CHAPITRE VI. — ■OUTEHENT VARIE DES HACB1KM
La même équation, pour un angle 0 quelconque, est
(la) H(w*— to|) — T(o,a6o5 -4- -j ■ — -j ;
elle fait connaître la loi du mouïemeni pour les valeurs de. 9 comprises emre zéro el go degrés, c'est-à-dire pour une période complète.
Non-seulement l'emploi de la manivelle double supprime les points morts, mais on voit, en comparant les équations (11} cl (8), que cet emploi permet de réduire à peu près dans le rapport de 10 à 1 (") le moment d'inertie du volant, sans augmenter ta différence des vitesses angulaires extrêmes.
De l'accélération angulaire.
Hais la grandeur de cette différence entri- la plus grande et la plus petite valeur de la vitesse angulaire n'est . ■•• la seule chose don) Il y ail à se préoccuper, au point de vue d'une marche satisfaisante pour la machine; il faut encore avoir égard au temps qui s'écoult pendant que la vitesse passe d'une limite à l'autre, ou bien a l'accélération angulaire de l'arbre tournant.
En effet, celte accélération angulaire entre comme facteur dans des forces d'inerlie qui représentent, soil la tension des courroies de transmission, soil les actions mutuelles des dents d'engrenage, soit enfin les efforts qui tendent à rompre les bras des volants (**}.
(") Lu coi-nirirnls mimérùiiir-. qui Ii[-nr<'ii1 dans le telle ont été fslculé» eu supposant que les nielles restaient constamment parallèles il elles-mêmes: ces coefficients so trouvent nécessairement modifiés, quand on tient compte Je l'uliliquilr mriaUe .le la force motrice Q. Ce que "OU) avons ilil snltil polir qu'on puisse te rendre compte des lois ilu phénomène que nous étudions.
(**) Lorsqu'un volant tourne imil'ni-mi-uieiil. chacun des serjmenH dont lu jante est composée cierce sur les liras cl sur les mires segmenta aiiiquol» il est lté des «(Taris dont la résultante est la force centrifuga due a la musse et ta moiivrmenl circulaire do ce serment. Si l'on fait abstraction de ]□ pesanteur, les liras 110 sont soumis, dnns ec cas, qu'à lies efforts lo-np-iludinaui.
11 n'en oit plus ainsi quand le mouïemeni est varié : le» forces d'inertie tan- (■enlielles tendant a fléchir Ifs bras alternativement, dans un Kl» .■( dans l'autre, el l'importance do eps forces croit en raison directe de IVcélératiori
.46 Diiumn.
Les Jig, 56, 5y et 5q ont été construites en supposant que, dans les trois cas que nous venons d'étudier, nous disposions du volant de manière à conserver tes mêmes valeurs aux vitesses angulaires maxima et minima.
Or les coefficients angulaires des tangentes 6 nos courbes sont proportionnels aux accélérations angulaires. En effet, on a
d'oïl
dt 1 de
On voit, à l'inspection des figures, que l'accélération prend des valeurs de plus en plus considérables à mesure que nous diminuons le volant. C'est ce que montrent encore mieux les courbes spéciales dont l'ordonnée esi proportionnelle à ~, courbes dont les équations sont les suivantes : i° Machine simple à simple effet.
ne e.-o°i 0 = .**.. £^(s«nO-i)£
De e^i8o°à 5=360°. ~ = - -
1" Machine simple à double effet.
«.•--"-■•*■. È=:Ha(-'-î)£-
3° Machine double à double effet.
De 6 = 0° à 6 = cfo". . .
11 faut donc, eu égard à ce nouvel ordre de considérations, se garder de diminuer le volant dans le rapport des nombres fournis dans nos formules, quand on substitue un système de machines à un autre, ou, ce qui revient au même, prendre un coefficient de régularisation, selon le cas.