‹ Cours de mécanique et machines professé a l'Ecole polytechnique (volume 3)Chapitre 94 sur 112 · CHAPITRE II. — HIDRODMiMlQUE. 34g · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — HIDRODMiMlQUE. 34g

On peul demander, par exemple, connaissant la profondeur II ei le débit Q d'un cours d'eau régulier, à quelle hauteur Z il faudra établir un barrage pour créer une chute de hauteur h'. Il est clair que l'établissement du barrage ne changera pas le niveau de l'eau dans le bief d'aval, puisque le lit et le débit n'auront pas changé dans cette partie, au moins une fois le régime redevenu permanent.

Ceci une fois admis, la formule des déversoirs incomplets permet de résoudre immédiatement le problème. 11 suffit de remplacer, dans la formule, A par A'-t- II — z, A" par H — z, et l'on en tirera la valeur de z en fonction des données H, Q et de la chute h' qu'on veut produire.

La même équation, dans laquelle on considérera z comme une donnée et h' comme l'inconnue, donnera la hauteur à laquelle un barrage donné fera relever les eaux immédiatement en amont.

On peut demander aussi de chercher jusqu'à quelle dislance le remous, ou gonflement produit par le barrage, sera sensible dans le bief d'nmont (Jig. to8j.

Fin. ioB.

Celle question a une grande importance pratique au point do vue de la dépréciation des propriétés riveraines d'un cours d'eau qu'on veut barrer dans un intérêt public ou particulier. Elle est extrêmement difficile dans l'état actuel de

Généralement la surface modifiée se raccorde asympioiiquemeni avec le plan primitif; mais il peul arriver dans certains cas que le raccordement soit impossible : il se passe alors des phénomènes dont nous dirons quelques mots plus tard.

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