CHAPITRE IV. COMPOSITION DES MOUVEMENTS d'un SOUDE. I 5g
La ligne ainsi déterminée n’est autre chose que l’axe de rotation glissant.
On déduit de l’équation précédente
pli cos », r . qh cos q, r
en ayant égard à la relation évidente
Donc
car
r = pcosp, r-{-q cos q, r .
3 p cos p, r col p, r
i — z q cos q,r cot q,r
p sin q, r
Q sin p, r
Pour construire z, inscrivons dans la projection horizontale de l’angle des axes donnés, et perpendiculairement à l’axe de la rotation résultante, une longueur P, Q, = P Q — h; cette ligne est divisée au point I dans le rapport demandé. En effet, on a
QI == Q, I cot q , r =• IP, cot p, r,
d’où
IP, ~ h — z
Scolie. — Quand les axes sont rectangulaires, les angles désignés par p, r cl q, r sont complémentaires; donc
£ = cot p,r= — L=> col q, r
Théorème. — L'axe de rotation {'lissant divise la plus courte distance des deux axes, supposés rectangulaires, dans le rap~ port inverse du carré des vitesses p et q.
Autrement : les vitesses angulaires des deux arbres sont entre elles inversement comme les racines carrées des distances des axes à l’axe instantané (*).
(*) Et non comme ccs distances elles- mômes, ainsi que l'ont écrit plusieurs auteurs.
l6o PREMIÈRE SECTION. — CINÉMATIQUE PinE.
Problème X. — Déterminer les deux surfaces réglées que décrit l'axe instantané dans l'intérieur de chacun des deux corps.
Considérons seulement le cas où le rapport - est conslam :
l’axe instantané est fixe dans l’espace, mais il ne l’est pas dans les deux corps; et ses positions successives tracent respectivement deux hyperboloïdes de révolution qui, dans le mouvement, se louchent constamment tout le long de la génératrice commune.
Scolie. — Il est facile de vérifier à posteriori que ces deux surfaces satisfont à la condition nécessaire cl suffisante pour le raccordement des hyperboloïdes de révolution.
En effet, les rayons R et R, des cercles de gorge de ces hyperboloïdes sont respectivement égaux à z cl h — z ; les inclinaisons i et i, de la génératrice sur chaque axe sont les ongles que nous avons désignés par q, r et p, r. Donc, l’équation
s cot q,r=(h — z) col p, r
revient à la relation que nous connaissons :
R col i = R, cot i,.
§ XV. — Théorie analytique de la rotation