LA FAMILLE
sance doivent être dominés par l'anioDr que Tenfant
ressent pour son père et sa mère.
Cet amour est d'abord instinctif, involontaire, irraisonné: comment le pauvre petit être qui tremble et pleure dans un berceau ne se sentirait-il pas attiré par un élan de nature vers ces deux visages souriants qui ne se penchent sur lui que pour l'apaiser et le baiser !
Puis, à mesure que l'enfant grandit, il commence à comprendre tous les bienfaits dont ses parents le comblent; son cœur s'ouvre, et il les aime, par gratitude de se voir aimer ainsi.
Enfin, devenu homme, il sent sa tendresse se transformer en une affection profonde et attentive, active et généreuse à son tour : it cherche ce qu'il pourrait bien faire pour soulager, pour aider, pour honorer ses parents, le Bis devenu chef de famille trouve alors souvent l'occasion de rendre h ses parents, par amour, ce que, par amour, ils avaient fait autretbis pour lui : c'est la meilleure récompense des parents, c'est la plus douce joie du fils.
SOMMAIRE
Les enfants doivent à leurs parents une reconnaissance sans bornes pour les innombrables bienfaits qu'ils ont reçus d'eux. L'ingratitude est une injustice, une sorte de vol.
Cette reconnaissance doit, du reste, être dominée et inspirée par l'amour filial, le premier et le pins naturel des sentiments humains.
LES ESFAHIS.
lO" Davolri dM •nfanta entre enx,
— Es-tu fils unique, Jacques?
— Non, monsieur: j'ai un grand frère qui a dijneuf ans et qui s'est engagé cette année dans l'infanterie de marine, et puis une petite sœur qui â six ans et qui ira l'an prochain à l'école.
— Les aimes-tu beaucoup?
— Oh oui! monsieur, bien sûr; sans cela, je serais un monstre.
— Pourquoi cela, moa ami?
— Dame ! on n'a jamais vu de frères et de sœurs se détester entre eux.
— Oh ! si, on en a tu ; mais tu n'en as pas moins raison. Ceux-là n'avaient saris doute guère de cœur, et quand on manque de cœur, on est bien près d'être un monstre. Mais je veux que tu me dises pourquoi les frères et les sœurs doivent s'aimer les uns les autres.
— Je ne sais pas trop comment m'espliquer, mais bien certainement c'est parce qu'ils sont de la même . famille.
— Tu veux dite qu'ils sont sortis du même sang, nés du même père et de la même mère, et qu'ils ne doivent pas plus se haïr que les branches du môme arbre ne peuvent s'entre-décl'iirer, n'est-ce pas ?
Mais cette communaaté d'origiiie n'est pas le seul lien qui les rapproche. 11 y a une autre parenté que celle du corps, c'esila parenté de l'ftme et du otenr : avec le sang, les frères et les sœurs reçoi-
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vent comme une portion du cœur et de l'âme de leurs parenls ; de sorte qu'ils se trouvent tout disposés par la nature à se rapprocher et à s'unir. Souvent leurs visages se ressemblent; plus sol ,^it encore leurs cbractères et leurs esprits.
Et si, comme cela arrive parfois, certaines différences de tempérament amenaient entre eux des oppo" sitions, n'ont-ils pas toujours un sentiment commun où ils peuvent saits cesse se rencontrer et se réconcilier?
— Si ! c'est l'amour qu'ils portent tous à leurs parents. Il me semble que lorsqu'on aime les mêmes choses et les mêmes personnes, on est déjà tout près de s'aimer; n'est-ce pas, monsieur?
— Oui; sans doute ; et ajoute à cette raison-là la crainte de déplaire aux parents, que la moindre division dans la famille afflige : n'est-ce pas assez pour établir, non seulement que les frères et les sœurs ont le devoir de toujours s'aimer entre eux, mais encore qu'il est bien difficile qu'il en soit autrement?
— Nous oublions quelque chose, monsieur.
— Parle.
— Quand bien même ni la parenté, ce qu'on appelle la voix du sang, ni l'amour commun des parents, seraient insuHisants à réunir les en&nts d'une même famille dans une même affection, est-ce que le fait de vivre ensemble à tous les instants du jour ne les forcerait pas, pour ainsi dire, à devenir amis?
— Explique-toi.
— Quand on arrive à l'école, on y trouve beaucoup de petits garçons ou de petites tilles qu'on n'a jamais vus: on fait connaissance, on joue ensemble, on se
prèle des ballons, des cerceaux, des billes ; quetquefoisoD se fâche nn peu, pour se réconcilier dix minutes après; on tâche de se sauver les uns les autres des punitions dont le maitre vous menace ; enfin on devient bientôt camarades, puis amis. Eh bien, s'il en est ainsi à l'école, où l'on ne se voit que pendant quelques heures, il doit en Ctre de même, à plus forte raison, dans la famille, où l'on vit toutle temps ensemble. , Pourquoi ne se lierait-on pas d'amitié avec ses frères, alors qu'on se He avec des étrangers ?
— C'est fort bien, et ton raisonnement est excellent. Mais continue k me répondre : aimes-tu tout à fait de la même façon ton grand frère et ta petite sœur? ■ — Non, bien sûr. Moi qui n'ai que douze ans, j'écoute mon grand frère quand il parle; je fais ce qu'il me commande'; enfin j'ai pour lui un peu de ce sentiment que j'ai pour mon père et ma mère et que vous appelez le respect. Depuis qu'il est soldat surtout, je ne peux pas me lasser de le regarder et de l'admirer. L'an dernier, il m'a emmené une fois à la chasse, il m'a dit de me tenir derrière lui, de ne pas agacer le chien, de ne pas courir après le gibier blessé : je lui ai obéi tout comme à mon père. Et pourtant je suis plus familier avec lui qu'avec mes parents, je lui raconte ce que je fais, mes leçons et môme mes punitions à l'école, mes jeux avec mes camarades. 11 me laisse dire et me donne des conseils.
Je suis un^peu pour ma petite sœur ce qu'il est pour moi. Ma mère me la confie quelquefois ; je la promène en la tenant par ta main, je réponds à ses questions, je lui raconte des histoires pour l'amuser. E^fin, je fais un peu le Papa-pour-rire. ,- ,, -
8S U FAWtLE.
— Et c'est ainsi que les choses doivent toujours so passer : frères et sœurs doivent s'entr'aimer également, et s'entr'aider, selon leur âge et selon leurs forces. Les plus grands prennent naturellement le rôle des parents, et avec ce rôle tous les devoirs qui y sont attachés. Le père et la mère sont-ils absents ou viennent-ils à manquer, c'est à eux de pourvoir aux besoins de la petite famille: nourriture et entretien, instruction, éducation, bons conseils et bons exemples, voilà ce que doivent les aînés à leurs cadets. Ceux-ci, en revanche, leur doivent l'obéissance, le respect, la reconnaissance et l'amour auxquels les parents ont droit.
— Est-ce qu'autrefois les aînés ne devenaient pas les chefs de famille à la mort du père, et n'héritaientils pas de toute la fortune ?
— Si, mon enfant, mais c'était là une criante injustice. Le père aime ses enfants également, et il doit leur laisser à tous une part égale de la fortune qu'il a pu recevoir de ses parents ou acquérir lui-même par son travail.
La Révolution, qui a proclamé l'égalité de tous les hommes dans la société, devait proclamer l'égalité de tous les enfants dans la famille. Les aînés n'ont plus que le droit ou plutdt le devoir de veiller sur leurs cadets, de les protéger contre les dangers qu'ils pourraient courir, les sauver du besoin, d'ôlre enfin, selon la nature sinon selon la loi, leurs tuteurs et leurs défenseurs.
Et, tiens, mon ami, pour résumer tout ce que nous venons de dire, lis cette belle page, écrite par un homme qui a passé, quoique innocent, de longues
années, enfermé seul, en prison, et à qui cette triste solitude a mieux fait comprendre tout le prix des affections de famille dont il était privé : ■ Quelle douceur ineftable n'y a-t-il pas dans cette pensée : Nous sommes les enfants d'un même père et d'une même mère! Avoir trouvé, à peine venus en ce monde, les mêmes personnes à vénérer et à cLérir entre toutes, quelle douceur encore ! cette communauté de sang et la conformité d'un grand nombre d'habitudes entre frères et sœurs produisent naturellement une puissante sympathie.
« Soyez généreux dans vos relations fraternelles. Que' si quelqu'un de vos frères, si quelqu'une de vos ■ sœurs commet une faute, soyez indulgent pour le coupable, non pas seulement comme vous le seriez avec un étranger, mais plus encore. Réjouissez-vous de leurs vertus, imitez-les, et, à votre tour, excitez-les par votre exemple.
n L'intimité du foyer ne doit jamais vous faire oublier d'ôtre poli avec vos frères. Soyez encore plus délicat do manières avec vos sœurs; réjouissez- vous de l'influence qu'elles exercent sur votre âme pour l'adoucir, et puisque la nature les a faites plus faibles et plus sensibles que vous, soyez d'autant plus attentif à les consoler dans leurs afflictions et à ne pas les affliger v&us-môme.
s Ceux qui contractent à l'égard de leurs frères et de leurs sœurs des habitudes de malveillance et de grossièreté, restent grossiers et malveillants avec tout le monde. Enfant, dis-moi ce que tù es dans ta famille et je te dirai ce que tu seras dans la société! » (Imité de Silvio Pellico.)
SOMMAIRE
La communauté de sang et d'origine, l'amour des mâmes parents, l'habitude de vivre ensemble, suffisent à établir entre frères et sœurs une affection réciproque.
Les aînés, auxquels la Loi ne donne plus aucun privilège depuis 1789, doivent aide et protection aux cadets, qui leur doivent en retour le respect et Tobéis* sance.
20* I>«Tolni dM «duits « l'éool*.
Nous avons dit que les parents ne peuvent pas, dans la plupart des cas, donner eux-mêmes h leurs enfants l'instruction dont ceux-ci ont besoin pour devenir des hommes éclairés et utiles. Vous savez qu'ils les envoient alors à l'école pour y recevoir ce supplément d'éducation : mais qu'est-ce que l'école?
Ce n'est pas seulement une grande maison où l'on reçoit les enfants qui s'y présentent; ce n'est pas seulement un établissement d'étude où l'on apprend à lire, écrire et calculer à ceux qui y ont été reçus : ■ c'est mieux que cela, c'est un prolongement de la maison paternelle, une succursale de la famille, où l'enfant trouve un enseignement plus étendu . niais conçu dans le môme esprit et dirigé dans le môme sens que celui qu'on lui donne chez ses parents.
Que fait le père lorsqu'il conduit son fils à l'école? Il le confie à l'instituteur, à qui il délègue tous ses
pouvoirs pour- continuer la tâche qu'il a lui-môme entreprise. L'instituteur devient le remplaçant, le représentant du père, et comme tous les enfants qui lui sont remis ont un droit égal à son attention et à sa bienveillante sollicitude, l'école devient une grande famille, dont les élèves sont fr&res pendant une partie du jour.
Sans doute l'école a encore un autre caractère ; on n'y -apprend pas seulement à être ua bon fils, un homme honnête el instruit, on y apprend aussi à devenir un bon Français, on citoyen loyal et éclairé; l'instituteur ne représente pas seulement la famille, mais aussi la Patrie, à qui l'enfant appartient aussi; il n'est pas seulement le délégué du père, il est aussi le délégué de la Loi, qui a intérêt à ce que toute personne soit élevée selon les principes de la vérité, de la justice et de la liberté. Sans doute la direction de l'école appartient à l'État, qui ne saurait abandonner le soin de l'éducation nationale, ni se désintéresser des leçons qu'on donne à ceux qui seront demain des citoyens, des soldats, des électeurs ; mais cela n'empôche pas que l'école ne soit avant tout et par-dessus tout une seconde famille, formée par le consentement des pères qui y rassemblent leurs enfants. Et cela suffit à fixer les droits et les devoirs de chacun de ceux qui s'y rencontrent.
L'instituteur hérite de tous les devoirs du père de famille et de tous ses droits.
Il doit aux enfants placés sous ses soin», mld«, ppotootion et dévouement. Il doit défendre les faibles contre les forts, les bons contre les mauvais ; i| ne doit se laisser rebuter par aucun défaut, par
sa LA FAMILLE.
aucun obstacle : certains enfants n'ont aucune facilité pour retenir ce qu'on leur apprend ; d'autres sont si étourdis qu'ils n'écoutent jamais ce qu'on leur dit; d'autres entin sont si indisciplinés, qu'on est sans cesse occupé à réprimer le désordre qu'ils introduisent dans la classe. Le maître doit être bienveillant pour tous, en restant juste pourtant, et en rendant à cbacun ce qui lui est dil. Les pères de famille lui confient leurs enfants pour qu'il les instruise; il faut donc qu'il prenne les moyens nécessaires pour arriver k ce but. L'autorité paternelle, qui lui est déléguée, lui donne le droit de punir, et il faut qu'il en use, sagement sans doute, mais sans faiblesse.
Il ne doit pas seulement former l'esprit de ses élèves par la science, il doit former leur caractère et leur cœur par des leçons de justice et de vertu. S'il ne leur enseignait que l'orthographe, le calcul et l'histoire, il ne s'acquitterait pas complètement de sa mission. H faut qu'il leur apprenne encore à respecter et aimer leur patrie comme leur propre famille, à se dévouer au besoin pour elle, à préférer à tout la vérité et l'honnêteté. C'est ce que veulent la famille et l'Ëtat, qui ont remis leurs enfants entre ses mains. L'instituteur est le grand éducateur de la jeunesse nationale. La France sera dans vingt ans ce que les instituteurs d'aujourd'hui l'auront faite. Quelle admirable tâche pour celui qui sait s'y dévouer et y réussir !
Une telle charge, une telle responsabilité, de tels devoirs ne sont pas sans droits. Non seulement l'instituteur doit être écoute et obéi lorsqu'il commande, mais il doit être encore respecté, honoré, et «Imé de tous aes élèves, comme le père même qu'il remplace.
Eh! qui respecteriez-vous, enfants, sinon Phomme de bien qui a ti'availlé pendant de longues années pour acquérir des connaissances qu'il met si largement et si modestement à \otre portée? A qui garderiez -vous votre reconnaissance, sinon au maitre dévoué dont les leçons vous permettront de jouer dans le monde un rôle utile et honorable ?
Un enfant n'apprend point tout seul à lire et à écrire, n'est-ce pas? De quoi est donc capable le pauvic homme qui a grandi sans passer par l'école, et à qui aucun instituteur n'a jamais enseigné à déchififrer ni à tracer tes lettres de l'alphabet? En voyage, il parait ridicule, obligé qu'il est de demander partout son chemin; à l'atelier, il est la risée de tous ses camarades; au régiment, il ne peut ni recevoir ni envoyer de ses nouvelles aux vieux parents qui sont loin.
La personne à qui nous devons le plus, après nos parents, c'est le maitre. A la Convention nationale, on proposa un jour que l'instituteur porUt dans les. cérémonies publiques une médaille avec cette inscription : « Celui qui instruit est un tecond père. » Tout le monde applaudit à cette proposition.
La République d'aujourd'hui a hérité de ce respect pour les éducateurs de l'enfance. Vous savez ce qu'elle a fait pour l'enseignement primaire : Construction d'écoles partoutoù cela était nécessaire; agrandissement et embellissement des anciens bâtiments; augmentation du traitement de l'instituteur; affirmation plusieurs fois répétée de sa dignité et de son indépendance.
Ceux que la nation récompense cl honore ainsi ont bien droit, vous le voyez, mes amis, à votre respect et à votre reconnaissance.
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La meilleure preuve que vous puissiez leur en don- ■ ner est de vous montrer, en classe, dociles, disciplinés et laborieux. Il y a des sots qui mettent leur orgueil à ne pas obéir aux ordres de l'instituteur ; des fanfarons qui affectent de se moquer des punitions, et de persister dans leur paresse ; leur pire châtiment sera un jour leur ignorance. Comprenez bien que les quatre ou cinq années qui vous sont laissées pour suivre les leçons de l'instituteur, ne se rattraperont jamais. Une fois treize ou quatorze ans arrivés, il faudra songer à un apprentissage, ou bien suivre le père aux champs. Si vous n'avez pas profité de votre séjour à l'école, c'en est fini ! Il sera trop tard pour commencer à vous instruire, et, à moins d'une énergie exceptionnelle, vous resterez ignorants.
Puisque l'école, peut être regardée comme une famille, les camarades que vous y trouvez doivent être ti'aités par vous comme vos propres frères.Sans doute, vous ne les aimerez pas tout à fait autant que ceux qui vous sont liés par le sang; mais la communauté de vie et de travail suflira le plus souvent à vous créer parmi eux des affection
Là, comme à la maison, il faut être doux, patient, poli, honnête et juste ; il faut éviter le mensonge, les dénonciations, les jalousies, les querelles, les bavardages inutiles.
Il faut bien travailler à l'étude et, une fois sortis de classe, bien jouer pendant les récréations, surtout à la gymnastique, puur devenir agiles et vigoureux. ■ Si quelque bataille survient, essayez de l'arrêter, et si vous n'y réussissez pas, défendez le plus faible. C'est la veille habitude, la tradition (comme on dit)
de la France, qne vous sei-virez un joui', el donl le drapeau vous couvre déjà, puisque vous faites partie du bataUloB sooUbire.
... Ah! là, du moins, j'espère bien qu'il n'y a pas de paresseux, et que cens mêmes qui ne contentent pas toujours le maître trouvent de l'ardeur quand il s'agit de faire l'exercice. Si quelqu'un y manque, diteslui simplement ceci : « C'est pour pouvoir mieux défendre la France quand vous sa^ grand ; » — et, s'il a du cœur, il viendra !
SOMMAIRE
L'éducation de la famille se complète par l'instruction à l'école. L'école est un prolongement de la maison paternelle, une seconde famille formée par le consentement des parents qui y envoient leurs enfants. Le maître hérite de tous les devoirs et de tous les droits du père.
Les enfants doivent se conduire envers lui et envei'S leurs camarades comme ils se conduisent envei's leur père et leurs frères.
L'instituteur représente aussi la Patrie, pour la^ quelle il prépare de bons citoyens.
EXERCICES
Pourquoi le pire est-il en droil d'exiger de son fila l'obéiasance 7 — Entend-on aujourd'hui l'autorité patemrfle comme autrefoJBÎ — Quelles en étaienl chez les anciens, et quelles en sont aujourd'hui \eu limites? — Pourquoi l'enfant doit-il respecter ses parents! — Eipliquei comment l'ingratitude est une espèce de vol envers le bieorsiteur. — Pour quoi peut-on dire que < celui qui instruit est tui second père d 1 — Comment l'instituteur représente-l-il, paimi les enfants, la Patrie et la Loi, et quels divils nouveaui résultent pour lui de ce vui'actère?