‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 108 sur 112 · CHAPITRE lï. — HOUVBMBUT DBS FLDIDIB tlASILdUES · texte numérisé non relu

CHAPITRE lï. — HOUVBMBUT DBS FLDIDIB tlASILdUES

en désignant par r la température comptée à partir de -37a", 85 C.

Si l'on Tait r = o, c'csl-à-dire t — — 272°, 85, on a

c'est-à-dire v = o si le refroidissement do l'air s'opère sous une pression constante; p — o si ce refroidissement a lieu dans une capacité à volume constant.

On ne doit attacher à ce résultat aucune importance, même théorique; car les lois empiriques, dont les équations (2) et (5) sont la traduction, n'ont été établies que dans des limites bien éloignées de a;3 degrés au-dessus de zéro.

Quoi qu'il en soit, il est commode, dans les calculs relatifs aux gaz, de compter les températures à partir de ce point fixe qu'on nomme zéro absolu. La température r sera donc, pour nous, la température absolue; elle s'obtiendra en ajoutant 277.", 85à la température ordinaire exprimée en degrés centigrades.

Propriétés générales îles vapeurs. — Parmi les gaz qui, dans leurs applications industrielles possibles, sont susceptibles de présenter alternativement, à l'état liquide ou solide et à l'état gazeux, gaz auxquels nous resireignons, comme je l'ai dit, la dénomination ancienne de vapeurs, la vapeur d'eau est celle qui a le plus d'importance à notre point de vue, et c'est elle que nous considérerons spécialement en indiquant, s'il y a lieu, les différences qui ont été découvertes récemment entre ses propriétés et celles de certaines autres vapeurs.

Un admettait autrefois, sans preuve expérimentale suffisante, que les vapeurs obéissaient à peu prés aux lois de Mariolte et de Gay-I.ussac, et que, pour la vapeur d'eau en particulier, le coefficient de dilatation a avait la même valeur que pour l'air atmosphérique.

On employait alors, dans la théorie de la vapeur d'eau, des équations de môme forme que les précédentes, en tenant compte seulement de ce que la densité de la vapeur d'eau par rapport à l'air avait pour valeur

De la sorte, les équations (4)et(6jse trouvaient remplacées 111. =5

par les suivantes :

BÏDkABUQUÎ.

(6 bis)

pv = 47,023(.

Seulement, dans l'équation à trois variables ( a), appliquée à l,i vapeur d'eau, ces variables ne pouvaient pas prendre toutes les valeurs possibles satisfaisant à celle équation, puisque (el c'était là la partie connue avec le plus de précision de l'histoire de la vapeur) la pression p atteignait, pour chaque valeur de la température, un maximum dépendant uniquement de cotte température I, ce que nous exprimons par ( —f(p).

Tour achever ce qui se rapporte aux anciennes lois relatives à la vapeur d'eau, disons encore que, d'après H. Hegnault, la quantité de chaleur contenue dans i kilogramme de vapeur à la pression p cl à la température f est donnée par la formule

Nouvelles recherches sur les vapeurs. — - Dans ces dernières années, sous l'influence de nouvelles idées théoriques dont nous aurons à parler tout à l'heure, une vive impulsion a été imprimée aux recherches théoriques el pratiques relatives à la vapeur d'eau. Nous cilerons seulement, parmi les étrangers, MM. Clausius, Itankine, Zeuner; en France, M. G.-A. Hirn.

Occupons-nous d'abord de la vapeur saturée.

Il résulte des travaux dont je viens de parler que la vapeur saturée n'obéit pas aux lois de Harlolte el de liay-Lussac, c'est-à-dire que l'équation (6 bis) n'est point exacte d'une manière générale, bien qu'on puisse l'appliquer entre zéro et l5o degrés avec une approximation suffisante (il s'agit toujours uniquement de la vapeur saturée).

M. uner a posé la formule empirique

(7> />!■ = M logncji — ■

D'ailleurs, si l'on construit la ligne donnant les valeurs du produit pv en fonction de t, on trouve que cette ligne est

a -6nG,5o -4- o,3o5/(p) + o,4 7 5[( - f[p)\

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