‹ Cours de morale ... cours supérieurChapitre 24 sur 44 · U FAMILLE · texte numérisé non relu

U FAMILLE

tout livre d'éducation. C'est un dialogue entre un petit garçon et son grand-père.

« Bis-moi, Jean, qui t'a fait cette jolie égratignure h laûgure?

— Grand-père, c'est le cliat.

— Oh! un chat à deux pattes? Voyons, confesse-toi.

— C'est que je me suis battu avec Beraier.

— Et pourquoi cela? U t'avait donc pris des billes?

— Non; mais il avait dit du mal de papa. Je l'ai jeté par terre et il a avoué qu'il avait menti.

— Tu es un brave garçon. Est-ce qu'il n'y a que Ion papa que tu défends ainsi?

— Non, maman aussi, grand'mère et toi, el mon grand frère Louis,

— Tu nous aimes donc bien?

— Eh oui ! puisque vous êtes mes parents.

— Alors tu as été content quand j'ai été nommé maire?

— Oui, et j'étais très fier. Ce jour-là, j'ai mieux appris mes leçons et mieux fait mes devoirs.

— Tu as cru que, toi aussi, tu étais nommé maire.

— Un peu.

— Et quand Louis a été nommé sergent?

— J'avais envie de mettre des galons.

— Ainsi te voilà déjà maire et sergent. Tu fais bien ton chemin, tu iras loin. Tu n'es pas toujours si content ; je t'ai vu bien triste quand ta maman a été malade.

— Ah ! elle souffrait, et j'ai cru tout de suite qu'elle allait mourir, comme notre voisine, et que nous resterions tout seuls.

— Tu es un bon fils, tu es un bon frère aussi. Je

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t'ai vu, au lieu de t'amuser avec tes camarades, promener ta petite- sœur et jouer avec elle. Nous ferons de toi quelque chose de bon. Mais il me semble que, si tu nous aimes, tu aimes aussi beaucoup le cerisier, au temps des cerises.

— Ah ! le cerisier est à nous, et quand je suis monté dedans, je suis chez moi.

—r Je vois que tu es plus content de vivre avec nous dans notre maison que dans la maison des voisins avec les voisins, et que tu ne te trouves tout à fait bien qu'avec nous.

— Certainement.

— Eh bien, mon enfant, quand on vit ensemble, quand on s'aime les uns les autres, quand chacun aime les autres plus que soi. quand il est heureux de ce qui leur arrive de. bien, malheureux de ce qui leur arrive de mal, quand il est prêt à les soigner s'ils ont besoin de lui, à les défendre si on les attaque, quand il aime mieux souffrir que de les voir souffrir et qu'on n'est tous ensemble qu'un seul cœur, cela, c'est la famille. »

SOMMAIRE

Le lien extérieur qui unit les représentants d'une mâme famille est le nom. Le respect du nom que portent aussi nos proches est pour nous une aide puissante dans la lâche du bien.

Mais la parenté est surtout formée par l'esprit de famille, qui se résume en deux mots : dévouement et désintéressement.

EXERCICES

Depuis quand l'e»cla™ge a-Wl disparu en Europe?— Subsisle-l-il encore quelque part7 — Pourquoi ne peul-on pas comparer la situation d'un domestique à celle d'un esclave? — Comment vous yprendreivous pour jusljlier Ib loi Gramont qui détend de maltraiter les nuiuiaui domestiques! — Pourquoi rbomme n'a-t-il pas le droit de massacrer à son gré les animaux inoffensifs? — Expliquez ce que vous entendei par le < respect du nom de famille ■. — Cornaient l'esprit de famille esl-il le pabiotisme de la maison?

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