ORTHOSE
De plus, les faces g* de cet te variété se montrent ternes et parfois recouvertes d'un léger enduit de ripidolite. La eone mg*gl est striée parallèlement à son axe. Les cristaux d'orthose soni généralement allongés suivant le plan de symétrie g* et, le plus souvent, l'allongement a lieu parallèlement à l'arête p-s . Aussi,
Fig. 384-
ffx
Fig. 385.
grâce à la prédominance des faces p et g1, qui sont perpendiculaires 1 une à l'autre, beaucoup de cristaux ont-ils l'apparence de prismes quadratiques à sommets trièdres (fig. 386).
Les macles de l'orthose sont fréquentes. On distingue :
i llémitropie avec g1 pour face de jonction et la normale à g* pour axe. Cette normale étant un axe de symétrie, rien n'est changé à la disposition des réseaux, qui se poursuivent d'un cristal dans l'autre, et la macle ne se révèle que par une ligne de suture.
2° Plan d'assemblage parallèle à p et axe normal. 11 en résulte (Gg. 38;), d'un côté des angles rentrants, de l'autre des angles saillants. L'ensemble des deux cristaux possède, en sus
Fig. 387.
Fig. 388.
de g1, un plan de symétrie dans la face p de jonction. C'est la macle dite de Manebach ou aussi de Four-la- Brou que La figure 388 représente cette macle dans le cas où les cristaux portent les faces a] et '/l/2, les faces m étant subordonné^.
3e Plan d'assemblage parallèle à g* et rotation apparente de i8o° autour de l'arête mm. C'est la macle de Carlsbad (fig. 38<j), dont nous avons déjà donné l'explication (i). Cette macle s'aperçoit très bien dans les cristaux engagés au
(i) Voir plus haut, pp. 3;2. 336.
SILICATES DES HOCHES ACIDES
Fig. 3ou. — Portion de granité de la Nièvre, montrant l'orlhosc (0) en macles de Carlsbad, associé à l'oligoclase (O'j en minces lamelles hëmitropes. ÎSicols croisés. — Grossissement : 80 diamètres. — D'après MM. Fouqué et Michel-Lé vy.
milieu de la pâte des roches; car la surface de la coupe rencontrant les plans successifs de clivage d'une manière différente dans les deux cristaux accouplés, on voit ces plans miroiter en escalier dans l'une des moitiés du groupe, tandis que l'autre reste terne.
Fréquente dans les granités et certains porphyres quartzifères, la macle
de Carlshad atteint d'assez grandes dimensions dans les trachytes, mais surtout dans quelques granités porphyroïdes, comme celui de Ros- Irenen (Bretagne), où les cristaux, d'ailleurs très impurs, ont parfois plus de dix centimètres de longueur. Souvent celte macle a lieu entre deux cristaux qui portent les faces p et a1. Or l'angle aigu phs étant de 63°53', tandis que a1 h1 est de 65°47', *' ;u*r've souvent que les deux faces voisines a1 et p s'accommodent ensemble, par une légère variation d'inclinaison, en se mettant
dans un même plan. Ce cas se réalise à l'île d'Elbe; mais on ne le retrouve pas dans les cristaux d'adulaire.
La macle de Carlsbad, très fréquente dans l'orthose des roches, se traduit en plaques minces, aux niçois croisés, par la juxtaposition de deux larges bandes, dont l'une est éclairée quand l'autre est obscure (0 de la fig. 3o,o).
'i" Plan d'assemblage parallèle et axe d hémitropie normal au clinodôme e1/.,. 1 > a n s cette macle, dite de Baveno (fig. 'tyi, 392), les deux cristaux associés offrent généralement l'aspect d'un prisme à peu près quadratique; car l'angle g* ex 1 1 étant de îV'V, l'accouplement de deux biseaux g1 e1/., donne lieu à un angle g1 XS de 9o°6'. Dès lors la macle ne s'aperçoit que dans la cassure transversale, ou encore grâce a I inégale constitution des deux extrémités.
Le clivage, parfait suivant/?, esi un peu moins facile suivant g1; très difficile suivant™; quelques cristaux ont une tendance à la séparation facile, suivant une direction voisine «le //' et la variété Murchisonite se clive suivant a1/.,. La ire est variable, conchoïdale ou esquilleuse. Éclal vitreux, nacré but p.