Baromètre. 'L a pression atmosphérique se mesure par
le baromètre, h étant la hauteur barométrique , Ily, le poids d’un mètre cube de mercure à la température actuelle , la pression par mètre quarré de l’atmosphère étant désignée par on a attendu que la partie ■supérieure du tube
étant complètement vide, la pression y est nulle. Il n’en serait pas de même si, au lieu de mercure, on employait un liquide donnant à la température actuelle une vapeur sensible.
Si la température est o“, la valeur de 11 m est Si la
température centigrade de mercure est x, sachant que le coefficient de la dilatation cubique de ce métal est u» <'ii
conclut 11 m = iSSgS - := i 35 g 8
* 555 li
dm. -55^)4. [.. 5 ]
La quantité — '• 5g ■ - J h est la hauteur barométrique
ramenée a la température zéro. Sa valeur moyenne au niveau de la mer est o™,76; celle de î’. y est donc iSSgS X o^jyô ou 10334''*. Nous représenterons, pour abréger, cette quantité par JJ., et la formule précédente deviendra
xJ 0,76 J*"’
üe la différence des pressions supportées par les parois , intérieure et extérieure, du tube barométrique, il résulte que
At>PAI(KlLS UIVEKS. 2()7
si l’on y pratiquait un trou capillaire, l'air s'introduirait par là dans le tube, et le mercure descendrait dans la cuvette.
420. Lorsqu’un fluide élastique est contenu dans un vase clos , on peut mesurer sa pression au moyen d’nn baromètre dont la cuvette est en communication avec l’intérieur du vase. Si la pression à mesurer est faible, la branche fermée du baromètre peut être courte. La formule applicable est la même que ci-dessus.
421. Manomètres à air libre. Quand on vent connaître de combien la pression d’un fluide occupant un espace clos diffère de celle de l’atmosphère, on mesure la différence à l’aide d’un tube appelé improprement manomètre (*) à air libre {fig. 5p), ou par des dispositions analogues. La différence de niveau h' multipliée par le poids dn mètre cube du liquide employé dans le manomètre donne la différence de pression cherchée, laquelle doit être ajoutée à la pression atmosphérique ou en être retranchée, selon le cas.
Quand la différence à constater est grande, le liquide employé est le mercure.
422. Quelquefois on se sert d’un tube plusieurs fois recourbé (Jig- 6o) contenant du mercure dans les parties inférieures, et de l’eau dans le reste du tube : si les espaces AB, CB', C'B", C"B"', sont pleins d’eau, èt les espaces BC, B'C', B"C", B"'C"', pleins de mercure, la différence de pression par mètre quarré entre les points A et C'" est égale au poids du mètre cube de mercure multiplié par la somme des différences de niveau de B à C , de B' à C', de B" à G", et de B'" à C'", moins le poids du mètre cube d’eau multiplié par la somme des différences de A à B, de G à B', de G' à B', et de C" à B'".