‹ Cours de mécanique et machines professé à l'Ecole polytechniqueChapitre 122 sur 170 · ET DE POULIES · texte numérisé non relu

ET DE POULIES

Il arrive rarement qu’on puisse, dans une machine, établir une liaison directe entre le récepteur et l’outil, par le moyen d’un des organes simples dont nous avons exposé la théorie dans le chapitre précédent. Le plus souvent on est obligé de combiner plusieurs engins convenablement choisis, et c’est ainsi seulement qu’on parvient à résoudre les divers problèmes relatifs à la transmission uniforme du mouvement, dans les conditions les plus variées.

Exposons brièvement les principes généraux qui servent de guides aux mécaniciens dans l’étude du projet d’une machine complexe (*).

Équipages de roues dentées. — Les plus petits pignons employés dans l'horlogerie sont des pignons de 6 ailes ( il est même préférable de ne pas descendre au-dessous de 8); quant aux roues, on leur donne rarement plus de 120 à i 5 o dents. Le rapport des vitesses de deux arbres liés par un engrenage simple se trouve donc pratiquement renfermé dans des limites assez, étroites (** ). Pour obtenir un rapport de vitesses quelconque, il faut procéder de la manière suivante.

Le premier arbre [PL XIX, Ji g. 189) porte un pignon a, lequel engrène avec la roue A, fixée sur un arbre intermé-

(*) Cette partie du Cours n’est qu’un extrait abrégé du chapitre VII des Principes of Mcclianism.

(**) On ne gagnerait rien, comme nous l’avons vu, sous le rapport de la vitesse, à interposer entre ces deux arbres une ou plusieurs roues du genre de celles que nous avons appelées parasites, roues dont l'eflet est seulement de changer le sens du mouvement transmis.

diaire;surcemême arbre intermédiaire se trouve un deuxième pignon b, qui transmet à son tour le mouvement à l'arbre de la roue B : cette roue sera, si l’on veut, la roue extrême du train que nous considérons. -

Adoptons l’usage de représenter le nombre des dents d’une roue par la lettre même qui nous sert à désigner celte roue : le rapport de la vitesse de l'arbre intermédiaire à celle du pre- • mier arbre sera, en tenant compte du changement de sens,

on aura de même, du dernier arbre à l’arbre intermédiaire, le rapport

Donc le rapport des vitesses des arbres extrêmes est égal à la fraction

ab

ÂB'

S'il y avait un plus grand nombre d’arbres, on arriverait à réduire la vitesse dans une proportion plus considérable, le rapport des vitesses extrêmes étant toujours déterminé de la même manière.

Canons . — Les arbres («) et (B) sont quelquefois concentriques : c’est le cas qui se présente dans la minuterie des horloges; l’un de ces arbres est creux, et prend le nom de canon. Il tourne sur l'autre à frottement doux.

On peut aussi relier deux roues dont les arbres sont concentriques, en n’employant qu’une seule roue d'angle ( Jig . 190)5 l’arbre intérieur et le canon tournent alors en sens inverse, tandis qu’avec le dispositif de la fig. 189 les deux rotations sont de même sens (*).

(*) Il faut remarquer que la roue (*) de la fig. 190 est une ro\ie parasite, de sorte que le rapport des vitesses des deux roues a et A dépend uniquement

du rapport Rien n’empôclic d’ailleurs d’avoir sur l'arbre intermédiaire, au

lieu de la roue unique a, une roue B et un pignon b\ le rapport des vitesses . »

serait alors — —

Page 1