‹ Cours de navigation intérieure, fleuves & rivièresChapitre 20 sur 104 · POIDS DU MÈTRE CUBE · texte numérisé non relu

POIDS DU MÈTRE CUBE

Maçonnerie de pierre de taitle . 2,400ks à 2,700KS

id. de cailloux . . 2,300 à 2,400

id. de moellon . . 2,150 à 2,250

id. de briques . 1,750 à 1,800

Quant à la charge qu’on peut admettre par centimètre carré elle est encore bien plus variable.

Voici les indications que donne à ce sujet par le même ouvrage :

Rasalte peut recevoir avec sécurité une charge permanente de . . . 200Kg par centimètre carré.

Granit dur .

id. . .

id.

Granit ordinaire .

id. . .

id.

Marbre dur . .

id.

Marbre blanc veiné . • . .

id. . .

id.

Grès dur .

id. . .

id.

Grès tendre .

id.

Brique très-dure .

id. . .

id.

Brique ordinaire . .

id. . .

id.

Pierre calcaire très-dure (Chateau-Laudon)

id. . .

id.

Pierre calcaire ordinaire .

id.

Lambourde de qualité inférieure . . .

id.

Plâtre .

id.

Béton en mortier de 18 mois .

id. . .

id.

Mortier ordinaire de 18 mois .

id. . .

id.

Ces chiffres suffisent pour bien faire comprendre qu’on s’exposerait à de graves mécomptes si on adoptait toujours une pression effective de 6 kilogrammes par centimètre carré et un poids de 2,000 kilogrammes par mètre cube.

Les recherches deM. l’ingénieur Michelot sur le poids et la résistance des divers matériaux de construction seront utilement consultées à ce sujet; on les trouvera dans les Annales des ponts et chaussées. ( Annales 1863, premier semestre, page 185, 1868, premier semestre, page 313, et octobre 1870, page 297.)

M. Dupuit a également donné une table des densités et des résistances à l’écrasement. ( 1 raité de V équilibre des voûtes, page 1 1 .)

Dans les paragraphes qui précèdent, j’ai considéré les maçonneries comme n’étant pas

susceptibles de résister à l’extension, mais seulement à la compression, et c’est en partant

de cette hypothèse que j’ai pu appliquer les formules w =——■ ou w — 2 (2 - — )

pour exprimer la pression sur l’arête parallèle à la dimension y de la base xy.

J’ai suivi la même marche quand j’ai calculé les murs des grands réservoirs ( Deuxième volume de ce cours, page 69), et c’est en effet ainsi qu’ont opéré tous les constructeurs.

Cependant si on se rapporte aux expériences que j’ai faites sur l’arche d’essai des carrières de Souppes, expériences dont j’ai rendu compte dans les Annales des ponts et chaussées (année 1868, deuxième semestre, page 50), on reconnaît que certaines maçonneries peuvent se comporter comme un solide élastique.

On peut imaginer d’ailleurs un appareil ou un mode particulier d’exécution, procurant un enchevêtrement ou une liaison capable d’assurer aux assises successives la faculté de résister à l’extension .aussi bien qu’à la compression.

Enfin les maçonneries ordinaires peuvent être remplacées par un corps jouissant réellement de toutes les propriétés élastiques.

La recherche de la formule qui donne l’épaisseur d’un bajoyer élastique ne présente aucune difficulté quand les parements sont verticaux ; je ne m’y arrêterai donc pas et je me bornerai au calcul relatif au mur de fuite.

Le calcul d’un mur de fuite, considéré comme jouissant des propriétés d’un solide élastique, se fait de la manière suivante :

Soit comme précédemment :

Cas où le bajoyer peut être considéré comme

un solide élastique.

Calcul d’un mur de fuite, élastique, à parements verticaux.

F et F' les composantes transversales et longitudinales de la poussée d’un vantail contre un bajoyer de hauteur H, d’épaisseur x et de longueur y, h la hauteur de l’eau dans le sas,

P le poids du mur = 2Hxy, en tonnes.

Considérant d’abord la résistance transversale on a : = R4 représente la pression

ïl O

produite sur l’arête de la base par la composante F.

On déduit de cette équation :

2Fh

yx2

La pression produite sur cette même arête par le poids du mur est :

yx

or s = R) + R,

On aura donc l’équation :

■|j|-+2H = b, ou yx! (3 — 2H) = 2Fh.

On aura de même pour la résistance dans le sens longitudinal

On déduit de ces deux équations :

-=-w -douy= x-hx F J F

Substituant dans la première, on a

d’où

et

— (oî — 2H) x3 = 2Fh

(bj — 2H)

La comparaison de ces valeurs avec celles obtenues précédemment pour l’équilibre en supposant u = u, = 0 valeurs qui sont :

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