‹ Cours de morale et opuscules en vers et en proseChapitre 2 sur 44 · DE L'EDITEUR · texte numérisé non relu

DE L'EDITEUR

rerson empire en se parant desagrémens du style et des charmes du sentiment.

Quoique ce Cours n'ait donc pas reçu toule la suite et le déveioppement que l'on pourroit désirer, et que l'auteur avoit intention de lui donner , quoique peutêtre même il n'ait pas mis la dernière main à cette partie de son travail , nous n'avons pas cru néanmoins devoir en priver les lecteurs; et il nous a semblé que ce seroit tout-à-la-fois obliger le public, et rendre service aux mœurs, que de publier un ouvrage où la raison , sagement coquette , se montre toujours sous la forme des Grâces. Nous avons jugé qu'il pourroit être particulièrement agréable aux dames ; que composé en leur honneur et sous leurs auspices par un écrivain qui les aimoit et qui leur fut cher^ il avoit quelques droits à leurs suffrages ; et que s'il avoit le bonheur d'obtenir d'elles un favorable accueil , il ne manqueroit pas de plaire aux lecteurs d'un sexe différent , toujours disposé à

4 AVIS DE l'Éditeur.

adopter leurs décisions en matière de goût.

Femmes charmantes , femmes sensibles , c'est donc sur vous que nous nous reposons du succès de cet ouvrage , qui non seulement vous dut le jour , mais vous dut aussi cette saine morale et tous les agrémens divers qui le caractérisent. Nous remettons avec confiance dans vos mains ce dernier hommage que vous rendit le meilleur de vos amis ; acceptez-le de sa part comme un legs précieux, puisqu'il renferme la partie la plus intéressante et la plus chère de lui-même.

Puisse~t-il , comme un songe agréable , vous rappeler les traits de cet aimable ami, le faire revivre à vos yeux, vous rendre les charmes de son entretien , et tempérer ainsi les regrets de sa perte !

Dans ces douces leçons un tendre précepteur , Du plus pur sentiment a répandu les charmes. O vous qui l'inspiriez , qui lui devez des larmes , Sexe aimable , pour vous repose ici son cœur !

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