‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 102 sur 112 · CHAPITRE III. — FaOTTEHEM ET ÏISCOSITÎ DES LIQUIDES* 37 I · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. — FaOTTEHEM ET ÏISCOSITÎ DES LIQUIDES* 37 I

La formule se simplifie dans le cas où le lit est à* peu près rectangulaire, et de largeur assez grande pour qu'on puisse négliger les termes n/i et a/i yT+V devant (. On a alors les formules

'= 0 'ff' et Q = lhV.

De là on lire

De la prise d'eau. — Lorsqu'un canal est desliné à faire une prise d'eau dans une rivière {fig. .20), il faut avoir soin

Fi E . f>o-

d'évaser l'entrée pour éviter la contraction et faire en sorte que le niveau soil le même dans la rivière et dans le canal. Il faut souvent construire un poni à l'origine de la dérivation pour le service du halage de la rivière, si elle est navigable. On en profite pour se ménager le moyen d'intercepter au besoin la communication de la rivière avec le canal et pour empêcher, par exemple, les crues de la rivière d'y pénétrer.

Perles d'eau par évaporalion et infiltration. — Enfin, dans le calcul du débit d'un canal, il faut avoir soin de tenir compte de deux causes de pertes. 11 y aura perte d'eau par infiltration et par évaporalion; la seconde est, dans nos climats, en grande partie restituée parla pluie.

Dans le midi de la France, le déchet par évaporalion est ,4-

irès-nolaHle. Sur le canal de Bourgogne, au contraire, la pluie remporte sur l'évaporation.

Infiltration*. — La perle d'eau par infiltration est souvent considérable, surtout au moment de l'ouverture du canal ; une fois que le sol est bien pénétré de liquide, la perte par Infiltration devient généralement insignifiante, par suite de l'obturation par les sédiments des petits canaux de fuite. Quelquefois, cependant, on est obligé de faire un corroï d'argile ou même de bétonner le sol du canal ; c'est ce qu'on a fait pour une section du canal de la Marne au Rhin.

La nature des parois a une grandi! importance dans certains caa relatifs aux canaux et aux rivières. Le fond peut être encombré d'herbes qui retardent considérablement le courant, et dont on ne peut empêcher l'influence défavorable qu'en curant le canal. On obtient, par cette opération, une diminution considérable sur la hauteur qui correspond à un débit donné,

g XII. — Des gjlhaojl et des rivières a règihe permanent,

HAIS NO» UKIFOMI.

Le mouvement uniforme dans une conduite ou dans un canal est impossible, quand la section est variable, OU bien quand la pente du lit varie, comme cela a lieu pour les rivières. Les filets liquides qu'elle contient ont, aux divers points de leur cours, des vitesses très-variées, depuis la source jusqu'à l'embouchure, et cependant le régime est permanent, si la quantité d'eau débitée par la source est constante.

Quand il se produit une crue, le régime cesse d'être permanent jusqu'à ce que la hauteur du liquide soit celle qui con-

Haïueur Hauteur

lit la de ta

Irnnchn d'ean pluie tombée

évaporée par on. en un an.

Paris. .

Marseille.

Canal I Dijon... .

de Bourgogne, | Pouiily...

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