RAPPORT D'AXES
A.N< iLE mm
Pgi
Illimité
go"
Chrondrodite
Humite. — P. S. = 3, 18 à '5,2'j. — D. =6,5. Clivage p; gi^ains ovoïdes. Incolore ou jaune, éclatante. Signe optique positif. A. 0. dans p. Diss. normale à g4.
Chondrodite . — Même composition (avec plus de iluor) et même signe optique que la Immite. P. S. = 3, 12 à 'î.20. D. = 6 à (>,j. Symétrie monoclinique. Jaune, brune ou verte, avec éclat résineux. Se trouve; en grains (d où son nom, ^ôvSpoç, grainj ou en cristaux arrondis dans le calcaire saccharoîde de la Finlande, notamment à Pargas, et en divers points des Etats-Unis. A. 0. dans un plan normal à g1, incliné de 3o° sur p. it9 =..1,639; «m— >)6i9; t?;, = 1,607.
Clinohumite de la Somma, en prisme monoclinique de 5<>"2',' : cristaux hémiédriques, jaunes ou blancs. A. 0. dans un plan normal à g1, incliné de 90 sur p. Même biréfringence que la Chondrodite.
Les trois espèces du genre humite sont solubles dans l'acide chlorhydrique.
Mallard considère les réseaux comme identiques. Le type rhombique serait dû à des maoles submicroscopiques entre les humites monocliniques.
FAMILLE DES SILICATES HYDRATÉS
Au premier rang, parmi les silicates hydratés, non exclusivement argileux, qui doivent leur origine au métamorphisme, viennent se placer des espèces
(1) Lacroix, Minéralogie de la France, p. î î r> . Par dérogation aux règles habituelles, on a mis en avant l'angle aigu de la base rhombe de la humite.
SILICATES DE METAMORPHISME
qui résultent habituellement de la transformation dos minéraux des roches basiques. La plus importante est l'Epidote.
Épidote. H2Ca*(Ala,Fe2)3Si6086, — P. S. = 3,3a à 3,5. - D. = 6à 7. — 36 à ',<>. SiO2; 18 à 29. A.l8,03; 7 à 17. Fe'O8; 21 à 25. GaO ; <>,i à 2,5 de perte au feu.
S. monoclinique. R. A. = i,58i : 1 : 1,806 (1 );/»/»=: 700 (2); p/i1 = n5°24/.
Combinaisons nombreuses; phlalcl (tig. »7<>); phWb1/^ (6g. i;i); la même
s.cJ \
et 2
Fig. i70.
Fig- 471-
avec/// fig. \--i). Principaux angles : bxfibiji = io9°35' sur g1 ; rt1//1 =: 128°! 8' ; a1/, A1 = 1 i',"3'; aiaifi = i54°i5';pa1=: 1 160 18' ; /h*1/, = i5o°57' et i^"',"'. Les cristaux sont presque toujours allongés et cannelés dans le sens de l'arête pli1.
Maries fréquentes par hémitropie autour d'un axe normal à //'. Dans ce cas, 1 extrémité du cristal simple de la figure '172 étant représentée dans la figure 17^, après la rotation on obtient l'aspect de la ligure \- \, où les deux faces />'/2 du haut forment un angle rentrant et les deux autres un angle saillant. Parfois le
second cristal ne forme (fig. 47>) qu'une mince lamelle hémitrope, au delà de laquelle apparaît la suite du premier cristal.
Clivages : p parfait; //' imparfait; cassure inégale.
Opt. Signe négatif. Propriétés optiques variables. A. 0. dans g* ; le plus souvent, 2V = 70° ; 2 H = g\°, 1 . Dispersion inclinée. Dispersion des axes nulle (Des Cloi/eaux). Cependant Rosenbuscb admel p v. Biss. faisant avec la clinodiagonaleunanglede — 6o°à — 620, -t-à-dire presque parallèle à A1 g4. na = 1 ,768 (rouge) ; nm =z 1,7V, ; //,,= 1 ,7-'><>. .Maximum de biréfringence, o,o56. Teintes de polorisation limpides et lavées. Verte, jaune, brune, noire-, en général, le vert bouteille ou le vert pistache
- données, acceptées par M. Zirkel, sont celles <y\\ résultent des travaux <!<• MM. Marignac el de Kokscbarow, Mallard admet, pour le rapport «J<s axes, la râleur 1 , .". s ', : 1 : r,64o, qui fait ressortir une symétrie-limite rhombique, car l'angle de l'axe vertical avec la hase devient alors égal ■< oo ■'>'. La base /> el les faces " sonl les mêmes dans les deux manières de voir : mais la face k* devienl « '/j pour Mallard, «' Be 1 ransforme en "' , el /•' j., de^ ienl d* '.,. — (3) Des Cloizeaux donne 69°56', 'I où résulte an rapport 'I axes un i>'-h différent, M. Michelin ■ admet ce chiffre avec i,583 : 1 : i,8i5
PIEMONTITE. ZOÏ.SITE
[Pistazite domine. Polychroïsme parfois énergique; vert émeraude à travers/?;
jaune à travers a1 ■'„ on a1/,. Beaucoup de cristaux d'épidote, observés à la lumière naturelle à travers />, ou taillés normalement à un axe optique, laissent apercevoir des houppes d'interférence, sous la forme de deux hyperboles obscures.
Au chalumeau, se gonfle et s'arrondit en chou-fleur; les variétés foncées riches en fer sont facilement fusibles. A peine attaquable avant calcination.
Fig.
L épidote se présente le plus souvent en groupes bacillaires, invariablement implantés . par une face g1, surtout dans les roches cristallines basiques. Elle est fréquente en Dauphiné (Oisanile, Delphinite), dans l'Oural [Puschkinite, Aclimatitè), en Scandinavie [Arendalite, Acantlnkon), etc.
Dans les plaques minces, I'Epidote est remarquable par la vivacité de ses couleurs de polarisation. Les cristaux, allongés suivant ph\ s éteignent parallèlement à leur longueur.
Etym. : iirtSôatç, accroissement, à cause de la dilatation qu'a subie la zone/;//1.
Piémontite. H2 Ca.Mn ' Mn2,Al2,Al2,Fe2 Si602C. D. = 6,5.
La Piémontite possède la forme cristalline de I'Epidote R. A. = 1,610 : i : i,833; mm = 690; p/tl = 1 i3°2i'), dont elle n'est guère qu'une variété manganésifère, pouvant renfermer de 14 à 24 °/0 d'oxyde manganique. Cependant son signe optique est positif. Couleur brun rouge ou rouge cerise. Facilement fusible. Réact. \~. Inattaquable. Se trouve à Saint-Marcel en Piémont, à Jacobsberg.
La Withamite est une piémontite qu'on trouve dans le porphyre rouge antique.
Zoïsite. Il-Ca; M- -Si6Oî6 — P. S = 3,22 à 3,36. — D. = <>.
S. rhombique. Pi. A. = 0,622 : \ : 0,346; /»/// = ii6°i6' à 117 >'.
Ordinairement en prismes g1, g2, gl/3, li\ //-, //', m, sans sommets distincts. Clivage g1 parfait. Signe opt. positif. A. 0. tantôt dans g1, tantôt dans p, avec angle uH de 42° a 7""- Dans le premier cas, □ < v ; dans le second z^>v. Biss. aiguë toujours normale à h1. n9z=z 1,702 ; n = 1,696.
5i2 SILICATES DE MÉTAMORPHISME
La Zoïs4te a exactement la composition de l'Épidote, sauf le 1er. Mallard la regarde comme monoclinique, mais rendue rfaombique par des macles répéautour de Taxe vertical pseudo-binaire.
* »iise. brune, verte et rose et dans ce cas très polychroïque {'I ladite); poussière blanche.
Se gonfle un peu et fond avec bouillonnement; difficilement attaquable.
La Zoïsite se présente dans les roches basiques, amphibolites, diorites, édogites. serpentines, etc., quelquefois aussi dans le granité et le micaschiste. Elle se forme également par altération du feldspath, en donnant naissance à ce qu on a nommé la Saussurite. Tel est le cas des saussurites compactes du Mont-Genèvre, d'Orezza en Corse, etc. L'altération du plagioclase dans le porphyre rouge antique fait naître de la Tbulite, qui détermine en partie la coloration de la roche, où se trouve aussi de l'Épidote rouge.
Et y m. : Dédiée au baron de Zoïs.
Ilvaïte. H2CaaFe*Fe2Sï*Oi8. — P. S. = 3,8 à 4,1 — D. = 5,5 à G.
S. rhorabique; R. A. = 0,66 : 1 : o,443. mm = n-2°'i8'; g3g9 = ;3045'; fl'rt' = ii2"',</ sur/»; bllibi/i&dj,= 1 î«>° i 1 ' et 1 i;0^;'. Combinaisons : mb^j/i1. tng^b1 . Clivages p et g1 assez nets.
Opaque; éclat métalloïde; noir de velours ou de poix. Poussière noire. Magnétique. Fond facilement au chalumeau. Réact. 48. Réact. 64, avec squelette de silice, et SH. Soluble en gelée dans l'acide chlorhydrique. Signe optique positif. A. 0. dans h\ Riss. normale à p. Indice moyen : 1,76. Se trouve en cristaux et masses bacillaires à l'île d'Elbe (d'où son nom) et en d'autres gisements, souvent associée, d'une manière intime, à l'amphibole.
\\ erner avait donné à l'espèce le nom de Liévrite.
A la suite des espèces qui viennent d'être décrites, nous rangerons deux genres importants de minéraux formant des paillettes, les unes flexibles, mais non élastiques, les autres dépourvues à la fois de flexibilité et d'élasticité, Le premier genre est celui des C/ilorites, le second celui des Clintonites. Dans la première édition de ce Cours, les Chlorites avaient été décrites à la suite des micas. Mais les travaux récents des lithologistes ont établi que, dans toutes les roches où les chlorites figurent comme éléments essentiels, ces minéraux sont toujours d origine secondaire et doivent leur naissance, soit à un phénomène de décomposition atmosphérique, soit au métamorphisme, chimiqueou mécanique. Rien d est donc plus naturel que de les réunir aux Clintonites, auxquelles les Chlorites Be relient d'ailleurs intimement par leur composition, comme par leur aspect extérieur, ainsi que le prouve le nom de Chloritoïde, justement appliqué; à 1 une des .spèces du genre Clinlonite.
PENNINB 543
GENRE CHLORITE
Le genre tics Chlorites (^Xûpoç, vert), ou des paillettes flexibles , mais peu ou point élastiques, a été divisé en trois espèces principales, toutes trois vertes et essentiellement composées, ainsi «pie les variétés <pii viennent s'y rattacher, de silice, alumine, magnésie, oxyde de fer et eau. (les trois espèces, qui sont la Pennine, le Clinochlore et la Ripidolite, dérivent, selon Mallard, de la même symétrie monoclinique, avec forme limite pseudo-rbomboédrique. Les données cristallographiques seraient: R. A. = <>,'>~- '. i : 2,277; phi==90°zo'. Les trois espèces auraient un clivage p très facile et présenteraient, par suite «le croisements de lames, des variations très considérables dans leurs propriétés optiques. Ainsi la bissectrice aiguë, sensiblement perpendiculaire à p, est tantôt positive, tantôl négative. Les axes optiques, <pii s'ouvrent dans g*, y fonl entre eux un angle 2V, variable de <>" à >5°. Le signe optique et l'écartement des axes varient souvent dans un même cristal.
Le polyrhn usine est constant dans les variétés colorées, qui se montrent «1 un jaune pâle suivant la bissectrice et d'un vert pale perpendiculairement à cette direction.
M. Tschennak distingue les Orthocldorites, en cristaux ou en lames définies, et les Leptoclilorites, généralement écailleuses et ne montrant leur cristallinité qu'au microscope. Au premier groupe appartiennent les trois espèces suivantes :
Pennine. H10Mg7Al2Si*O23 ou H8Mg5APSi3018. — 32,5. SiO2; 14. Al2Os; 7. FeO; 34,5. MgO; 12. II20. — P. S. = 2, 61 à 2,84. — D. = 2,5 sur le clivage; 3 sur les autres faces.
Combinaison habituelle : /jo '£'/., (fig. 476), donnant aux cristaux l'apparence de rhomboèdres tronqués par «'. La face de base est souvent triangulaire, d'où le nom de mica triangulaire donné à l'espèce par Haùy. L'angle du pseudo-rhomboèdre, formé par les faces bl/2ol, est de 6j"28'. Clivage très facile suivant la face p, généralement unie.
Opt. Réfr. de signe variable, le plus souvent négatif, avec Riss. normale à p. «0=1,577 ou '''"'J pour le rouge. np=^zi}S'j6. Les axes optiques, presque réunis, sont dans g1. Dispersion forte. Polychroïsme marqué dans les variétés vertes: vert émeraude par transmission normale kp ; brun ou rouge hyacinthe pour les plaques parallèles à l'axe vertical.
Eclat vitreux, vert noirâtre sur les faces des gros cristaux ; FiLr /-,-.
vert clair ou verl émeraude sur la base. Poussière onctueuse-
Ch. Réact. i'\. — S'exfolie, blanchit et fond difficilement en émail grisâtre. La poudre fine s'attaque complètement, à la longue, par l'acide chlorhydrique bouillant.
544 SILICATES DE METAMORPHISME
La pennine est ordinairement associée, dans un chloritoschisle amiantoïde du Valais, au grenat et à l'idocrase. On la trouve aussi dans le schiste micacé grisâtre de la vallée de Binn; à Ala (Piémont), elle accompagne le clinochlore et le diopside.
Etym. : Du nom des Alpes Pennines.
Clinochlore. ILMgcAPSi:,0«9 ou H^Mg'APSPO19. — 3o à ï ;. SiO9; i ', a i.,. Al'O»; Vi à 35. MgO; «> à 1.7. Ci'^O3; 1,4 à (i. FeO, Fe203; 11 à I2. h*0. — P. S. = a,65 à 2,78. — D.= i,5 à 3.
Symétrie monoclinique dominante.
Combinaisons : pd1/^/^/^/^; jwWVi^/i l*/»*'/»*1}. *7i*7i«7« (0-
Maries fréquentes, notamment par pénétration de trois individus, en rosettes hexagonales (fig. \~~). Clivage p très facile, non interrompu par les macles. Faces p miroitantes, quelquefois ondulées. Opt. Signe le plus souvent positif. A. 0. dans g1 ; 2E variable de ii° à 86°. Bissectrice aiguë faisant avec la normale à p un angle très faible. Dispersion Fig. 477. notable; p < v. Dispersion inclinée peu sensible.
Polychroïsme marqué pour les cristaux de l'Oural; mêmes teintes que pour la pennine. n,t = 1,596; nm = i,588; np = i,585. Transparent en lames minces. Eclat vitreux, légèrement nacré sur les clivages, vert poireau; vert clair (Ala); foncé (Oural, Tyrol). Poussière onctueuse. Ch. Réact. z3. S'exfolie, blanchit et fond sur les bords en émail blanc jaunâtre; se comporte comme la pennine avec l'acide chlorhvdrique.
Le clinochlore (c/ilorite hexagonale), en cristaux ou en lames empilées, tapisse des druses et des fentes dans les chloritoschistes, souvent associé au grenat rouge et au diopside (Ala).
Le clinochlore esl souvent enchevêtré avec la pennine, et les lames de clinochlore d'Ala offrent au centre un noyau uniaxe, entouré de bandes monocliniques, d'ailleurs peu homogènes.
Etym. : Le nom de clinochlore dérive du système cristallin de l'espèce. Au clinochlore se rapportent plusieurs espèces ou variétés dont les principales sont : la Tabergite bleu verdâtre de Suède, la Pyrosclérite vert émeraude, chromifère, la .Serpentine d'A/.er. jaune et transparente, la Chloriiclalqueu.se de Traverselle en Piémont, la Leu<htenbergiie,]a Corundophylliie, la Exmmerériie, la h'otschubeile, la Chlorite de Mauléon, etc.
rrespondenl à la forme primitive choisie par Mallard, qui aote </' b*ft de M. Zirkel el m de ]>■ - Cloizeaox; alors rf'rf1 = \ ■'>■'>-' et pd1 = u3"b-' ant, pa\ = io5°55' adj . rar g* = i43*3a'.
RIPIDOLITE 545
Ripidolite 111" ( Fe,Mg)*Al,Si30,1>. — P. S.=2,78à 2,96. — D.= 1 à i,5.
La Ripidolite, dont la véritable forme cristalline n'est pas déterminante, forme des tables hexagonales, biselées par des faces arrondies, et très facilement clivables, dont la composition comprend : a5 à 28. SiO2; ig à ï\. A120-; i5à 29. FeO; 1 '- à a5. MgO; 9 à 12. IhO.
Éclat vitreux; vert poireau, vert olive, veri d'herbe; poussière grise ou verdàlre. Signe optique le plus souvent positif.
La ripidolite cristallisée se compose presque toujours de lames hexagonales groupées en éventail ou en houles contournées, implantées, sur des cristaux d'adulaire ou de quart/., dans des fentes du gneiss. Les prismes tordus que forment les lamelles empilées constituent la variété Helminthe (que quelques auteurs rapportent au clinochlore).
La ripidolite cristallisée est hien plus rare que la variété écailleuseou grenue (Chloriie écailleuse), qui forme la masse des chloriloschistcs. Cette espèce fond difficilement sur les hords, au chalumeau, en émail noir magnétique, donne de l'eau dans le tube et est attaquable par l'acide chlorhydrique.
Etym, : ^<.iz\q, éventail, à cause delà forme radiée des cristaux.
Les Leptocltlorites comprennent un grand nombre de silicates hydratés d'alumine, de fer et de magnésie, en écailles vertes, souvent d'apparence hexagonale et de composition plus ou moins définie. Nous nous bornerons à citer la Dclessite (dédiée à Delesse) ou terre verte de beaucoup de porphyres; VAphrosiclcritc, qui contient \ î °/0 d'oxyde ferreux; la Thuringile, également ferreuse; la Stilpnomélane, avec 46 °/0. SiO2; 6. APO3; 35,5. Fe203; 1,7. MgO; 8,6. H20; la Métachlorite en masses lamellaires, etc.
Il convient de rappeler que M. Lacroix est disposé à ranger, avec les Leplochlorites, la Glauconie, dont il a été antérieurement question (1).
D'après la biréfringence, MM. Michel-Lévy et Lacroix répartissent les chlorites en trois groupes :
i" Biréfringence comprise entre 0,001 et o,oo5 (Pennine, Ripidolite). Les couleurs de polarisation sont : bleu foncé, violet lilas, rouge de cuivre, jaune laiton et, vu le croisement de lamelles submicroscopiques, il est impossible d'obtenir une extinction complète. C'est à cette classe que se rapportent les chlorites produites par la décomposition du mica noir, de l'amphibole, etc.
20 Biréfringence voisine de o,oo5 à 0,01 (Clinochlores). 3° Biréfringence voisine de 0,014 (Métachlorite, Delessite). En lamelles, en houppes ou en sphérolithes dans les vacuoles des roches basiques anciennes.
GENRE CLINTONITE
Dans ce genre se placent une série d'espèces où l'alumine, en proportion dominante, est associée au fer. à la magnésie et à la chaux. Toutes dérivent du
(1) Voir plus haut, p. Û2o.
DE [.APPARENT, COURS DE MINEHAI OC.IE , 35
546 SILICATES DE METAMORPHISME
métamorphisme de roches plus ou moins complexes, les unes schisteuses, les autres calcaire.-. Leur caractère est la tendance à former, au sein des roches encaissantes, des paillettes disséminées, analogues à celles des micas et des chlorites, mais dépourvues de toute flexibilité. M. Tschermak les a réunies sous le nom de Clintonites.
Toutes les Clintonites sont monocliniques et paraissent voisines, par beaucoup de leurs caractères, des micas, auxquels elles se relient par les Margarites. Mais leur dureté est beaucoup plus grande; car elle varie de 4 à 7; quant à leur densité, elle est généralement supérieure à 3,5. Toutes sont optiquement négatives, avec Biss. sensiblement normale à p et une faible dispersion; p < v. Polvchroïsme assez faible. ntJ = i,658; /;„, = i,6j;; np =1,6 16.
M. Tschermak 1) distingue parmi les Clintonites les sous-genres suivants :
1° CLINTONITES PROPREMENT DITES
Densité comprise entre \ et 3,i ; composition exprimée par le mélange isomorphe du silicate H*CaaM^Si602* avec l'aluminate H2CaMgAl6012; cette série comprend :
Seybertite (Clintonite strie, sens, de quelques auteurs). Les deux composants y sont dans le rapport \ : j. L'analyse donne 19. SiO!; 40. Al203; 0,6. Fe203; 1,9. FeO; 21. MgO ; i3. CaO; 4,8. H20, plus 1,26 de fluor.— P. S. = ;,:"). — D. = 5 à 5,5. En prismes d'apparence hexagonale ou en doubles pyramides. Clivage p facile. A. 0. dans un plan normal à i;1. Brun rougeàtre ou rouge de cuivre. Infusible, attaquable par l'acide chlorhydrique.
Engagée dans des calcaires avec serpentine.
Etym. : Dédiée à MM. Seybert et Clinton.
Brandisite. Les composants sont dans le rapport i : \. Il y a seulement un peu plus de Fe20:{ et de H20, un peu moins de CaO et de MgO que dans la Sevbertite. Prismes à six faces mgl. Clivage p. Couleur vert céladon ou vert poireau. — P. S. = 3,oi à 3, 06. — D. = 4,5 à 5 sur p; 6 à 6,5 sur m. A. 0. dans g1. Infusible; attaquable par l'acide sulfurique. Se trouve aussi dans un calcaire.
Etym. : Dédiée au comte Brandis.
Xanthophyllite. Composants dans le rapport j : 8. Lames hexagonales ayant les formes de la biotite. Jaune verdâtre pâle. Infusible; difficilement attaquable. — P. S. = 3,o4. — D. = 4,5 sur/?; 5,5 sur les parties anguleuses. Clivage/?. A. O. dans g*. Se trouve dans un schiste lalqucux.
20 SÉRIE nu CHLORITOÎDE or de l'oTTRBLITE
Composition exprimée par le mélange du silicate H8FesSi207 avec L'aluminate
11-AIO ; densité comprise entre 3,4 et 3,55. Symétrie triclinique, très voisine
(1 Zeittchrift fur KryêtallographU, III, p. ig6.
CIILORITOIDE, MASONITK. SISMONDINE, OTTRELITE, PHYLLITE 5'i7
de la symétrie monoclinique et même hexagonale (/nf=iai° . Presque isomorphe avec la biotite.
Clivage p parfait; moins facile suivant m et t. Couleur vit! bleuâtre; très polychrolque, même en lames minces. Bissectrice positive, presque normale à. p. Plan A. O. à peu près parallèle au plan bissecteur de l'angle obtus mt. p > v\ dispersion horizontale énergique. aV = 15°. Indice : en moyenne 1,718; biréfringence : 0,0 1 ">.
Tandis que, dans les chlorites, les laines parallèles à la hase ne laissent pas voir de traces de clivages, on en observe souvent plusieurs systèmes entrecroisés dans les lamelles basiques des chloritoïdes.
Les variétés suivantes peuvent être considérées comme spécifiquement identiques (1) :
Chloritoïde ou Chloritspath (a5. SiO2; ', 1 . Ala03; o,5. Fe208; x\. FeO; 3. MgO ; 8. 11*0). — P. S.= 3,5a à 3,56. — D. =6,5.
Lames planes ou contournées, vertes, difficilement fusibles, attaquables par l'acide sulfurique; dans le calcaire ou associé à l'émeri; également dans les schistes cristallins. Polvchroïsme du jaune verdàtre au vert olive.
Masonite, en cristaux verts tabulaires, à peine magnésiens. — P. S. = 3,53. — D. = 6,5.
Sismondine, en masses feuilletées, noires, devenant vertes en lames minces, dans un schiste chlorileux du Piémont. C'est la variété la plus magnésienne (6 à 7 °/0). — P. S. =3,56. — D. =5,5. A peine fusible; attaquable.
Etym. : Dédiée; à Sismonda.
Ottrélite, en prismes tabulaires arrondis, gris noirâtres, verts par transparence, ou en lamelles d'un vert foncé, dans les schistes des Ardennes (43. SiO2; 29. A1203; 3. Fe203; 12. FeO; 6. MnO ; a. MgO; 5. H20, soit H2(Fe, Mn, Mg) (APFe2) Si209). P. S. = 3,3.— D.=6.
Etym : Ottrcz en Belgique.
Phyllite de Thomson et de Hunt, en lames courbes et agrégats sphéroïdaux, dans les schistes anciens.
Dans cette série se range encore la Venasquite des Pyrénées.
A la suite des Clintonites, nous décrirons une espèce, ou plutôt un o-enre, celui des Margarites, que beaucoup d'auteurs ont classées avec les micas dont elles formeraient le type calcaire. Mais, à l'exemple de M. Tschermak, il paraît plus à propos de les attribuer aux clintonites, avec lesquelles elles partaient la propriété de former des lamelles un peu cassantes, et plus dures que celles des micas. On les observe surtout dans les schistes métamorphiques avec
(1) Lacroix, Bull. Soc. miner., IX, p. Aa-
5't8 SILICATES DE METAMORPHISME
corindon. Leur formule est Il-CaAPSi-O'*, et la symétrie est plus nettement monoclinique que dans les micas. On a tantôt p > p, tantôt p < v.
La Margarite proprement dite (P. S. =12,99 à >>>l- — D. = 3,5 à \,5), ainsi nommée de son éclat, qui rappelle celui des perles, est blanche ou grise, inattaquable par l'acide chlorhvdrique et difficilement fusible au chalumeau. La Biss. est négative et s'écarte de 6° à 8° de la normale à p. Indice : 1.75. Biréfringence : 0,009. La proportion de chaux va de 10 à 11 °/0.
L'Emerylite et la Corundellite sont des margaritcs.
Peut-être faut-il énumérer ici une autre substance très difficile à classer, qui se présente en lamelles d'un brun doré, d'apparence hexagonale, nettement allongées suivant une direction, dans les syénites éléolitiques. C'est :
L'AstrophyLLite. — P. S. = 3,3 à J>, î- — D.= ',, ~>.
S. rhombique. R. À. = 1,01 *. 1 *. '1,7 >, TOm=90°34'. Clivage g1 parfait, p difficile. Lamelles jaune foncé, allongées suivant pgl. A. O. dans p. Biss. positive normale à h1; nv presque perpendiculaire kg1. 2 V = 7J0. Biréfringence : o,o55.
L'Àstrophyllite est un silicate titanifère avec alcalis, pour lequel M. Brogger a proposé la formule
(H, Na, K)1 (Fe, Mn)1 (Ti, Zr) Si4 OIG. La potasse et la soude y entrent à peu près pour 8 °/0-