COUPLETS
pour mademoiselle Benezech, fille dit ministre de T Intérieur , à sa sœur aînée , le Jour de la Sainte- Catherine.
Air du Vaudeville de Li Soirée orageuse.
Ijc existe entre nous , ma sœur.
Deux parentés bien différentes :
Les nœuds de l'esprit ou du cœur Nous rendent plus ou moins parenteSi Par l'esprit et par l'agrément Je suis tout au plus ta cousine ; Mais par l'ame et le sentiment , Je suis la sœur de Catherine.
A ce tendre penchant , je croi Qu'un peu de vanité se mêle ; Aussitôt qu'on parle de toi.
Mon trouble naissant la décèle.
Si quelqu'un vante tes appas , Tes talens , ta grâce enfantine , Je rougis , et lui dis tout bas :
« Je suis la sœur de Catherine. »
DIVERSES. l65
Le Bonheur sons ses douces loix Unit notre paisible enfance ; Mais ce dieu léger quelquefois S'enfuit , même avant rinnocence.
Je partage tous tes plaisirs :
Si jamais le sort te chagrine , Viens ; pour partager tes soupirs , Je suis la sœur de Catherine.