‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 107 sur 112 · CHAPITRE lï. — MOUYBBÏHT DES FLUIDES ÉLASTIQUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE lï. — MOUYBBÏHT DES FLUIDES ÉLASTIQUES

Tour l'air atmosphérique pur, on a, d'après M. Itegnaull,

11 divisant l'équation (1) par l'équation (a), il vient

On n'a d'ailleurs besoin d'intégrer celle équation, c'est-à-dire de tenir compte de la variation de la pression avec la hauteurs, que lorsque cette hauteur est très-grande, par exemple quend on considère toute la masse gazeuse qui consiitue l'atmosphère terrestre.

Mesure des hauteurs par le baromètre. — C'est !a connaissance de la loi suivant laquelle la pression de l'air varie aux différentes hauteurs accessibles qui permet de mesurer la hauteur des montagnes au moyen de l'observaiion du baromètre.

Pour trouver cette loi, il faut intégrer l'équation(3), en faisant K -- 7990,3 ei prenant

afin de tenir compte à peu près de l'humidité contenue dans l'air atmosphérique.

Quant à la température (, c'est une variable qui dépend de z, l'air étant supposé en équilibre, et, pour pouvoir intégrer l'équation (3), ii faudrait connaître la loi de décroissance des températures avec les hauteurs. On en conclurait la loi qui lie les pressions avec les hauteurs, et, par suite, au moyen de l'observation barométrique des pressions, on calculerait les hauteurs des divers points où l'on aurait observé. Malheureusement, la théorie et l'expérience n'ont pu jusqu'ici déterminer la loi des variations des températures; aussi les formules qui servent à déduire les hauteurs des observations barométriques sont-elles plus ou moins entachées d'empi-

Nous renvoyons à la Mécanique céleste de Laplace et à Y Annuaire du Bureau des Longitudes pour ces formules, qui oni été réduites en Tables d'un emploi commode, très-précieuses en l'absence de tout autre moyen de nivellement.

384 alDRAULIQUB.

Des gaz et des vapeurs. — Au point de vue des applications mécaniques, il y a lieu de conserver la distinction (qui n'a plus sa raison d'être sous le rapport physique) entre les vapeurs et les gaz permanents. Les vapeurs se trouvent dans les machines sous deux états, à l'état liquide et à l'élat gazeux, tandis que les gaz permanents ne changent pas de constitution.

Les propriétés des gaz et des vapeurs sont étudiées spécialement dans les Cours de Physique; nous nous contenterons de rappeler succinctement celles dont nous avons besoin.

La formule (2) donne, pour le poids de 1 mètre cube d'air, en appelant n la pression en atmosphères, c'est-à-dire

Pour chacun des autres gaz, il faudra multiplier le second membre par la densité ô du gaz prise par rapport à l'air, densité que l'on regarde comme constante; ceci n'est pas même une approximation pour les vapeurs dans le voisinage de leur point de saturation, c'est-à-dire dans les conditions de leur emploi mécanique. Il faut aussi remplacer a par le coefficient de dilatation spécial au gaz considéré.

En désignant par v le volume en mètres cubes de t kilogramme de gaz, c'est-à-dire en faisant

on peut mettre l'équation (2) sous la forme

Pour l'air atmosphérique, on a

(6) pv = 29,272(272%85 + t)= 29,2721,

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