ROLE DES PARTICULES CRISTALLINES
lesquels l'observation a prise, sont réels, tandis que les particules Fondamentales, si vraisemblable qu'en soit l'existence, sont jusqu'à nouvel ordre des conceptions de notre esprit, à peu près au même titre que les polyèdres moléculaires.
L'introduction de la symétrie compliquée ne garde sa raison d'être que quand il s'agit de phénomènes pouvant s'accomplir à l'intérieur de la particule complexe. En ce genre, il n'y a lieu de citer que la polarisation rotatoire. Il sera pleinement temps, lorsque viendra cette question, d'indiquer comment elle peut se rattachera la notion des axes hélicoïdaux.
Avantages de la considération des particules complexes. — Il y a plus : loin de voir un avantage dans une conception purement géométrique, prétendant tout expliquer par la structure, sans établir aucun lien entre celle-ci et la nature des (déments qui s'y conforment, nous estimons qu'il est liés préférable de rechercher de suite, comme l'a fait Bravais, la cause de la structure cristalline dans la forme même des éléments constituant-. Seulement, pour échapper à des objections légitimes, c'est la considération de la particule comple.re qu'il faut, avec M. WaHerant, substituer à celle de la molécule.
De cette façon, la cristallisation pouvant avoir pour effet, d'abord de constituer la particule fondamentale (qui, VU les nombreux stades déjà traversés depuis l'état gazeux, doit être, non la molécule chimique, mais un agrégat de telles molécules et n'est pas nécessairement pourvue de symétrie), le groupement de plusieurs particules fondamentales, superposables ou inverses, engendrerait la particule complexe, édifice dont la symétrie propre déterminerait le choix du système cristallin. Il n'y aurait donc à envisager que cette dernière, seule accessible à l'observation; et comme, en ce qui la concerne, nous avons le droit d'admettre l'identité d'orientation, il serait inutile de faire intervenir, dans l'étude des cristaux, d'autres réseaux cjue ceux de Bravais (i).
Non seulement ce serait inutile; mais en agissant autrement, d'une part on s'écarterait de la réalité observable, pour tomber plus ou moins dans l'arbitraire; d'autre part on enlèverait toute base solide à l'édifice doctrinal, en se refusant systématiquement à mettre en évidence le rapport qui ne peu! manquer d'exister entre la structure d'un cristal et celle de ses éléments constituants.
(i) Pour juger de la simplification didactique qui en peut résulter, il suffira de dire que le seul exposé des propriétés géométriques des assemblages complexes, par M. Schœnflies, forme an volume in— 8° de plus de six cents pages.
DE LAPPARENT, COCRS DE MINERALOGIE.
6G SYMETRIE CRISTALLINE