‹ Cours de mécanique et machines professé à l'Ecole polytechniqueChapitre 7 sur 170 · CHAPITRE 1. MOUVEMENT SIMPLE Tl’ttN POINT. î · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. MOUVEMENT SIMPLE Tl’ttN POINT. î

phique les résultats bruts de l’expérience. Les notions les plus élémentaires de la continuité des lignes courbes ne permettent pas à une erreur un peu grave de passer inaperçue; les particularités remarquables de la loi qu'on étudie se trouvent mises bien nettement en évidence par les diverses affections géométriques de la courbe; les erreurs qui proviennent du défaut de précision de la méthode d’observation, du moins les erreurs non systématiques, se corrigent tout naturellement par le tracé même de la figure.

Enfin, la comparaison de celte figure avec les principales courbes connues, paraboliques, hyperboliques, logarithmiques, trigonomélriqucs, etc., facilitera, s’il y a lieu, la recherche de l’expression analytique de la loi.

Application au mouvement uniforme, — La courbe des espaces est une ligne droite (fg. 5). L’ordonnée à l’origine de celle droite est la distance j», positive ou négative, qui sépare le mobile, à l’instant initial, de l’origine des espaces sur la trajectoire.

Le coefficient angulaire de la droite des espaces fait connaître la vitesse en grandeur et en signe. Pour avoir la vitesse en mètres par seconde, il faut porter, à partir d’ûa point quelconque. m et parallèlement à l’axe deS temps, la longueur nip qui représente une seconde à l’échelle adoptée. La perpendiculaire pm! donne la vitesse, à l’échelle des espaces.

Tous les problèmes auxquels donne lieu le mouvement uniforme se trouvent résolus par la théorie de la ligne droite, à laquelle on peut se contenter de renvoyer pour tous les dé-; tails. Exemple :

Problème. — Connaissant les positions d'un mobile à deux époques données, et sachant d'ailleurs que son mouvement sur une ligne connue est uniforme, trouver l'équation de ce mouvement.

Prenons à volonté l’originè des distances et celle des temps, et soient :

et s,, les distances à l’origine O des deux positions connues;

/, et t,, les temps écoulés depuis l’instant initial jusqu’à ceux qui correspondent à ces deux positions.

aG PREMIÈRE SECTION. CINÉMATIQUE PURE.

•Au moyen de ces données, on trouve

d’où

ou

Vitesse dans le mouvement varif. — Dans le mouvement varié, la courbe des espaces est une courbe quelconque [fig.ü). Considérons deux points, m, ni', de celte courbe; la différence qm' des ordonnées correspondantes aux temps /' et / représente l’espace parcouru pendant le temps t' — l; et, si cet espace avait été parcouru d’un mouvement uniforme, on aurait eu, pour figurer la loi des espaces pendant le temps t ' — l, la droite mm' au lieu de la courbe qui joint ces deux points. La vitesse de ce mouvement uniforme aurait été donnée par

le rapport r ~j -, égal au coefficient angulaire de la corde mm' :

ce rapport est ce qu’on peut appeler la vitesse moyenne du mouvement varié, correspondante au point M de la trajectoire et à l’intervalle de temps pp'; cette quantité est une fonction à la fois de l’époque t et de l’intervalle considéré t' — t. Mais si l’on conçoit que cet intervalle et la longueur pp' diminuent indéfiniment, la corde mm' tendra vers une position limite, qui est la tangente à la courbe des espaces au point m. En même temps la vitesse moyenne, le coefficient angulaire

de la corde, tendra vers une limite, qui ne dépendra plus

que du temps t, ou de la position du point M sur la trajectoire.

Cette limite, ^ ou /'(<)> est ce que nous appellerons la

vitesse du mouvement varié à l’époque t.

L’élément ds étant positif ou négatif suivant que le mouvement est dirigé dans le sens des s positifs ou dans le sens

opposé, l’expression ^ fait connaître en même temps la grandeur, et, par son signe, le sens de la vitesse. C’est la vitesse

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