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ORTHOSE

Opt. Plan A.O. le plus souvent une des face de la zone p //'. La Biss. négative nt,, lixe et située dans g-1, fait avec />g* un angle de -+- 5° et avec ///g1 un angle de — 690.

Dans les ortboses non déformés par la chaleur, g1 contient nm, el n9 coïncide avec phx Dans les orthoses déformés, ng et nm permutent. On a p> v tant que les axes sont perpendiculaires à g4 et p <e dans le cas contraire. L'écartement des axes est très variable, aV varie de o° à 700. Ce dernier chiffre, qui correspond à iYl= iao°ia', a été obtenu pour un adulaire. L'angle est toujours faible dans l'orthose déformé. L'écartement des axes est influencé par la chaleur; la modification devient permanente au delà d'un certain degré (600 à 10000).

nQ = i,5a6o; n,„ = 1 ,5a4 (raie D) ; //;, = 1,5190.

Ch. Les lamelles d'orthose fondent difficilement au 1 lialumeau en un verre bulleux. L'espèce est inattaquable par les acides (sauf l'acide fluorhydrique) et donne un squelette de silice avec le sel de phosphore.

On distingue dans l'orthose les variétés suivantes : Adulaire ou orthosc limpide, en beaux cristaux hyalins ou partiellement imprégnés de chlorite, à éclat vitreux très prononcé (Saint-Gotbard) ; Pegmatolite ou ortbose commun, laiteux, le plus souvent rose-chair ou blanc jaunâtre, des roches granitiques et porphyriques, en particulier des pegmatites; Sanidine ou Feldspath vitreux, variété propre aux roches volcaniques, et caractérisée par une plus forte teneur en soude, ainsi que par un fendillement marqué sur p et sur g1 (fig. 3<j3). Cette variété a des angles un peu différents de ceux de l'orthose type, conduisant à R. A. = <>, 653 : 1 : o,55a avec p/i1= 1 16° et mm= ii9°i6' à ii9°32'. L'angle iE peut être nul. C'est à la sanidine que paraît devoir être rattaché VEisspat/t du Vésuve, en lames hyalines aplaties suivant g'.

A ces variétés principales il convient d'ajouter : l'orthose opalisant, avec des jeux de lumière spéciaux sur//1, attribués a l'intercalation de très nombreuses et très fines lamelles d'albitè (1); l'orthose aventuriné, avec intercalation de petites lamelles d'oligiste et contribuant, de concert avec l'oligoclase, à former ce qu'on appelle la pierre de soleil ; la pierre de lune de Ceylan, à reflets nacrés, etc.

Dans l'adulaire domine ordinairement la macle de Baveno, tandis que la pegmatolite offre en général la macle de Carlsbad el la sanidine une combinaison de cette macle avec l'hémitropie normale à g1.

Les roches nommées pétrosile.r, obsidienne, ponce, rétinite, peuvent être, au

(1) Cetle indication ne doit être donnée que sous réserves, les auteurs rapportant aujourd hui cette variété à Yanorthose.

Fig. 393. — Sanidine | macle de Carlsbad), montrant le fendillement caractéristique de l'espèce. Niçois croisés. — Grossissement : 80 diam. — D'après MM. Fouqué et Michcl-Lévv.

moins en partie, considérées comme des variétés compactes d'orthose, où domine la texture amorphe.

On connaît des pseudomorphoses par altération d'orthose en kaolin ou muscovite, avec séparation de quartz.

Dans les roches, les petits cristaux d'orthose sont le plus souvent allongés suivant la zone négative pg1, et offrent la macle de Carlsbad. Les microlithes simples s'éteignent, dans cette zone, suivant des directions qui font avec leur longueur des angles variables entre o° et 5°. Deux lamelles hémitropes s'éteignent en même temps. L'aplatissement a lieu suivant g1.

Quelques cristaux sont allongés suivant /<' g1, avec extinctions variables, dont la valeur, pour g1, est de 210.

Utilisé pour la fabrication de la porcelaine, l'orthose olfre de l'importance, au point de vue agronomique, en raison de sa richesse en potasse.

On peut rattacher à l'orthose, malgré une teneur en silice qui ne dépasse pas 46 °/0, le feldspath barvtique dit Hyalophane, où l'on observe de i5 à 20% de baryte avec 7 à 9 °/0 de potasse. Ce feldspath appartient au même système cristallin que l'orthose et offre presque identiquement les mêmes angles. Ainsi mm =. 1 i8°.|i' et le clivage est parfait suivant p.

20 Micro cline. K2Al2Si6016. — P. S. = 2,5', à 2,58. — D. =6.

S. trielinique. R. A. = 0,649 : 1 : o, 5 j. Angles des arêtes du parallélépipède fondamental : yxz=go0ijr; ar*=n5°5o'; ry = 8g05y ; principaux angles dièdres : mt= ii8°3i': pm = 1 1 i0!?' ; m g1 = iicj0ii'; pgl = ç)o°i6'.

Le Microcline est un feldspath trielinique à base de potasse, de composition identique avec celle de l'orthose, offrant aussi les clivages p et g1, mais où l'angle pg\ au lieu d'être exactement droit, est de 90°i6'. Si cet angle ne peut pas toujours être mesuré, du moins on constate l'inégalité des clivages m et t. De plus, les lames parallèles à p, au lieu de s'éteindre suivant p g1, ont une direction d'extinction qui fait avec cette ligne un angle de -h 5°. C'est aussi de <|ue la direction d'extinction des lames parallèles à g1 est inclinée sur pg4.

Le Microcline, qui abonde dans les pegmatites (Oural, Colorado, Pennsylvan: le presque toutes les propriétés extérieures de l'orthose.

Opt. Signe négatif. Biss. n,, voisine de pg1. Le plan A. O., presque perpendiculaire .1 p, esl incliné de 82 à 83° sur g1 et l'on a 2V = 83°,7; 2H = 88°, 7 avec p > 9\ n0 = 1 ,029 ; nm = i, 5a6 ; Rj, = i,5a3.

Les angles -I extinction des microlithes allongés suivant/^'1 varient, pour la zone pg*, entre o" et 160.

Les cristaux de microcline sont en général formés de lamelles extrêmement

mine.-., macléee suivant g1, ce qui fait naître sur p et sur le> hémiorthodômes

Stries fines, parallèles, sur p, à pg1. Souvent les lames de microcline se

MICROCLINE

I'Il'. 3g4- — Quadrillage du microclinc aux niçois croisés. Grossissement :

30 diamètres. — D'après MM. Fouqué et Michel-Lévy,

montrent, au microscope polarisant, quadrillées à angle droit (fig. <()'i I111 suite de la coexistence de deux séries de lamelles hémitropes, les unes conformes à la loi de l'albite, les autres pour lesquelles le plan d'assemblage est très voisin de a */; • Dans ce dernier cas, la face d'accolemenl fait, avec I arête pg1, un angle de 990 dans L'angle obtus \>h\ Comme, pour 4e microcline, la normale a ,;•' diffère à peine de l'arête ph*, les lamelles de chacune 'les deux séries, qui ont tourné autour de leurs axes respectifs d'hémitropie, se retrouvent, après cette rotation, avec des orientations optiques presque identiques et doivent s'éteindre ensemble connue font celles qui appartiennent à la position initiale.

Ce quadrillage s'observe nettement dans toutes les sections de la zone pli1, excepté, bien entendu, pour celle qui se trouve parallèle à la face d'accolemenl dont il vient d'être question. D'ailleurs, l'angle pg1 étant presque droit, les lamelles conformes à la seconde loi ne font pas naître de stries appréciables sur g1. Ce n'est donc que par la disparition du quadrillage qu'on

peut préciser la position de cette face d'accolement. D'autre part, le même effet de cloisonnement peut quelquefois être produit par des lamelles d'orthose intercalées. On remarque en outre que les bandes hémitropes du microclinc ne sont jamais très nettement délimitées, ce qui distingue l'espèce de tous les autres feldspaths tricliniques. Il en résulte, en plaques minces, un aspect moiré.

Au microcline appartient, avec ce qu'on appelait autrefois l'orthose rose-chair de Baveno, Y Amazonite ou pierre des Amazones, d'une couleur vert-émeraude que la calcination fait disparaître. Cette variété est formée d'une association de lamelles à peu près parallèles à//1 avec d'autres maclées parallèlement à pg1, ce qui fait naître un réseau sur p et sur a1.

La Perthite du Canada est un- agrégat lamellaire de microcline (ou d'orthose) et d'albite, l'un et l'autre rougeàtres, et la Microperihite est une association du même genre, à lamelles hémitropes excessivement fines, qui lui donnent sous le microscope un aspect fibreux.

M. Michel-Lévy a montré (1) que les propriétés optiques de l'orthose pouvaient se déduire de celles du microcline, si l'on supposait que ce dernier présentât des associations submicroscopiques de lamelles hémitropes, suivant les deux lois énoncées. L'orthose ne différerait donc du microcline que par une moindre dimension des éléments simples constituants.

3° Anorthose. — Depuis quelques années, on a reconnu l'existence d'un certain nombre de feldspaths, dont la symétrie diffère extrêmement peu de

(1) Les minéraux des roches, p. 83.

45j SILICATES DBS ROCHES ACIDES

celle de l'Orthose, mais dans la composition desquels domine la soude (6, :'» à M °/). Aussi les avait-on rangés d'abord sous la dénomination d' Ortliose sodique {Natronorthoklas). Postérieurement, on a établi que tous étaient réellement tricliniques, mais avec un angle pgl à peine différent de 900. On les groupe aujourd'hui sous la rubrique d'Anorthose (i), en les considérant comme des mélanges isomorphes du silicate de l'orthose avec celui de l'albite. On peut dire .pie ce sont des microclines sodiques, avec lamelles hémitropes suivant les deux lois de l'albite et du péricline. Comme on y rencontre quelquefois de la chaux, leur symbole peut s'écrire (Naa, K2, Ca) Al2Si6016.

Les données cristallographiques sont les suivantes :R. A. = o,636 : 1 : 0,547; psl=9n°i<S; ratr=i20°48'; tgl = ii9*i¥-; ph1 = 1 16°**' ; wg* = ii9°55'; Clivages : p parfait; g1 moins parfait, m très difficile. Par une exception que ne présentent pas les autres feldspaths, beaucoup de cristaux d'anorthosc sont allongés suivant la zone mt. Les extinctions de la zone pgl présentent un maximum de 90° et les lamelles hémitropes suivant la loi du péricline font axec pgl un angle de -t- '»° à+ n>°.

Signe Opt. négatif. aV = 46°; 2E=72° à 88°; n,= i,53o; nm=i,5a9;

np = i,5al ; p > c

Le poids spécifique varie entre 2,5? et 2,60. L'anorthose est inattaquable et

fond au rouge blanc.

L'espèce a été rencontrée dans les syénites à augite de Norvège, où elle formerait ce qu'on appelait autrefois Vort/iose opatisant, à cause de ses reflets chatoyants bleuâtres. On la signale aussi dans le Rhombenporplnjr de Scandinavie, la protogine du Mont Blanc et les laves de Pantelleria. L'anorthose de cette dernière localité se rnodiûe par la chaleur et parait devenir monoclinique entre 86° et 2640.

PLAGIOCLASES

La série des plagioclasea comprend plusieurs espèces, se distinguant les unes des autres par la nature et la proportion des bases dominantes, ainsi que par la quantité de silice qu'elles contiennent. Les rapports d'oxygène y sont progressivement décroissants, comme l'indique le tableau suivant (en tète duquel on a placé l'orthose et le rnicrocline, pour avoir sous les yeux tout 1 ensembledes feldspathides).

A mesure qu'on descend dans la série, les termes deviennent moins réfractai n -, tant a la chaleur qu'aux acides. Ainsi le labrador est partiellement et l'anoribite complètement attaquable par l'acide chlorhydrique. Sauf l'albite, les plagioclasea cristallisent facilement par fusion ignée.

,, 11 ,.i bon de se souvenir <|u.; le nom d'anortbose avait été emplojé antérieurement par quelqnei anteon pour désigner totu les plagioclaseï on feldspaths tricliniques.

PLAG10CLASES

ESPÈCES

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