‹ Cours de mecanique ou resume de lecons sur la dynamique, la statique et leurs applications a l'art de l'ingenieurChapitre 3 sur 129 · DIVERSES JIRANCHKS DE LA MECANIQUE · texte numérisé non relu

DIVERSES JIRANCHKS DE LA MECANIQUE

exclusivement à un petit nombre de savants. Il n’en est pas de même des trois autres, qui, en raison 4e leur utilité pratique, sont devenues, sous la dénomination collective de Mécanique appliquée, des parties essentielles de la Science de V ingénieur, et qui, étant fondées sur des données expérimentales, et sur les propositions les plus faciles de la Mécanique rationnelle, n’exigent, avec l’aptitude pour le raisonnement mathématique, que des études comparativement peu étendues, surtout lorsqu’elles s’arrêtent aux faits les plus généraux.

La Mécanique appliquée, réduite aux trois parties que nous venons d’indiquer, diffère en plusieurs points très-importants de la Mécanique usuelle ou industrielle, qui est la connaissance des propriétés des machines et des procédés employés pour les construire. Nous allons expliquer succinctementcette différence.

Une machine est en général composée de plusieurs pièces, les unes fixes, les autres mobiles, dont la liaison est telle que, si l’on imprime à l’une de ces pauies un certain mouvement, on produit par cela même des mouvements déterminés dans les autres pièces mobiles de l’appareil. Les effets de ce genre portent le nom de transmission de mouvement, et la connaissance des divers moyens employés pour les obtenir conduit à l’art d’exécuter, à l’aide d’un moteur sans intelligence, des opérations auxquelles l’adresse de la main la plus exercée pourrait quelquefois ne pas suffire. La partie de la Mécanique industrielle qui considère principalement dans les machines les relations auxquelles sont assujettis les mouvements divers de leurs parties, sans s’occuper de calculer les causes extérieures de ces mouvements, c’est-à-dire l’intensité du moteur et des résistances, pourrait s’appeler la Mécanique géométrique, parce que les procédés très-variés et souvent fort ingénieux qu’elle emploie sont fondés sur les règles de la géométrie. L'étude spéciale de ses nombreuses combinaisons n’appartient pas proprement à la Mécanique appliquée, qui n’exige que les notions les plus simples sur les transmissions de mouvement, pour fournir des exemples à la Théorie dynamique des machines. Nous appelons ainsi la science qui soumet au calcul les forces que les machines reçoivent ou exercent, soit dans leur rnou-

INTRODUCTION

vement, soit dans leur état d’équilibre, et qui sert de guide dans l’emploi des moteurs que la nature met à la disposition de l’industrie: sans elle, la Mécanique géométrique, dont la grande utilité est d’ailleurs incontestable, deviendrait souvent infructueuse.

Une autre partie de la Mécanique industrielle est relative à la Construction des machines ; elle comprend l’étude des propriétés des matériaux , l’art de les assembler, et les règles propres à déterminer la ligure et les dimensions de chaque pièce d’après sa fonction ; la théorie de la stabilité des constructions lui prête un très-utile secours, mais ne la constitue pas tout entière.

Enfin, la Mécanique industrielle embrasse, sous le nom de Technologie mécanique, les connaissances concernant les instruments dits machines-outils , qui, conduits par les appareils de transmission de mouvement convenables dans chaque cas , exécutent immédiatement les diverses opérations de l'industrie, y compris même la fabrication perfectionnée des machines. Telles sont les machines à presser, à percer, à laminer, à graver, à pulvériser, à filer, à tisser, etc., etc. Les objets dont s’occupe cette partie de la Mécanique industrielle sont le principal but auquel tendent les autres; mais la science possède à leur égard peu de préceptes généraux , et ils appartiennent pour la plupart à l’enseignement descriptif et à l’expérience.

Cette rapide énumération suffit pour faire entrevoir la multitude des considérations théoriques, des faits, des procédés qui peuvent se ranger sous le titre général de la Mécanique.

Les leçons dont nous présentons le résumé ont pour sujet spécial la Mécanique calculée de l’ingénieur ; elles énoncent et démontrent les vérités rigoureuses, les théorèmes généraux les plus importants de la Mécanique rationnelle; elles exposent ensuite les méthodes approximatives qui constituent la Mécanique appliquée, et qui, avec l’aide des données de l’expérience, servent à résoudre par le calcul, au point de vue de la pratique , les questions relatives aux constructions fixes, aux machines et à l’hydraulique.

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