CHAPITRE n — DEVOIRS ENVERS LA PATRIE
36' L'impôt.
— Mais nous parlons toujours de la patrie en général; nous nous contentons de tracer les devoirs communs à tous les hommes: il ne faut pas s'en tenir là. Chaque homme a sa patrie, qui a ses lois ou ses mœurs particulières, et qui l'intéresse par-dessus tout. L'Esquimau aussi a sa patrie qu'il aime, comme le Cafre ou le Peau-Rouge aime la sienne, comme les Anglais ou les Espagnols aîmËnt la leur. Cette patrie-là, la patrie vivante et réelle, n'a qu'un nom pour nous, I» France.
II faut donc considérer maintenant quels devoirs et quels droits spéciaux elle donne à ses fils, car l'humble morale, dont je t'apprends ici les principes, mon cher Jacques, n'a pas pour but seulement de faire de toi un bon enfant et plus tard un honnête homme digne d'estime, — partout où tu pourras aller, en Italie, en Angleterre ou ailleurs. — mais un bon petit Français, et plus tard un brave citoyen, utile aux tiens, c'est-à-dire à tes parents et à tes compatriotes.
La première des obligations que la France impose à l'habitant est t'impAt. Qu'il est nécessaire et qu'il est