‹ Cours de minéralogieChapitre 148 sur 327 · EXEMPLES DE MACLES · texte numérisé non relu

EXEMPLES DE MACLES

en chevrons se correspondent verticalement en liant et en bas d'une même face e1, au lieu d'alterner comme dans le polyèdre non maclé de la figure m/). La calcite offre aussi (fig. ;<>) l'exemple de deux rhomboèdres p, maclés par hémitropie normale suivant une face

Fig. 320.

Lrallèle

Il 12)

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Fi,-. :{•.

Fig. 3a

Systèmes rhombique et monoclinique. — Dans le système rhombique, une macle très connue est celle de l'aragonite, où le plan de jonction «si lune des faces du protoprisme. Concevons (lig. 323) la section droite d'un cristal allongé suivant g* et couronné par un brachydôme e1. Soil AB le plan de jonc-

Pig. 3a3.

Fig. 324-

Fig. 325.

Fig. 326.

tion, parallèle à l'une des faces m. Après la rotation, les deux individus forment, suivant l'arête projetée en A, un angle rentrant (fig. ï'i'x). Assez souvent cette macle se répète plusieurs fois, soit en sens alternatifs, donnant lieu à une sorte d'escalier, soit dans le même sens, en faisant naître une espèce de polyèdre annulaire, où tous les angles rentrants sont tournés du même côté.

Comme exemple d'hémitropie dans le système monoclinique, nous citerons le gypse. Un cristal simple (fig. 3a5), offrant les faces m, ^ et av est coupé en deux parties par un plan parallèle à A1. L'une des moitiés du cristal tourne de i8o° autour de la normale à h1 et vient se placer en regard de la précédente (fig. 3a6). Parfois même la macle se double (fig. 'i*']), chacune des moitiés se prolongeant à travers l'autre.

Au lieu d'une hémitropie suivant A1, il peut y avoir, comme dans la mucle de Mnnebach (ou de Four-la-Brouque) de l'orthose (fig. 3*8), hémitropie normale avec p pour face de jonction. Comme dans le cas précédent, les faces a1 des deux individus de la macle sont dans le prolongement l'une de l'autre.

DE LAI'PAIIENT. COURS DE MIN KR.VLOCIE .

Certains cristaux monocliniques, notamment l'orthose, sont mariés paraccolement suivant g1, avec hémitropie autour de la normale à g1, c'est-à-dire de l'axe binaire. Aussi les deux réseaux coïncident-ils absolument après la rotation et l'on ne s'aperçoit de la macle qu'à une ligne de suture qui, sur les faces de la zone pli1, sépare les deux individus composants.

Enfin l'orthose olfre encore un cas qui s'éloigne sensiblement des précédents, celui de la macle de Carlsbad (fig. 3^y). Deux cristaux, formés des faces j>, m, „t et «k, se pénètrent mutuellement, ayant leurs faces g1 parallèles, mais tournues en sens inverse, comme si l'un d'eux, primitivement orienté de la même manière que l'autre, avait tourne de 180 degrés autour d'une parallèle à l'arête mm. Ici donc il v a encore hémitropie, mais l'axe de cette

Fig. :te«.

Fig. 3:!.,.

hémitropie est situé dans le plan de jonction, au lieu de lui être perpendiculaire, comme dans tous les exemples précédents.

Système triclinique. — Des hémitropies très caractéristiques s'observent dans les feldspaths tricliniques. La première est la itmcle dite de VAlbite.

Représentons (fig. 33o) la coupe, par un plan normal à g4, d'un cristal triclinique réduit aux faces p et g1, lesquelles ne sont pas perpendiculaires l'une à

Fig. :\:v,.

i ig. :;::,.

Fig. 33a

l'autre. Coupona ce cristal, en son milieu, par un plan parallèle a ,;*' et faisons tourner la moitié' de droite de i8o° autour de la ligne ON, normale à ce plan. Apr< - la rotation, I angle aigu A se sera transporté en A' et les faces /> des deux moitiés formeront, d'un côté un angle rentrant, de l'autre un angle saillant. Vu ,.,, perspective, un cristal d'albite ii^r. 33i), coupé en deux suivant la ligne ponctuée et Boumis ■< cette bémitropie, offre après la rotation l'aspecl de

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