‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 67 sur 112 · CHAPITRE VI. - HOUVEHEHT YAH1B DBS H1CHINIS · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. - HOUVEHEHT YAH1B DBS H1CHINIS

Du coefficient de régularisation. — Nous avons trouvé, pour la vitesse angulaire rninïma, l'expression

Il suii de là que la valeur de - est nécessairement inférieure à 2, nombre qui correspondrai! à

Il va sans dire qu'on se lient largement au-dessous de cette limite extrême. Ainsi, dans les machines qui, comme celles des filatures de coton, ont besoin d'une grande régularité, on prendra ji compris entre 35 et 4° pour les numéros ordinaires, on ira à 5o et même à 60 pour les numéros très-lins. Quant aux moteurs des moulins, des pompes, etc., il suffira de faire « = ao à a5.

S XXIV. — Influence ces masses excentriques.

En supposant le mode d'action de la puissance Cl celui de la résistance parfaitement réglés, le mouvement uniforme pourra encore être impossible, par suite du mode de distribution des diverses masses en mouvement.

Par contre, on peut s'arranger de manière que cette cause d'irn^ularité agisse en sens inverse de celle du moteur ou de la résistance, de manière qu'elles se corrigent l'une par l'autre. Tel est le principe des contre-poids, de ceux, par exemple, qui sont appliqués sur le volant ries tours mus par le pied.

Ces contre-poids agissent de deux manières :

i" Comme poids, ils s'ajoutent alternativement à la force motrice ou à la résistance;

1° Comme masses, ils sont animés d'une certaine force vive qui figure dans la force vive totale de la machine, et cela de deux manières, selon que ces masses excentriques sont animées d'un mouvement circulaire continu, ou d'un mouvement recliligne progressif ou alternatif.

Conlre-poîdi d'une machinr. à simple effet. — Les tours ordinaires à pédale nous offrent un exemple d'une machine

■'4^ DT1MKIQDE.

dans laquelle la puissance agit a simple effet. Pourtant dans ces appareils, dont l'usage est si répandu i,fig. Go), on obtient

Ff B . 6o.

In môme loi de mouvement que pour la manivelle à double effet, au moyen d'un contrt-poidt K, dont le centre do gravité est hors de l'axe 0, à une distance r, et dont le poids Q' satisfait à la relation Q'r=jQfc.

Si la force Q est verticale, le rayon r est dans le prolongement de b, Il en résulLe que, pendant la descente du bouton, la moitié du travail de Q est neutralisée par celui de C; mais, dans fa demi-révolulion suivante, la fofte Q n'agissant plus cl le corps K descendant, son poids Q' restitue la moitié du travail de Q. Si la force Q n'est pas verticale, on dispose toujours le rayon OK.de manière qu'il soit vertical et qu'il commence à monter à l'instant où le bouton B commence à subir l'action de la force Q,

Dans tous les cas, le moment d'inertie 2i du contre-poids est une partie intégrante du moment d'inertie total Mit 3 , de sorte que le corps excentrique K joue un double rùle : comme poids donnant alternativement lieu a un travail résistant et à un travail moteur, cl comme masse diminuant les variations de vitesses.

Contre-poids d'une machine à double effet. — L'utilité du contre-poids pour la manivelle à simple effet fait naître la question de savoir si une disposition analogue ne serait pas

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