‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 90 sur 112 · CHAPITRE 11. — HYDRODYNAMIQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE 11. — HYDRODYNAMIQUE

Admcitons d'ailleurs que la vitesse dans le bassin d'amont soit négligeable.

Considérons un filet \Kb'a'{fig. 96), en vertu de notre première règle, en désignant par p, la pression atmosphérique eu

11 et en NN, cl faisant aa' — h', on a, pour la pression par unité de surface en a'b', />„ -r- II h, tandis que la pression en AB est p. -h HA,.

Le tliéorème de liernoulli donne donc, pour la vitesse en a'b', en négligeant celle qui a lieu en AB dans l'intérieur

^ = h + h.-k'=z ou * = v^,

; étant la charge sur le sommet a de l'orifice (et non sur le rentre).

On voit que ces coursiers diminuent la vitesse el, par suite, la dépense, en augmentant la pression intérieure, de sorte que la pression sur le centre de gravité se trouve remplacée par la charge sur le sommet qui est plus faible; cependant, dans ce cas, on peut encore employer la formule ordinaire

en désignant par h la charge sur le centre et m un coefficient expérimental. L'expérience prouve que, si la charge dépassa trois fois !a hauteur de l'orifice, la dépense n'est pas sensiblement altérée; mais, au-dessous de celte limite, les coursiers diminuent cette dépense de plus en plus pour des charges de plus en plus faibles; on peut descendre à 0,43.

Nous avons étudié, d'une manière complète, le premier phénomène qu'on rencontre dans le mouvement des liquides sor-

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lant d'un réservoir : c'est celui de la contraction qui se produit lorsque l'écoulement se fait par des orifices en mince paroi.

Dans ce cas, le théorème de D. Bernoulli est applicable, l'effet des Iro.uements et autres résistances passives peut être ni'ylict', [>;irce i[uc le liquide est simplement dirigé dans son mouvement sans agitation, sans tourbillonnements qui fasseni perdre de la force vive.

Il suit de là que, depuis la surface libre jusqu'à la section contractée, il n'y a pas de perte décharge. La ligne des niveaux piézoméiriquesqui,si nous ne tenons pas compte de la pression atmosphérique, a éprouvé une chute brusque de b en c ( Hg. 97) au moment de la sortie du vase, tombe jusqu'en il, à

l'endroit de la contraction ; niais la différence des niveaux, au pointe comme au point d, se retrouve tout entière en vitesse, et la ligne de charge, définie comme nous l'avons faite, reste " ' sensiblement horizontale.

Des phénomènes d'un tout autre ordre vont se passer quand l'orifice est prolonge par un tuyau ou ajutage cylindrique, dont la longueur est égale à une fois et demie le diamètre au moins, et qui est mouillé par le liquide; il se produit alors le phénomène des ajutages.

§ IV. — ÉCOULBMBHT PAR US PBI1T iJtlIAGB BXTÊBIBUR.

L'écoulement a lieu en mince paroi quand l'épaisseur de la paroi est assez faible, tout autour de l'ouverture, pour que la

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