMM' par le temps dt, sans rapporter d'ailleurs cette vitesse à un point déterminé du rayon vecteur mobile.
Relations entre les vitesses précédemment définies. — On a d'abord, en désignant par w la vitesse de circulation, par ^a la vitesse aréolaire, par Vg la vitesse de glissement,
dB ~ dt'
dr ~ dt'
dQ
~ r — ~iz dt
wr?
-^ dt
cor*-
D'un autre côté, en considérant le triangle infinitésimal MM'Mi, ^ont les côtés sont proportionnels respectivement à la vitesse sur la trajectoire, à la vitesse de circulation et à la vitesse de glissement; ou bien le triangle fini semblable au précédent, construit en prenant pour côtés ces vitesses ellesmêmes, on a le théorème suivant :
Théorème V. — La vitesse d'un mobile sur sa trajectoire est la résultante de la vitesse de circulation et de la vitesse de glissement,
( ' ) Il ne faut pas oublier que, pour le calcul de w, le temps doit être exprimé en secondes, et que l'arc mm^ est rapporté à son rayon, supposé égal à l'unité de longueur.
Dans les applications de la Cinématique aux machines, on est dans l'usage de définir une vitesse angulaire constante par le nombre des révolutions effectuées par le rayon vecteur dans une minute. Soit une roue faisant N tours par minute ; un point de cette roue, situé à l'unité de distance du centre, parcourra
par minute un arc égal à 21: N, et par seconde un arc égal à —x — > le mouvement étant supposé uniforme. On a donc, pour un rayon quelconque de la roue,
2xN