SEPTIEME LEÇON
FLUIDES SÉCRÉTÉS PROPREMENT SüEüR. SALIVE. — • BILE. ÜBISE,
Les liijuides sécrétés sont : les uns acides, les autres alcalins. De là une théorie électro-vitale que l’on a tenté ‘d’établir en considérant comme organes électro-négatifs les glandes qui sécrètent un fluide acide, et coninie .organes électro-positifs celles qui produisent un liquide alcalin. Quelques physiologistes se sont laissé séduire par cette théorie, à laquelle j’ai moi-meme fourni des arguments par mes expériences sur les manifestations électriques que l’on recueille, lorsqu’on plonge l’un des pôles du galvanomètre dans un organe alcalin, le foie par exemple, et l’autre pôle dans un organe acide, tel que l’estomac; mais ces expériences ne sont que spécieuses à l’égard de la théorie électro-cliimique des sécrétions , ainsi que je l’ai déjà rappelé précédemment; elles n’établissent nullement l’existence d’un courant électrique entre les organes. îndépendamraent des raisons indiquées plus haut, il y aura toujours une grande différence entre le fluide nerveux et le fluide électrique, par ce seul fait qu’une ligature appliquée sur un nerf interrompt l’an, tandis qu’elle livre passage à l’autre. Quant aux expériences dans lesquelles
FLUIDES SÉCRÉTÉS PR0PRE3IENT DITS. 207 OU a tente de suppléer l’aetion nerveuse par rélectricité, elles ne prouvent nullement l’identité des deux agents. Il est très-probable que l’éleetricité n’agit dans ces cas que comme excitant, et non comme l’analogue du fluide nerveux.
Nous allons passer en revue les différents fluides de sécrétion, nous arrêtant fort peu aux uns, sur la nature desquels l’inspection microscopique nous fournit très-peu de renseignements , et entrant au contraire dans beaucoup de détails à l’égard des autres, que l’on ne peut étudier à fond qu’avec le secours du microscope.